Le paradigme européen de la connaissance

La construction institutionnelle d’un « espace européen de l’éducation, de la recherche et de l’innovation » s’est réalisée en s’appuyant sur un discours très particulier donnant à la connaissance une finalité strictement économique[[Cet article constitue le chapitre 2 de l'ouvrage «La grande mutation. Néolibéralisme et éducation en Europe, par Christian Laval, Isabelle Bruno et Pierre Clémant, Editions Syllepse, collection 'Comprendre et agir', Paris, 2010. Avec l'aimable autorisation des auteurs]]. Ce discours a sa cohérence, il détermine un ensemble de réformes institutionnelles, il coagule des intérêts multiples, il impressionne et paralyse d’éventuels opposants. En un mot, le discours européen sur la connaissance s’est progressivement établi comme une rationalité dominante[[Nous en avons déjà analysé les grandes lignes dans plusieurs ouvrages précédents: Christian Laval et Louis Weber (coord.), op. cit., 2002 et Christian Laval, L’école n’est pas une entreprise, Le néolibéralisme à l’assaut de l’enseignement public, Paris, La Découverte, 2004. Plus récemment, cf. Isabelle Bruno, À vos marques, prêts... cherchez! La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Bellecombe-enBauges, Le Croquant, 2008.]]. Quels en sont les traits majeurs, les origines diverses, les articulations principales ?

Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans…

Le plus vieux métier du monde n’est pas celui que vous pensez. L’étude des outils paléolithiques montre que depuis plus de 2,5 millions d’années les hominidés transmettent leurs savoirs d’une génération à l’autre. L’éducation est plus ancienne que l’écriture, plus ancienne que la propriété, plus ancienne que la maîtrise du feu, plus ancienne même que le langage articulé. Il semble que l’on recense déjà chez les grands singes vivant en liberté une quarantaine d’actes culturels courants, c’est-à-dire acquis par une «éducation» et non pas programmés dès la naissance.

Cher Frank Andriat, ton brûlot ne crame pas les bonnes sorcières

Cher Frank, puisque nous n'avons décidément pas pu débattre du fond des choses durant les huit minutes qui nous furent imparties ce dimanche sur RTL, je me résous à mettre sur papier tout le bien que je pense de ton livre. Mais surtout tout le mal car, ainsi que tu nous le rappelles judicieusement dans cet ouvrage, à l’ami comme à l’élève il faut oser dire la vérité, à commencer par ce qui ne va pas. C’est donc à l’ami que j’adresse fermement ces lignes.

Fapeo : nos enfants sont-ils des déchets ?

La Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel (Fapeo) en appelle à une grande réforme de l'Ecole en Communauté française de Belgique. En...

Aped Liège : une soirée sur l’approche par compétences

Le groupe régional de l'Aped poursuivait ce mercredi 28 novembre 2012 le cycle d' (in)formations publiques entamé en mai dernier (le concept : les membres de l'équipe se forment aux thèses de l'Aped... en ouvrant la porte au public sympathisant). Cette fois-ci, c'était le thème de l'approche par compétences qui faisait l'objet de notre attention, avec une intervention de Nico Hirtt. La salle de 80 places était comble. Le public varié : de l'étudiante normalienne à l'inspecteur, en passant par les instit' maternelles, les enseignants du supérieur pédagogique, un ancien échevin de l'instruction publique liégeoise, des enseignants de terrain, parfois venus à plusieurs d'une même école... On se réjouit d'avance des répercussions que pourra avoir cette réflexion critique sur autant de terrains.

Conférence publique de Nico Hirtt à Montreal

Le 27 mars, Nico Hirtt était l'invité de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec à Montreal. Il y a tenu une conférence sur le thème : "l'école sous la coupe des marchés". Vous pouvez la visionner ici.

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