Entretien CorteX avec Nico Hirtt : critique des politiques d’enseignement

Le CorteX est un collectif d'enseignement et de recherche en esprit critique et sciences. Il est né en 2010 à l'Université de Grenoble à l'initiative de cinq formateurs professionnels et a pour objectif de mettre à disposition les travaux de tous les acteurs - enseignants, chercheurs, étudiants - travaillant sur un sujet développant le critical thinking, l'esprit critique, quelle que soit leur origine disciplinaire. En mai 2012 ils se sont entretenus avec Nico Hirtt...

Cahier des Assises de l’Education Nationale

Réformes Lang, Allègre, Ferry … toujours le même diagnostic que « l'école va mal », « qu'il faut que cela change » ; toujours...

Education, mouvements sociaux et mondialisation

Il est impératif non seulement de sortir du seul cadre national mais aussi de faire de l'éducation un sujet de débat et de proposition pour toute la société

Manifeste contre l’intervention des entreprises en milieu scolaire

Nos amis d'Attac et de RAP (résister à l'agression publicitaire) sont à l'initiative du manifeste ci-dessous. L'Aped le soutient également.

L’école : quelle finalité ?

Le projet de réforme sur la décentralisation du système éducatif est présenté par le gouvernement comme une initiative librement consentie, indépendante de toute contrainte extérieure. Cette décentralisation est présentée comme le moyen « d'un plus de démocratie » et d'une meilleure gestion. Mais s'il y a une décentralisation, c'est que le centre s'est déplacé. En effet, les organisations internationales comme le F.M.I, la banque mondiale, l'O.M.C et la commission européenne poussent les Etats à une uniformisation de leurs systèmes éducatifs et à son ouverture au marché mondial du commerce et du travail.

Le marché de Bologne

La constitution d'un « espace européen d'enseignement supérieur » est inévitable, si on veut favoriser la « mobilité et l'employabilité du citoyen européen dans tout le continent ». C'est dans cet esprit que 31 ministres européens de l'enseignement, réunis à Bologne le 19 juin 1999, ont signé une déclaration commune. La mobilité rend nécessaire « l'unification et la comparabilité » de l'enseignement supérieur. Par ailleurs, on désire promouvoir le « contrôle de qualité » et « la dimension européenne de l'enseignement supérieur ». Voilà pour la version officielle...

Pub à l’école: intervention du CdH

En réponse au communiqué commun diffusé par RAP et APED sur la circulaire ministrérielle relative à la publicité à l'école, le député Denis Grimberghs...

Déclaration de politique communautaire : l’analyse de l’Aped

Un melting pot sans grande vision innovatrice. Les quelques bonnes intentions sont dépourvues de moyens. Les dispositions dangereuses, par contre, sont beaucoup mieux ficelées !

Au cœur de la réforme de l’enseignement par le haut 

Aujourd'hui des fermetures d'écoles, hier l'augmentation du temps de travail des enseignants, demain la privatisation des écoles professionnelle. Plus d'élèves par classe, suppression des classes d'orientation, des heures de rattrapage et des cours en petits groupes. Réductions budgétaires pour les garderies, la rénovation des bâtiments scolaires et la formation continue, ou par le biais de regroupements de filières. Examens centralisés et critères nationaux. Jamais on n'avait vu autant de chambardements en aussi peu de temps. Chaque mois, les ministres de l'enseignement envoient un nouveau taureau dans la rue et les intéressés courent derrière pour l'arrêter : une manifestation presque chaque semaine, des campagnes d'information pleines de fantaisie et des articles de presse provoquant l'indignation. On n'avait pas autant protesté en 50 ans. Si ça continue comme ça, ce sera bientôt un rituel aussi banal que la procession annuelle de la Fête-Dieu : ils gouvernent, nous protestons.

AGCS: nos ministres sont contre, mais pour…

L'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui se prépare au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) inquiète, parait-il, nos politiques. Ils craignent " une privatisation croissante de l'offre d'enseignement dans notre pays ". (1) L'AGCS concerne le volet " services " de la libéralisation du commerce. Tous les secteurs où l'Etat ne détient pas le monopole sont visés. C'est donc aussi le cas de l'enseignement dans les nombreux pays comme le nôtre où plusieurs réseaux coexistent. Pour le 30 juin 2002, chaque Etat devait spécifier aux Etats concernés les services qu'il souhaitait voir libéraliser chez eux. Pour fin mars 2003, chacun doit répondre aux requêtes qui lui ont été adressées en précisant ce qu'il accepte de libéraliser chez lui. L'Union Européenne s'est mise d'accord sur le principe d'une réponse commune, mais celle-ci était toujours en préparation au moment où nous écrivions ces lignes. Suite à une interpellation parlementaire, le Ministre Président de la Communauté Française Hervé Hasquin (MR) a répondu que les requêtes de l'étranger étaient " particulièrement alarmistes " en matière d'éducation (surtout d'enseignement supérieur) et d'audiovisuel. Quelle est la position de la Belgique ? Officiellement, avec sept autres pays dont la France et l'Italie, nos autorités ont marqué leur opposition à une libéralisation accrue de l'éducation. Très bien. Mais que dire alors de leur zèle à mettre en place le processus de Bologne ?

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