De l’argent pour des bonnes notes
Dans son nouvel essai Ce que l’argent ne peut acheter (éd. du Seuil, 2014), le philosophe Michael J. Sandel (né en 1953) consacre un...
La RTBF, service public ? Le cas de l’éducation
Rétroactes : l’année 2012 était l’année d’élaboration d’un nouveau contrat de gestion de la RTBF. Soit un texte stipulant les obligations du service public de l’audiovisuel pour la période 2013-2017. Tout au long de l’année, des citoyens, des associations, les mondes culturel et politique ont multiplié les propositions, recommandations et revendications pour que le service public soit davantage fidèle à ses missions … de service public.
Ségrégation scolaire : la faute au marché plus qu’au quartier
Les opposants aux politiques de régulation des inscriptions scolaire avancent généralement un argument massue : si l’on privilégie une école de proximité, alors les enfants de milieux populaires seront encore davantage confinés dans des écoles ghettos. Cet argument vole en éclats à la lecteur de l’étude intitulée « La ségrégation scolaire, reflet déformé de la ségrégation urbaine », que Bernard Delvaux et Zliz Serhadlioglu publient dans le numéro d’octobre des Cahiers du Girsef. Leur travail constitue d’ores et déjà une contribution scientifique essentielle à la lutte contre les effets néfastes des marchés scolaires.
Réconcilier théorie et pratique en éducation
Dans ce dossier, nous abordons trois questions étroitement liées, en rapport avec la relation entre théorie et pratique dans l'enseignement. Primo, la division hiérarchique entre théorie et pratique à l'école peut-elle se justifier par l'existences d'intelligences inégales ou différentes ? Secundo, comment comprendre la relation dialectique entre théorie et pratique dans la genèse du savoir ? Tertio, comment reproduire cette unité théorie-pratique dans nos rapports pédagogiques et didactiques en classe ?
Leur réalisme et le nôtre
"Gestion de bon père de famille", "économies" : pour sûr, ils ne vont pas cesser de nous parler de réalisme ! Une mise au point s'impose.
Trop cher notre enseignement ?
(Cet article a été publié en Carte Blanche dans Le Soir du 17 juillet 2014)
Le professeur Robert Deschamps dresse un constat[[Cahiers de Recherches du CERPE n°74]] inquiétant : l’enseignement francophone belge serait l’un des plus coûteux au monde, pour une efficacité déplorable (Le Soir du 9 juillet). Si je peux le rejoindre sur la deuxième partie de cette affirmation — même si nous n’aurons sans doute pas la même lecture des dysfonctionnements à corriger et encore moins des remèdes à apporter — je me dois en revanche de réagir et de m’inscrire en faux contre l’affirmation selon laquelle notre enseignement serait trop dépensier.
Si j’étais directeur du Segec…
La "carte blanche" publiée dans Le Soir du 20 juin par M. Etienne Michel, Directeur général du Secrétariat général de l’enseignement catholique a retenu toute mon attention [[on peut la lire gratuitement sur le site enseignons.be : http://www.enseignons.be/actualites/2014/06/21/enseignement-message-au-futur-formateur/]]. J'ai choisi d'y répondre sous la forme de la caricature, au sens premier du mot : en renforçant ses traits les plus caractéristiques.
Voici donc ce que j’écrirais si j’étais directeur du Segec.
Gratuité de l’école : ne plus attendre !
Plus de 50 associations (dont l'Aped), institutions et personnes se joignent au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP) pour demander que la gratuité soit mise immédiatement à l’agenda politique. Appel aux signatures est lancé.
Epreuve externe certificative en français : citoyenneté critique, es-tu là ?
Choix de sujets discutables, textes orientés, références à un contexte culturel - français - que ne connaissent pas les élèves belges : l'épreuve de français de fin de secondaire qualifiant soulève bien des questions.
Bruxelles : les plus pauvres payeront le manque de places dans les écoles
Les écoles bruxelloises fondamentales sont saturées. Le problème, particulièrement aigu en maternelle, se reportera bientôt en primaire puis en secondaire. Tout porte à croire qu’il va s’aggraver : les mesures adoptées ou envisagées jusqu’à présent sont insuffisantes. Ainsi, si on en croit le BSI[[L’enseignement à Bruxelles, une gestion de crise complexe, BSI, 29/8/13]], 42000 places sont à créer d’ici 2020[[9500 dans le maternel, 20 000 dans le primaire et 12 500 dans le secondaire]]. Le gouvernement de la Communauté Française crie victoire parce que de nombreuses écoles ont répondu au « plan d’urgence ». Celui-ci va sans doute permettre de rendre la rentrée 2014 relativement sereine en créant 3200 places. Autrement dit, on a évité la catastrophe pendant la campagne électorale. Mais après ?















