Jasmin et Dignité
L’écrivain français Gabriel Charmes, en visite au pays du Cham en 1882, décrivant un nouvel esprit qui s’installait écrivait: «…l’inspiration à l’indépendance domine les esprits. J’ai pu observer, pendant ma présence à Beyrouth, les jeunes musulmans s’occuper à construire des hôpitaux et des écoles et à travailler pour le développement de la nation. Le plus important est que le communautarisme et le racisme étaient bannis. On pouvait trouver des Arabes chrétiens travailler dans les associations musulmanes… ».
Comment tarir les sources de la violence scolaire ?
Depuis quelques années, la violence scolaire fait régulièrement la une de l'actualité. Aux Etats-Unis, toujours à l'avant garde, des classes ont été mitraillées à plusieurs reprises par des jeunes qui avaient «disjoncté». Mais l'Europe est loin d'être à l'abri. En France par exemple, le phénomène a pris une telle ampleur que le Président Chirac s'est senti obligé de l'évoquer lors de son discours devant les parents de l'enseignement public en congrès à St Etienne le 25 mai dernier (1). La Belgique non plus n'est pas épargnée. De nombreux incidents graves ont éclaté ces dernières années: profs agressés ou menacés avec une arme, sans compter la mort du jeune Celal abattu en plein cours par un de ses condisciples.
Enquête à Madrid
Le sociologue espagnol José Ignacio Pichardo Galan, professeur à l'Université de Madrid, a réalisé voilà deux ans une vaste étude sur l'homophobie à l'école. Invité à Liège en 2008 par l'association Alliàge (www.alliage.be), il nous a communiqué les résultats de son enquête menée dans 14 écoles de Madrid, de villes proches et de Gran Canaria. 4500 élèves (de 11 à19 ans) y ont participé en répondant anonymement au long questionnaire qui leur était proposé. A noter que les lycées privés, écoles essentiellement catholiques, avaient refusé de participer à l'enquête.
Voici, en bref, quelques-unes de ses constatations et conclusions.
Après journée, des activités culturelles gratuites pour tous les enfants
Je suis responsable d’une école qui se situe dans un quartier pauvre des faubourgs de la ville de Liège. Quand je raconte à mon...
Éducation au développement durable : du tsunami pédagogique à la fusion dans le capitalisme...
Les dirigeants de l’économie capitaliste de marché globalisé sont prêts à tout pour (tenter de) passer le cap difficile des limites écologiques planétaires désormais de plus en plus flagrantes aux yeux d’une frange grandissante de la population. Prêts à tout, notamment en montrant leur bonne volonté aux citoyens via des partenariats a priori sympathiques, mais, à y regarder de plus près, fondamentalement douteux. Nous apprenons ainsi que le nouveau fonds « Goodplanet.be » est le fruit commun de l’asbl Green, de la Fondation Roi Baudouin et de Goodplanet.org. Comme toujours dans les projets de « développement durable », les intentions sont irréprochables, « sensibiliser et éduquer le public belge à la protection de l’environnement et valoriser les actions de terrain », est-il précisé sur la page d’accueil.
6. Une école ouverte
- Concrètement, qu'est-ce que cela signifie pour l'école de s'ouvrir vers d'autres lieux ?
- Les écoles ouvertes le soir et le week-end ? N'êtes-vous pas en...
Au commencement, il y a l’injure… « Sale pédé », « sale gouine »
Bien qu'au point de vue juridique l'égalité des droits entre les hétéros et les LGBT (2) ait beaucoup progressé ces dernières années en Belgique, l'hétérosexisme et l'homophobie sont encore trop répandus, particulièrement à l'école (3). En effet, et toutes les études le montrent, l'école est le premier lieu d'insécurité des jeunes LGBT, qui peuvent y être victimes d'homophobie, surtout de la part des pairs mais aussi de l'institution elle-même ou de ses représentants (encadrement, administration...), qu’elle se présente sous la forme d’intimidation, de harcèlement, de rejet, d’agressions verbales, de violences physiques (corporelles ou envers les effets personnels : vols, détériorations).
Malaise dans l’éducation (musicale)
« Quel mauvais souvenir j’ai de mes cours de musique ! Le prof nous apprenait à jouer de la flûte, ça sonnait faux, c’était vraiment cacophonique ! » Que de fois aurai-je entendu de tels propos… Il semblerait que l’enseignement de la musique à l’école ait laissé ce genre de souvenirs pas nostalgiques à une majorité d’entre nous. C’est pour cela que j’avais banni la flûte à bec de mes cours après quelques mois d’essais infructueux, dès 1989, pour essayer autre chose de plus captivant : partir à la découverte de sa voix (et de sa voie, par la même occasion). Vingt ans plus tard, le constat est désabusé.
Des ateliers de soutien à la lecture au goût d’École ouverte
En 2016, Marie Wibrin a initié dans l’école de ses enfants un projet de soutien à la lecture à destination des élèves de 1ère...
Les étudiants, la sécurité, l’hygiène et l’embellissement de leur école
Rien ne vaut de se pencher sur une réalité concrète pour mesurer, à la fois, l'intérêt que pourrait avoir la participation démocratique des jeunes à la vie de leur école, l'impasse où elle se trouve tant que celle-ci est maintenue dans la misère, et l'ampleur des besoins.






