L’éducation pour tous en RDC

Le Forum mondial de l’Éducation Pour Tous (2000) et la définition des objectifs du millénaire pour le développement (2001) ont été organisés au moment où la République Démocratique du Congo était plongée dans un conflit armé qui a partitionné le pays en plusieurs territoires administrés par des seigneurs de guerre. Ainsi, par rapport à d’autres nations, la RD. Congo est mal partie pour réaliser les objectifs de l’Éducation Pour Tous (EPT) et ceux du millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015.

Un plan de réajustement structurel de l’éducation pour tous

Décrit comme « une unité du Bureau Régional pour l’Education de l’UNESCO à Dakar (BREDA) », née sous l'impulsion de ce dernier mais aussi « de la France », pour développer « une expertise en analyse sectorielle de l’éducation, au service des pays africains et de leurs partenaires », le Pôle de Dakar mène depuis 2001 une existence discrète mais efficace au service d'une certaine vision de la coopération et du développement. En effet, et contrairement à cette présentation sibylline qui en fait une simple excroissance organique de l'agence onusienne, c'est surtout à l'ombre de la coopération française que s'activent la douzaine de spécialistes, tous économistes de formation. Car non seulement c'est bien la France qui assure la quasi-intégralité des salaires et des frais de fonctionnement (une partie du financement provient de la Banque Mondiale), mais c'est également le ministère de tutelle qui décide seul des affectations, nominations, recrutements et, en dernière instance, de la signature de contrats avec des tiers (pays et partenaires). Evidemment, si celui qui paye l'orchestre n'est généralement pas indifférent au choix de la musique, l'argent n'explique pas forcément tout, et des liens opérationnels ou intellectuels pourraient éventuellement venir cimenter une vision partagée et des projets communs.

Pour une alphabétisation conscientisante au Congo (RDC)

Depuis que, venu de l’Est, le vent de la perestroïka a contraint le feu Président Mobutu à décréter, en 1990, le processus de démocratisation en République Démocratique du Congo (R.D.C.), des voix ne cessent de s’élever, notamment de la part des partis politiques, des associations de la société civile et de certains responsables politiques, pour revendiquer l’organisation des programmes d’alphabétisation en faveur des adultes. La conférence Nationale Souveraine, organisée en 1992, avait, elle-même, en son temps, recommandé, à travers le rapport de la commission de l’éducation, la création des structures de lutte contre l’analphabétisme primaire et de retour à travers tout le pays. De même, l’article 44 de la nouvelle constitution de la R.D.C. promulguée le 9 mars 2006 stipule que « l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le Gouvernement doit élaborer un programme spécifique ».

L’école congolaise de demain

Si elle n'est pas déjà morte, l'école congolaise est, au pire, dans le coma ou, au mieux, très malade. Telle est la conclusion qui se dégage des critiques adressées actuellement au système éducatif de la République Démocratique du Congo (RDC). Fusant de toutes les couches de la population, ces critiques n'épargnent malheureusement aucune facette de l'édifice scolaire : l'infrastructure, l'équipement, les acquis des élèves, les finalités, les compétences didactiques, la gestion, l'évaluation...

La réforme de l’enseignement supérieur et universitaire au Congo

L'histoire de l'enseignement supérieur et universitaire en République Démocratique du Congo est jalonnée par une série de réformes, dont la dernière en date est celle de 2003. Celle-ci a été initiée au sortir d'une des crises les plus graves de l'histoire du pays, « crise de légitimité, crise de souveraineté, crise identitaire, crise de gouvernance dont les effets dévastateurs se passent de tout commentaire (plus de trois millions de morts, destruction des infrastructures, criminalisation de l'armée, pillage des ressources nationales, faiblesse institutionnelle de l'État, paupérisation de la population...) » (Muhalangu, 2004, p. 5). Quelles sont les chances de réussite d'une réforme initiée dans ce contexte ? C'est la question qui nous préoccupe dans cet article.

Finlande, Suède : le déclin des modèles ?

Depuis plus de dix ans, le modèle éducatif «scandinave» est vanté de par le monde en raison de sa capacité à concilier un haut niveau de performance moyen dans les test internationaux, avec une faible disparité sociale des résultats : «efficacité et équité» comme on dit aujourd’hui dans le jargon des sciences de l’éducation. Mais à étudier l'évolution sur dix ans, la Suède et la Finlande filent désormais un bien mauvais coton : le développement rapide des marchés scolaires commence en effet à y nuire gravement à l'équité, sans pour autant booster la qualité.

Belgique – Finlande : le coût exorbitant du libéralisme scolaire

Le présent article se propose de comparer quelques caractéristiques du système d'enseignement belge avec celui de la Finlande, en nous concentrant sur les pratiques de régulation plus ou moins libérales dans ces deux systèmes éducatifs : affectation des élèves aux écoles, importance de l'enseignement privé, modes d'évaluation, etc.

Les enjeux de l’enseignement au Congo-Kinshasa

Gratien Mokonzi est un bon compagnon de route de l'Aped. Au cours des dernières années il nous a communiqué de nombreux articles sur l'enseignement au Congo-Kinshasa. Il vient de publier, aux éditions L'Harmattan, un livre sur l'éducation dans l'ancienne colonie belge et m'a fait l'honneur de me proposer de le préfacer. C'est (à peu de choses près) le texte de cette préface que je vous propose ci-dessous en guise de recension.

Problématique de la scolarisation des filles dans l’enseignement secondaire

L'éducation des filles est l'un des problèmes qui préoccupent actuellement l'humanité toute entière; son importance a été prouvée à maintes reprises. A cet effet, la conférence mondiale sur l'Éducation Pour Tous (EPT), tenue du 5 au 9 mars 1990 à Jomtien (Thaïlande), a reconnu comme priorité des priorités, l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation des filles ainsi que l'élimination des préjugés défavorables à leur égard.

Congo – Brazzaville : L’école, de l’endettement critique à la marchandisation

Secteur social, l'Ecole participe à la dynamique de la société. Elle permet de comprendre la société. On peut, à travers elle, lire les mutations de la société, non seulement passées, mais aussi en cours, donc projeter des avenirs possibles. Et aujourd'hui, nous sommes dans une période de mutation particulière. Mutation négative. Ainsi, il est question de parler de la mutation de l'Ecole dans une société en transition imposée et consentie vers un néo-libéralisme idéalisé, où tout ne serait plus que marchandise. Mutation de l'Ecole dans une société classée sous-développée, à développement humain moyen (PNUD), éligible à l'initiative PPTE. Société de 2,6 millions d'habitants, 13,7 millions de tonnes de pétrole en 2000, 5,5 milliards $ d'encours de la dette, trois guerres civiles de 1993 à 2000, 70% de la population urbaine (urbanisation nationale 62%) vivant en deçà du seuil de la pauvreté.

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