La pédagogie du renoncement
Il règne dans le monde scolaire un malaise profond qui ne perce à peu près jamais dans les médias. Je ne prétends pas l’analyser de manière scientifique, n’étant pas un spécialiste. Mais à force de recueillir des témoignages concordants, il me semble possible d’en dresser quelques contours.
« Les parents aiment l’enseignement interculturel »
Dirk Van den Bossche est instituteur en 1ère année à l'école St Joris située dans un quartier populaire bruxellois et qui pratique « l' enseignement à méthode ». Il est animateur de l'asbl De Wereldschool qui réalise des projets d'échange avec une école du Sénégal.
Opération antidrogue à Pédagogie Nomade : une perquisition comme les autres ?
L’école secondaire expérimentale Pédagogie Nomade (PN)[[Site internet : www.pedagogienomade.be]] a été le théâtre d’une opération policière en novembre 2009. Une quinzaine de policiers et deux chiens ont perquisitionné l’établissement de Limerlé et plusieurs kots alentour, à la recherche de stupéfiants. Ils étaient accompagnés d’un substitut du procureur du roi et de la préfète de l’Athénée de Vielsalm, auquel PN est administrativement rattachée. Ce qui frappe, c’est la disproportion entre le dispositif déployé par les forces de l’ordre et la taille de l’école (une soixantaine d’élèves). Pour un résultat insignifiant car il est à parier que dans n’importe quelle école secondaire du royaume on trouverait aussi 3 grammes de cannabis et un joint… A noter enfin : l’arrestation – et la condamnation à huit jours avec sursis – de l’enseignant Benoît Toussaint pour avoir “montré le mauvais exemple devant ses élèves, auxquels il devrait précisément inculquer la notion de respect”[[Dans les faits, pour « avoir renversé une tasse de café et dit à un policier d’aller se faire foutre ».]] Nous avons rencontré un de ses collègues de PN, Nicolas Pieret.
Les enseignants en faveur de l’éclectisme pédagogique
Au volet « pédagogie » de notre enquête "niveau", nous avons voulu savoir, d’une part, comment les enseignants se positionnaient par rapport aux «...
Les classes uniques ont toujours été révolutionnaires !
Le multi-âge était le thème de l’après-midi syndicale organisée par le SNUipp de Guéret (Creuse). Vaste et complexe thème. Dans la matinée, Nico Hirtt...
Le niveau baisse… « Pas assez d’exigence », « trop de compétences »
Les avis des répondants à propos des référentiels et programmes pourraient, à première vue, sembler un peu paradoxaux. D’un côté, ils sont deux fois...
Les vautours du coronavirus 4, édition spéciale « bac à sable »
La « continuité pédagogique » à distance constituerait « un bac à sable grandeur nature ». Nous vivrions « un moment de bascule fabuleux ». L’obscénité de ces propos, dans un...
Crise politique et éducation
Dans le contexte actuel d’inquiétude, où les Flamands et les Wallons sont dressés les uns contre les autres, je cherche des rapprochements et des contacts au sein de l’enseignement. Qui d’entre nous a intérêt à une division (du pays) ? Personne. Après une réunion à Gand, sur la crise politique belge, j’ai trouvé utile d’expliquer une initiative dans le cadre de mon travail. Je la vois comme l’une des possibilités pour réorienter l’opinion publique vers la compréhension et la solidarité entre communautés.
Compétences et savoirs : le cheval et la charrette
Le savoir pour qui ? se demande Hugho de Jonghe dans sa contribution sur le savoir et les compétences dans l’enseignement (De Standaard 5/12). Il plaide pour une sélection des savoirs en fonction des besoins de chaque élève dans son processus d’apprentissage, et pour axer le plus possible ces savoirs sur la pratique. Un savoir au service de l’entraînement aux compétences, donc. L’élève doit apprendre à bien lire, écrire, parler et écouter. Pas de matériaux inutiles, pas de connaissances superflues. Le néerlandais comme branche-service. Apprentissage de compétences.
Le savoir sur-mesure pour chaque élève: un bien beau principe, mais qu’entend-on exactement par là ? De quel savoir un élève a-t-il besoin ? Assez pour pouvoir exercer son métier ? Pour répondre aux exigences du marché du travail ? Pour pouvoir aller à l’université ?
Sur la piste des causes de la violence
Tout d'abord, précisons que nous manquons, en Belgique, d'études sérieuses sur le phénomène. D'autre part, la 'violence scolaire' est une notion relative. Ensuite, il faut mentionner que les grandes violences physiques sont rarissimes. La violence s'en tient à un ensemble d'incivilités: propos blessants, bousculades, racisme.[[Bernard Charlot et Jean-claude Emin, op. cit., p. 5.]]













