Eloge statistique des petites classes

Les lecteurs de l’Ecole démocratique connaissent bien l’étude américaine STAR, sur l’impact pédagogique du nombre d’élèves par classe dans les premières années de scolarité. Trois chercheurs suédois, Peter Fredriksson, Björn Öckert et Hessel Oosterbeek viennent à leur tour de publier une étude particulièrement intéressante concernant l’effet de la taille des classes dans les trois dernières années de l’enseignement primaire (4e, 5e et 6e année d’enseignement obligatoire en Suède). Cette étude démontre que cet effet est important et durable puisqu’ils ont même pu en mesurer les conséquences sur les salaires des ex-élèves, à l’âge de 27-42 ans.

Finlande, Suède : le déclin des modèles ?

Depuis plus de dix ans, le modèle éducatif «scandinave» est vanté de par le monde en raison de sa capacité à concilier un haut niveau de performance moyen dans les test internationaux, avec une faible disparité sociale des résultats : «efficacité et équité» comme on dit aujourd’hui dans le jargon des sciences de l’éducation. Mais à étudier l'évolution sur dix ans, la Suède et la Finlande filent désormais un bien mauvais coton : le développement rapide des marchés scolaires commence en effet à y nuire gravement à l'équité, sans pour autant booster la qualité.

Belgique – Finlande : le coût exorbitant du libéralisme scolaire

Le présent article se propose de comparer quelques caractéristiques du système d'enseignement belge avec celui de la Finlande, en nous concentrant sur les pratiques de régulation plus ou moins libérales dans ces deux systèmes éducatifs : affectation des élèves aux écoles, importance de l'enseignement privé, modes d'évaluation, etc.

Suède, Finlande : quand les modèles éducatifs s’embourbent dans le marché scolaire

Petit à petit, depuis vingt ans, l'enseignement suédois a perdu son statut de système éducatif égalitaire : la ségrégation sociale et les inégalités de...

Problématique de la scolarisation des filles dans l’enseignement secondaire

L'éducation des filles est l'un des problèmes qui préoccupent actuellement l'humanité toute entière; son importance a été prouvée à maintes reprises. A cet effet, la conférence mondiale sur l'Éducation Pour Tous (EPT), tenue du 5 au 9 mars 1990 à Jomtien (Thaïlande), a reconnu comme priorité des priorités, l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation des filles ainsi que l'élimination des préjugés défavorables à leur égard.

L’école primaire congolaise et la lutte contre l’analphabétisme

L'une des motivations de la proclamation, par les Nations Unies, de l'année internationale de l'alphabétisation (1990), était de pouvoir donner aux gouvernements membres de...

Redynamisation et revitalisation de la pédagogie universitaire au Congo

« L'enseignement supérieur et universitaire (E.S.U.) au Zaïre n'est pas en crise. Il est en voie de disparition. La formation dispensée, dans ses instituts et dans ses facultés, est tombée en-dessous du seuil qui permet de prétendre à une qualification professionnelle de niveau supérieur. Il y a déjà quelques années que l'E.S.U. ne produit plus de nouveaux savants, de nouveaux professeurs ou de nouveaux chercheurs ; bientôt, il ne produira plus de nouveaux universitaires. » (Verhaegen, 1986, p. 54) S'il a opéré des miracles au cours de la décennie 60, contrairement à Jésus Christ, l'E.S.U. tarde, en République Démocratique du Congo (R.D.C.), à vivre sa Pâques depuis le constat de son décès effectué par Verhaegen, il y a plus de 20 ans. Au contraire, sa décomposition s'amplifie, d'année en année, au point de ronger même ses dimensions les plus essentielles que sont la pédagogie, la bibliothèque, la formation...

Pour une alphabétisation conscientisante au Congo (RDC)

Depuis que, venu de l’Est, le vent de la perestroïka a contraint le feu Président Mobutu à décréter, en 1990, le processus de démocratisation en République Démocratique du Congo (R.D.C.), des voix ne cessent de s’élever, notamment de la part des partis politiques, des associations de la société civile et de certains responsables politiques, pour revendiquer l’organisation des programmes d’alphabétisation en faveur des adultes. La conférence Nationale Souveraine, organisée en 1992, avait, elle-même, en son temps, recommandé, à travers le rapport de la commission de l’éducation, la création des structures de lutte contre l’analphabétisme primaire et de retour à travers tout le pays. De même, l’article 44 de la nouvelle constitution de la R.D.C. promulguée le 9 mars 2006 stipule que « l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le Gouvernement doit élaborer un programme spécifique ».

Echec du système éducatif marocain

Les institutions internationales ne cessent de multiplier leurs rapports sur le Maroc. Après le rapport de la Banque mondiale (BM) sur la pauvreté intitulé : « se soustraire à la pauvreté au Maroc », suivent le rapport de la BM sur la croissance, le rapport de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) sur les investissements étrangers qui sera présenté au gouvernement marocain en juin prochain à Genève, qui pointe déjà du doigt la justice, considère le système judiciaire comme un grand obstacle aux investissements étrangers en plus de la corruption et propose la création d'une agence nationale des investissements et des agences régionales qui remplaceront les centres d'investissement régionaux. Un nouveau rapport de la BM sur l'éducation, a été rendu public le 4 février et est intitulé : « Un parcours non encore achevé : la réforme de l'éducation au Moyen Orient et en Afrique du Nord ». Ce rapport classe le Maroc au 11ème rang parmi les 14 pays de la région MENA (la Tunisie classée 3ème et l'Algérie 8ème) et constate l'échec des réformes passées.

Un plan de réajustement structurel de l’éducation pour tous

Décrit comme « une unité du Bureau Régional pour l’Education de l’UNESCO à Dakar (BREDA) », née sous l'impulsion de ce dernier mais aussi « de la France », pour développer « une expertise en analyse sectorielle de l’éducation, au service des pays africains et de leurs partenaires », le Pôle de Dakar mène depuis 2001 une existence discrète mais efficace au service d'une certaine vision de la coopération et du développement. En effet, et contrairement à cette présentation sibylline qui en fait une simple excroissance organique de l'agence onusienne, c'est surtout à l'ombre de la coopération française que s'activent la douzaine de spécialistes, tous économistes de formation. Car non seulement c'est bien la France qui assure la quasi-intégralité des salaires et des frais de fonctionnement (une partie du financement provient de la Banque Mondiale), mais c'est également le ministère de tutelle qui décide seul des affectations, nominations, recrutements et, en dernière instance, de la signature de contrats avec des tiers (pays et partenaires). Evidemment, si celui qui paye l'orchestre n'est généralement pas indifférent au choix de la musique, l'argent n'explique pas forcément tout, et des liens opérationnels ou intellectuels pourraient éventuellement venir cimenter une vision partagée et des projets communs.

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