Les technologies numériques, levier de la mise en marché des connaissances

Le volontarisme à nouveau affirmé par les sphères éducatives, en France en particulier, incitent à se pencher à nouveau sur le rôle que jouent les technologies numériques dans la libéralisation croissante de la connaissance en général, et de l'école en particulier. Indiscutablement, leur arrivée dans le paysage de l'éducation depuis une quarantaine d'années est de nature à modifier à la fois le regard que l'on jette sur la connaissance et sa nature même ; elle peut également faire évoluer le système de valeurs qui fonde le système éducatif. Il y a là un faisceau de raisons suffisant pour approfondir un sujet qui n'est pas nouveau, mais qui est souvent abordé sans grande distance critique.

« Googlelisation » des cerveaux, vraiment ?

Au JT du 26 août, on nous annonce qu’internet change les cerveaux de nos adolescents. Ils ne sont plus capables de concentration et ne...

Pas de ça chez moi!

Les entrepreneurs s’abstiennent prudemment de consommer la junk production qu’ils nous fourguent pour s’en mettre plein les poches. On avait déjà entendu parler de...

Jean-Claude Marcourt vers le préciTICE

On le savait, on le craignait : emporté par sa déraison néolibérale, managériale, technolâtre et soi-disant « progressiste », le gouvernement wallon s’apprête à...

L’informatique scolaire, entre pédagogie et marchés

Lorsque je dois résumer en une phrase ma position sur l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’école (TICE ), j’ai coutume de dire qu’elles répondent davantage aux pressions des milieux économiques, friands de marchés et de main d’œuvre compétitive, qu’à des besoins pédagogiques. Mais lorsque j’expose ce point de vue, je me fais souvent traiter de «passéiste», voire de «briseur de machine», de luddite du 21e siècle.

Technologies de l’information et de la communication à l’école (TICE) : gardons la tête...

La « révolution numérique », une nouvelle utopie ? Surtout, gardons la tête froide et questionnons d’abord le sens et les valeurs que porte cette « révolution ».

Les TIC à l’école : un bien, un mal ou c’est plus compliqué ?

Spontanément, je dirai que c’est indéniablement plus compliqué, que ce soit en ce qui concerne l’école ou encore la société toute entière. Ainsi, lorsque nous parlons du rôle des technologies pour réduire le fossé entre les individus, nous pourrions tout aussi bien argumenter que ce dernier ne fera que s'élargir entre ceux qui sont connectés à Internet et les autres. D'autre part, si réduire le fossé revient à niveler les différences qui constituent la richesse de nos cultures, c'est à un véritable désert culturel que nous entraînent ces «merveilleuses» technologies. Ainsi, comme toute création humaine, les technologies sont ambiguës, elles constituent à la fois un « bien » et un « mal », cette « option » dépendant des usages que nous ferons des artefacts que nous avons nous-mêmes créés.

Changement du lien social par l’influence pédagogique des TICE

Cette réflexion s’ordonne autour de l’influence des NTIC, dénommées abusivement nouvelles techniques de l’information et de la communication alors que le dernier-né, l’Internet ou réseau des réseaux, existe déjà depuis une vingtaine d’années, mais il a pris son élan surtout cette dernière décennie, du moins en Algérie, bien que les autres moyens audiovisuels sont plus anciens, mais tout autant performants et efficaces. D'une façon générale, l'impact de ces T.I.C. nous paraît en effet fondamental, suite à l’étendue de leurs usages et le changement qu'elles opèrent dans l’espace culturel, social, économique, politique de tous les pays, quelque soit le type de société, en tant qu'elles contribuent à remettre en cause les savoirs déjà constitués, ainsi que les modes d’apprentissages et les variables qui en conditionnent l’efficacité.

Internet dans le Tiers-Monde : philanthropie ou colonialisme ?

«Google veut que nous ayons tous accès à Internet. En mars dernier, elle a lancé une expérience pilote à Cape Town (Afrique...

Technologies de l’information et de la communication à l’école (TICE) : le passage en...

Tic : manie inconsciente dans le langage et les gestes (Petit Larousse 1996) ; TIC : technologies de l’information et de la communication. Cette homophonie n’étant peut-être pas entièrement due au hasard, nous remarquerons que le conscient et l’inconscient sont mêlés dans notre actuelle adoration des technologies et notre incapacité à en prendre toute la mesure, à en interroger les finalités. Cela soulève des questions philosophiques essentielles : l’être humain est-il appelé à se conformer à la machine, à en devenir une simple excroissance ? La déshumanisation, totale et définitive, est-elle en marche ? On entend dire que la « révolution numérique » annonce un monde nouveau, voire une nouvelle utopie, disent les plus enthousiastes. Peut-être. Mais comme l’ancien monde n’a pas totalement disparu, il est encore temps de questionner le sens et les valeurs que porte cette « révolution ».

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