Régionaliser l’enseignement ? Chiche !
Suite aux prises de position récentes de députés libéraux, puis socialistes, en faveur de la suppression de la FWB et donc notamment en faveur de la Régionalisation de l’enseignement, l’Aped (Appel Pour une Ecole Démocratique) tient à exprimer ce qui suit.
CESS: Entretien avec Martine Herphelin, du Service général du Pilotage du système éducatif
Pour en savoir plus sur le CESS et adopter une perspective historique, nous avons interrogé Martine Herphelin, qui a dirigé le Service général du Pilotage du système éducatif en Communauté française de 1999 à 2014. C’est ce service qui gère la conception et l’organisation des épreuves externes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Martine Herphelin a donc été une actrice et un témoin de premier plan du processus de mise en place des épreuves externes.
Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire
Il y a un peu plus d'un an, sept organisations - dont l'Aped - et quelques académiques associés dans une « plate-forme de lutte contre l'échec scolaire » adoptaient un Mémorandum. Ce texte part de la catastrophe que représente l'échec scolaire en Communauté Française et reprend les revendications communes afin de s'attaquer de front à ce fléau.
L'objectif de la plate-forme est de lancer un vaste débat de fond sur le rôle de l'Ecole et sur la manière de lui permettre de le remplir. A cette fin, les organisations concernées ambitionnent évidemment d'élargir au maximum la plate-forme afin d'être plus nombreux et donc plus forts pour porter le combat. C'est donc avec grand plaisir que nous avons constaté que différentes organisations nous rejoignaient à la fin de l'année scolaire. Il s'agit de l'association « Lire et Ecrire » ainsi que des principaux syndicats d'enseignants : la CSC enseignement, la CGSP enseignement et le SEL.
Le 8 juin dernier, lors d'une conférence de presse, les nouveaux venus ont expliqué les raisons de leur présence dans la plate-forme. Pour Michel Vrancken (CGSP enseignement), il est temps que les syndicats s'occupent d'autre chose que des salaires des enseignants et de leurs conditions de travail au sens strict. C'est bien sûr un de leurs rôles fondamentaux, mais il est important que les enseignants s'expriment aussi sur l'Ecole qu'ils veulent, sur ce que doit être l'Ecole dans notre société. Prosper Boulangé (CSC enseignement) rajoute que, la situation étant ce qu'elle est, un vaste travail de fond est nécessaire en Communauté Française pour se rapprocher d'un enseignement plus démocratique. Une véritable politique de gauche s'impose précise-t-il. Catherine Sterck (Lire et Ecrire) rappelle que son association s'adresse aux adultes qui désirent combler les lacunes de leur scolarité par un travail d'alphabétisation. Leur seul nombre suffit à démontrer les failles du système scolaire et justifie ainsi la présence de cette organisation dans la plate-forme. Enfin, Vincent Carette (ULB) estime que nous vivons dans une culture de l'échec. « Même dans le Contrat pour l'Ecole, on trouve normal qu'un certain nombre d'enfants soient exclus. En tant que citoyen, j'estime cela inacceptable et en tant que chercheur, je sais qu'il est possible de pratiquer autrement » précise-t-il.
L'année prochaine, la plate-forme se donne pour ambition, sinon d'encore s'élargir, en tout cas d'élargir le débat. Afin de préparer les conditions d'un large mouvement social nécessaire à toute avancée vers un enseignement plus juste. Elle se donne pour objectif de créer à cet égard les outils adéquats.
Formation des enseignants : la position de l’Aped
Il y a du changement en vue dans la formation initiale des enseignants, passant de trois à quatre ans. En 2011, une vaste opération...
Communiqué de presse de l’Aped sur le Pacte d’excellence
L'Aped a analysé le document de synthèse du Pacte pour un enseignement d’excellence et des douze balises formulées par la ministre Milquet. L'analyse complète est ici. Et ci-dessous vous pouvez lire le communiqué de presse diffusé par notre association.
Le niveau baisse ? – Les grandes leçons de notre enquête
Ca y est ! Les résultats de notre grande enquête sur le "niveau" de l'enseignement et son évolution sont disponibles ! Pas moins de...
Avis de (très) mauvais temps !
La grève et la manifestation du 5 mai avaient très largement dépassé les espérances des directions syndicales. Trêve de fin d’année et vacances bien méritées derrière nous, le constat reste le même : ça va mal, très mal, et la situation va encore s’aggraver. Faut-il nous y résigner ? Que non ! L’heure est (re)venue de nous mobiliser. Car nous pouvons changer le cours des choses.
Le mouvement de 1996
Ce 19 novembre 2005, outre les dix ans de l'Appel Pour une Ecole Démocratique, nous célébrerons le dernier grand mouvement social dans l'enseignement francophone belge. Cette grève, longue et mouvementée, menée par les enseignants et les étudiants contre les mesures d'austérité de Laurette Onkelinx (PS) et de Jean-Pierre Grafé (PSC), est sans doute méconnue de bon nombre de nos amis flamands et des plus jeunes d'entre les francophones. Le rappel qui suit comblera ces lacunes (1).
Non au hold-up social !
Le jeudi 5 mai pourrait faire date dans l’histoire de l’enseignement en Communauté française de Belgique. Et dans l’histoire sociale tout court. Depuis 15 ans, on n’avait plus connu telle mobilisation. La grève, en Wallonie comme à Bruxelles, et la manifestation de Liège ont dépassé les espérances du front commun syndical. Au point de surprendre les médias… Quelles leçons peut-on en tirer ? Et quelles perspectives peut-on tracer pour la suite des événements ?
Principes généraux en vue d’un décret
Voici ci-dessous les principes généraux en vue d'un décret régulant les modalités d'inscription des élèves dans les écoles maternelles et primaires ainsi que pour...









