De la désobéissance des enseignants du primaire

Au printemps de l’année 2008, le ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos fait subir un traitement de choc à l’école primaire, officiellement pour combattre l’échec scolaire, en réalité pour mieux faire passer la pilule des restrictions budgétaires, des suppressions de postes et de la disparition de la formation pédagogique. Ce faisant, il impose à la profession des dispositifs, notamment les nouveaux programmes, l’aide personnalisée, les évaluations nationales et le livret de compétences, qui portent atteinte, non seulement à la liberté pédagogique inscrite dans la loi, mais également à l’éthique et aux convictions de nombreux enseignants du primaire. Il ne s’agissait pas de recommandations, ce qui aurait été souhaitable pour laisser la place au droit d’innovation et à d’autres expérimentations, mais bien d’obligations qui ont profondément heurté la conscience de milliers d’enseignants d’abord soucieux du progrès de tous les élèves.

L’« évaluation des compétences » des enseignants

Apparue dans les textes réglementaires en 2006 (arrêté du 19 décembre), la liste des dix compétences que doit avoir acquis l’enseignant lors de sa formation...

Cahier des Assises de l’Education Nationale

Réformes Lang, Allègre, Ferry … toujours le même diagnostic que « l'école va mal », « qu'il faut que cela change » ; toujours...

France : combat pour les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté

Vaste mobilisation cet automne contre le projet du ministre Darcos de supprimer 3000 postes dans les RASED. Héritiers de l’approche psychopédagogique des difficultés scolaires...

« Temps forts, temps morts, t’en crèves »

Depuis la cuisante défaite du mouvement de 2003 en France le paysage des luttes s'est transformé. Régulièrement, des appels sont lancés, qui à un rassemblement, qui à une action, qui à une journée de grève, dénommés « Temps Forts », malheureusement sans préalable et surtout sans continuité. Ce qui fait dire à de nombreux manifestants : « Temps Forts, Temps Morts, T'en Crèves ». Patrick Toro

L’Enseignement Supérieur à l’épreuve de la politique d’autonomisation des Universités

Nous, enseignants-chercheurs, inquiets des projets gouvernementaux sur l'éducation et la recherche, appelons la communauté universitaire, dans son ensemble, à se mobiliser en signant ce manifeste, pour contrer les effets conjugués de la décentralisation des Universités, de la non augmentation des budgets de l'Etat pour l'Enseignement Supérieur et de la réduction des moyens accordés à la recherche scientifique. La décentralisation déjà bien engagée vise à donner aux Présidents d'Université le pouvoir de fixer librement les services et les obligations de chacun. Il est ainsi à craindre que, en l'absence d'une politique nationale donnant de véritables moyens pour la recherche et l'enseignement, les " choix " des Universités aillent toujours dans le sens d'une rentabilisation d'une université " de masse ", une Université qui ne puisse se donner les moyens d'améliorer les conditions de travail de chacun, et de créer les postes nécessaires d'enseignants et de personnels administratifs.

Face à l’obscurantisme, faisons grandir une société unie et fraternelle

Une fois encore, le visage horrible du terrorisme nous met au défi. Assassiner et décapiter un enseignant, un professeur d’histoire-géographie en charge de l’enseignement moral...

La loi de refondation à la question de l’histoire des réformes scolaires

Comment comprendre la loi française de refondation de l’école ? Quels enseignements peut-on tirer de l’examen d’ un siècle de réformes scolaires, des principaux documents à valeur de programme et de projet qui ont pris la forme de loi depuis le projet des Compagnons de l’après Première guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui ? Quelles politiques scolaires dominantes durant ce siècle ? Comment rendre compte de cette succession de discours avec ses continuité et ses ruptures réelles ou apparentes? Pourquoi assiste-t-on à fin de la démocratisation de l’enseignement avec ses dimensions politiques ?

Première analyse du Projet de Loi Fillon sur l’Ecole

Le projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'école, adopté par le Conseil des Ministres mercredi 12 janvier 2005, est une arme de destruction massive contre l'Ecole, conçue comme institution séparée chargée de transmettre des connaissances disciplinaires définies par des programmes nationaux. On peut dire que le projet de loi Fillon est l'extension à l'ensemble du système scolaire de la logique du LMD à l'université, qui elle-même ne fait que suivre les recommandations des institutions européennes (Déclaration de Bologne, Conseil européen de Lisbonne) à savoir la capitalisation de l'Ecole ou la soumission totale de l'Ecole aux intérêts patronaux. C'est ce que nous allons détailler point par point, citations à l'appui.

Ecole, c’est pas la classe!

Les lieux communs méritent d'être rappelés à l'occasion. Surtout lorsque le risque, habilement exploité par de fins dissimulateurs, de les voir confondus avec de...

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