Nouvelles grilles horaires : déception prévisible

Le Pacte d’Excellence poursuit ses travaux. Le 20 janvier, une journée du consensus a été organisée autour de propositions de grilles horaires qui devraient...

Sauver l’histoire : une exigence éducative, critique et démocratique

Réformer un système éducatif est assurément une entreprise difficile ; elle l'est d'autant plus lorsque les communautés éducatives elles-mêmes ne sont que très mal...

Pacte : un tronc commun ambitieux ?

Autant l’écrire d’emblée. S’il y a bien un domaine dans lequel le GC s’avance dans une direction susceptible de nous réjouir, c’est bien au...

Réconcilier théorie et pratique en éducation

Dans ce dossier, nous abordons trois questions étroitement liées, en rapport avec la relation entre théorie et pratique dans l'enseignement. Primo, la division hiérarchique entre théorie et pratique à l'école peut-elle se justifier par l'existences d'intelligences inégales ou différentes ? Secundo, comment comprendre la relation dialectique entre théorie et pratique dans la genèse du savoir ? Tertio, comment reproduire cette unité théorie-pratique dans nos rapports pédagogiques et didactiques en classe ?

Une formation socialement utile ?

Une des chansons qui figuraient sur le premier album du compositeur-interprète Tom Paxton, Ramblin’ Boy, était What did you learn in school today, dear little boy of mine? C’était en 1964. La version de Pete Seeger a fait connaître ce tube dans le monde entier, qui traversa l’océan durant la fameuse année de protestation de 1968. En France c’est Graeme Allwright qui dénonça l’enseignement, tandis qu’en Flandre les Elegasten hurlaient leur mécontentement sur l’enseignement des Golden Sixties. 40 ou 45 ans après mai 68, l’on peut constater que, pour de nombreux élèves et étudiants, la connaissance sociétale pertinente est plutôt maigre.

Echecs en math : et si on examinait les programmes d’étude ?

Le journal Le Soir de ce 21 janvier nous apprend que seuls 56% des élèves de 2e secondaire ont réussi le test de maths aux épreuves externes du Certificat d'Etude du Premier Degré (CE1D). Nous apprend ? Y a-t-il un professeur de maths ou de sciences dans l'enseignement secondaire qui aurait douté de ce résultat ? Cela fait des années qu'on l'observe et cela fait des années que la situation empire d'année en année. Les notions de base ne sont pas assimilées. Les élèves ont vaguement entendu parler d'angles, de pourcentages, de graphiques ou d'équations, ils connaissent les noms de Pythagore et de Thalès, mais rien n'est réellement acquis, rien n'est maîtrisé. Six années de primaire et deux années de secondaire inférieur semblent n'avoir laissé que des traces superficielles dans le cerveau des jeunes. La faute aux instituteurs ? La faute aux régents du premier degré ? Ou plutôt, la faute à une atmosphère générale qui ne valorise guère la rigueur et le travail systématique ? En tout cas, la faute à des programmes qui manquent cruellement de précision, de cohérence et de lisibilité.

De la culture générale

Normand Baillargeon, Liliane est au lycée. Est-il indispensable d’être cultivé ?, Flammarion, 2011, 117 pages. L’importante question de la culture générale à l’école est abordée...

Eduquer à la dignité de penser

Dans un présent social aux prises avec des problèmes majeurs de dette, de chômage, d’inégalités et dans un environnement où l’avenir de la planète elle-même dépend d’un agir humain, la question de l’école et de la formation prennent une dimension plus urgente encore, devenant plus explicitement enjeu politique et social d’avenir. Odette Bassis

Pourquoi un cours de philosophie ?

On l’a souvent remarqué ces dernières années, la question de l’introduction d’un cours de philosophie dans l’enseignement secondaire belge s’apparente à un monstre du Loch Ness qui, depuis bientôt trente ans, ne cesse de ressurgir dans les agendas de certains parlementaires sans que jamais l’identification des conditions de possibilité de sa survie communautaire soit possible.

La surenchère sécuritaire gagne l’école

C’est une évidence : la fièvre sécuritaire dont souffre la société dans son ensemble est aussi en train de gagner l’école. Si nous condamnons cette surenchère, cela ne signifie en aucun cas que nous nions les faits de violence, bien réels, et les conséquences qui en découlent. Il faut intervenir, bien sûr. L’apprentissage suppose que l’école soit à l’abri de la violence, nous pensons qu’il suppose une discipline, une autorité, même si notre voix ne se joindra jamais au choeur des paranoïaques qui ne lisent leur époque qu’à travers ce prisme. Mais pourquoi donc les gouvernants privilégient-ils de plus en plus la voie de la répression, plutôt que celle du progrès social et de l’éducation ? Pourquoi ce choix, qui enferme les élèves et les personnels de l’enseignement dans un cercle vicieux toujours plus explosif ?

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