Cahier des Assises de l’Education Nationale

Réformes Lang, Allègre, Ferry … toujours le même diagnostic que « l'école va mal », « qu'il faut que cela change » ; toujours...

France : toujours la mobilisation contre les mesures d’économie dans l’enseignement

Les 25 organisations du collectif « l’éducation notre avenir » ont une nouvelle fois mobilisé leurs troupes, dans toute la France, le 19 mars,...

Les variations Sarkozy-Le Pen sur l’école

Dans deux discours récents sur l'enseignement[[Discours de J.-M. Le Pen à Dijon le 26 novembre 2006 et de N.Sarkozy à Angers le 1er décembre 2006. Je me réfère aussi au programme du FN de 2002.]], les candidats de l'UMP et du FN reprennent à leur compte une même tradition réactionnaire faîte d'une même exécration. Comme leurs devanciers, ils dénoncent le nivellement par le bas, le collège unique, la décadence, l'obscénité ; ils présentent les mêmes revendications, la compétition, le travail et le mérite, la liberté de l'enseignement et la primauté des familles. Ce n'est pas étonnant car ils font un même tableau de l'enseignement actuel.

La loi de refondation à la question de l’histoire des réformes scolaires

Comment comprendre la loi française de refondation de l’école ? Quels enseignements peut-on tirer de l’examen d’ un siècle de réformes scolaires, des principaux documents à valeur de programme et de projet qui ont pris la forme de loi depuis le projet des Compagnons de l’après Première guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui ? Quelles politiques scolaires dominantes durant ce siècle ? Comment rendre compte de cette succession de discours avec ses continuité et ses ruptures réelles ou apparentes? Pourquoi assiste-t-on à fin de la démocratisation de l’enseignement avec ses dimensions politiques ?

Chronique d’une mort annoncée

Selon l’OCDE, les dépenses annuelles en faveur de l’enseignement de ses Etats membres s’élèvent à mille milliards de dollars. Quatre millions d’enseignants, 80 millions d’élèves et étudiants, 320 000 établissements scolaires (dont 5 000 universités et écoles supérieures de l’Union européenne) sont à présent dans la ligne de mire des marchands. Pour libérer ce marché, il faut que les Etats européens se désengagent de leurs responsabilités dans l’éducation et la formation.

Résistance pédagogique

Un enseignant français, Alain Refalo, a lancé un fameux pavé dans la mare pédagogique française en publiant, sur son blog, une lettre à l'inspection...

Lecture : pour dépasser la querelle

Une querelle déchire l'école depuis des décennies : faut-il privilégier le signe ou le sens lors de l'apprentissage de la lecture ? Le ministre a tranché : tout enseignant devra privilégier le code graphémique et proscrire la globale ou la semi-globale, sous peine d'encourir les plus redoutables sanctions. Cette bulle papale aussi étonnante qu'impérieuse risque de brouiller encore un peu plus le problème de la lecture, corrélé à celui de l'échec, et de retarder la généralisation d'approches efficaces, en focalisant les regards sur un objet strictement polémique et non déterminant. Les adversaires ( ? !) ferraillent pour la conquête d'une place vide !

Du rapport Thélot à la loi Fillon…

Claude Thélot a remis son rapport sur l'Ecole au Premier ministre le 12 octobre dernier avec le bon espoir d'en faire un avant projet de la future Loi d'orientation. Le ministre de l'Education nationale a pourtant tout fait pour donner le sentiment, lors de l'émission « 100 minutes pour convaincre », qu'il se démarquait clairement des propositions contenues dans le rapport Thélot. Il est vrai que ce rapport est un « chef d'oeuvre » des orientations libérales en matière d'école et de service public. Ses ressorts sont purement politiques, économiques et idéologiques (on est très loin des conclusions du débat, pourtant déjà tronqué, qui a eu lieu l'an passé). Il s'agit en fait de proposer les transformations de l'école pour l'adapter aux coordonnées libérales de la société.

Aux urnes citoyens

Jean-Pierre Charles répond à l'article de François Dubet dans Le Monde du 23.01.07, intitulé "pour en finir avec l'élitisme scolaire".

Les subtils poisons du libéralisme

Dans l’ouvrage que nous avons publié aux éditions de l’Aube en mai 2008 avec Philippe Meirieu, nous expliquions dans un rappel historique synthétique que notre Ecole Publique a connu un grand virage en 2002, virage fortement accentué en 2005 avec M. de Robien et conforté avec une certaine arrogance en 2007 avec M. Sarkozy et M. Darcos. Nous sommes passés d’une ère où, dans le respect d’une certaine continuité républicaine, avec une droite encore marquée par le gaullisme, on a recherché les moyens de transformer l’école, à une ère où la réduction de l’investissement de l’Etat et la domination des milieux conservateurs ont favorisé la libéralisation progressive du système.

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