Tag: Idéologie
« Quels contenus pour le tronc commun de 6 à 16 ans ? »
Cela m'a fait du bien de me retrouver avec des personnes qui réfléchissent de près ou de loin à la manière la plus « citoyenne » d' enseigner aux jeunes de 6 à 15 ans et qui ne se contentent pas de grandes théories désincarnées et décontextualisées ; elles essayent plutôt de trouver ensemble les concrétisations les plus cohérentes possible avec leurs options philosophiques. Bref, notre groupe a parcouru, cette après-midi-là, un chemin, c'est-à-dire une suite de questionnements, de prises de positions et de co-constructions. Je vais vous livrer ce que j'en ai retenu.
Tentative d’infiltration créationniste dans les écoles belges
Après les écoles françaises, c’est dans les écoles belges qu’arrive « L’Atlas de la création », 800 pages richement illustrées, qui vise à remettre...
Aux origines de la vie
Christian de Duve, prix Nobel de médecine, sur l'évolution, Darwin, le dessein intelligent et la science
Partie des États-Unis, une nouvelle théorie, appelée «dessein intelligent», remet en cause, sinon le fait de l'évolution, du moins la théorie de Darwin. Le petit groupe de scientifiques qui défend cette théorie prétend qu'il y a autre chose que le hasard et la sélection naturelle à la base de l'évolution animale et humaine. L'intervention d'un être supérieur serait indispensable si l'on veut expliquer certains phénomènes. Les Églises protestantes aux États-Unis, le président Bush et aujourd'hui le nouveau pape Benoît XVI semblent donner du crédit à cette nouvelle théorie. L'immense majorité des scientifiques la rejette. Pour en savoir plus, nous sommes partis à la rencontre d'un géant belge de la science, Christian de Duve, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1974 et auteur d'«À l'écoute du vivant» et, récemment, de «Singularités ».
Machine arrière… en avant les machines !
Depuis plusieurs mois, la Ministre-Présidente de la Communauté française, Marie Arena, semble tiraillée entre les devoirs de sa fonction et les pressions multiples qu'elle doit certainement subir, supposées venir entre autres des lobbyistes du secteur privé qui pullulent à Bruxelles. Des signes montrent qu'à présent la balance penche dangereusement en faveur de ces derniers. Cela suivrait-il une certaine logique ? Le 1er mai dernier au Grand Hornu, Elio Di Rupo n'a-t-il pas, lors d'un vibrant hommage aux ministres socialistes en place dans les différents gouvernements, précisé que - je cite de mémoire - « Marie [Arena] fait tout ce qu'elle peut pour adapter l'école aux exigences du monde contemporain » ? Bel aveu fleurant la real politik, ambigu à souhait (quelles exigences ? Posées par qui ? De quel « monde contemporain » parle-t-on ?). Voilà qui incitera les associations à rester plus que jamais sur leurs gardes...
Opvoeden tot welke burgerzin?
Vijftig deelnemers voor het debat rond de opvoeding tot burgerzin. Voorzover nodig bevestigt deze belangstelling de brandende actualiteit van het thema waar je sinds het begin van de jaren ‘90 - tijdstip van de eerste verkiezingssuccessen van extreem-rechts en van de uiting van een diep geworteld onbehagen in de scholen - niet meer omheen kan. Tezelfdertijd is “burgerzin” een vlag die de meest verschillende ladingen dekt, van vooruitstrevende tot conservatieve, ja zelfs ronduit reactionaire initiatieven.
Thélot ou l’école de la reproduction
Face aux difficultés liées à la massification de l'enseignement et à défaut de vouloir réellement investir dans la réussite des élèves, deux mauvaises réponses sont habituellement proposées : niveler par le bas ou hiérarchiser les formation. Le Rapport Thélot [[<*>Quelques mots d'explication pour les non-français. En septembre 2003, Luc Ferry, ministre de l'Education nationale, cherchant en vain à ne pas subir le sort qui avait été dévolu à Claude Allègre, installait une commission, dirigée par Claude Thélot, et la chargeait de deux missions. Premièrement, organiser un « grand débat » sur l'enseignement en permettant à tous - professeurs, parents, associations, syndicats, etc - de s'exprimer. Deuxièmement, « mener une réflexion prospective conduisant à identifier des schémas possibles d'évolution de notre système éducatif primaire et secondaire ».
Un an plus tard, Luc Ferry a été défenestré. Mais la Commission Thélot a bien rempli son contrat. Au terme de 26.000 réunions, de 300 contributions écrites en provenance d'associations, de 1.500 lettres et de 15.000 courriers électroniques, la Commission a publié, en avril 2004, un premier rapport de synthèse du débat. Et le 16 octobre dernier Claude Thélot présentait officiellement à Jacques Chirac son rapport final , intitulé : « Pour la réussite de tous les élèves ». Tous les extraits cités dans le présent article proviennent de ce rapport.]] innove audacieusement : il propose de faire les deux à la fois, en réduisant le tronc commun à une peu de chagrin tout en renforçant les mécanismes de sélection.
Dès lors, si ce rapport nous apprend quelque chose, c'est que les marges de manoeuvre des dirigeants des systèmes éducatifs européens sont décidément devenues fort étroites. La similitude entre les thèses de la Commission Thélot et les lignes directrices des réformes initiées depuis plus de dix ans dans les autres nations industrialisées est surprenante : recentrage sur les besoins économiques (au nom de l'emploi, bien entendu), flexibilité, décentralisation et dérégulation, abaissement des objectifs cognitifs au profit de compétences sociales, relationnelles ou directement exploitables par les employeurs, renforcement de la ségrégation sociale, introduction de techniques de management inspirées du secteur privé et surtout, surtout, pas un euro de plus pour sortir l'école de la crise. Le rapport « Pour la réussite de tous les élèves » est un document historique : il constitue l'acte de décès de cinquante années de massification de l'enseignement secondaire en France et, par la même occasion, il enterre les espoirs de démocratisation dont cette époque avait été porteuse.
Un an plus tard, Luc Ferry a été défenestré. Mais la Commission Thélot a bien rempli son contrat. Au terme de 26.000 réunions, de 300 contributions écrites en provenance d'associations, de 1.500 lettres et de 15.000 courriers électroniques, la Commission a publié, en avril 2004, un premier rapport de synthèse du débat. Et le 16 octobre dernier Claude Thélot présentait officiellement à Jacques Chirac son rapport final , intitulé : « Pour la réussite de tous les élèves ». Tous les extraits cités dans le présent article proviennent de ce rapport.]] innove audacieusement : il propose de faire les deux à la fois, en réduisant le tronc commun à une peu de chagrin tout en renforçant les mécanismes de sélection.
Dès lors, si ce rapport nous apprend quelque chose, c'est que les marges de manoeuvre des dirigeants des systèmes éducatifs européens sont décidément devenues fort étroites. La similitude entre les thèses de la Commission Thélot et les lignes directrices des réformes initiées depuis plus de dix ans dans les autres nations industrialisées est surprenante : recentrage sur les besoins économiques (au nom de l'emploi, bien entendu), flexibilité, décentralisation et dérégulation, abaissement des objectifs cognitifs au profit de compétences sociales, relationnelles ou directement exploitables par les employeurs, renforcement de la ségrégation sociale, introduction de techniques de management inspirées du secteur privé et surtout, surtout, pas un euro de plus pour sortir l'école de la crise. Le rapport « Pour la réussite de tous les élèves » est un document historique : il constitue l'acte de décès de cinquante années de massification de l'enseignement secondaire en France et, par la même occasion, il enterre les espoirs de démocratisation dont cette époque avait été porteuse.
Esprit d’entreprise, es-tu là ?
Nous, enseignants, nous voici investis d'une nouvelle mission : stimuler chez nos élèves l'esprit d'entreprise. Les sensibiliser à l'entrepreneuriat. C'est un des principaux accents des récentes Déclarations de politique régionale et communautaire en Belgique. Que nos gouvernants ne comptent pas sur les enseignants progressistes pour abonder dans leur sens !
Ondernemingsgeest, ben je daar?
Wij, leerkrachten, worden met een nieuwe opdracht belast: de ondernemingsgeest van onze leerlingen aanwakkeren. Ze warm maken voor het ondernemerschap. Dit is een van de voornaamste accenten van de recente Verklaringen van onze Gewest- en Gemeenschapsregeringen. Onze bewindlui hoeven echter niet op de progressieve leerkrachten te rekenen om met die stroming mee te gaan!
De wereld begrijpen … doorheen zijn tegenstellingen
Als leerkracht Frans en menswetenschappen in het 3de, 4de en 5de jaar van het beroepsonderwijs, heb ik vastgesteld dat sommige van mijn vragen de leerlingen beter stimuleren dan andere, namelijk vragen die betrekking hebben op de tegenstellingen in de wereld. Als ze duidelijk gesteld zijn, mobiliseren deze vragen de kennis, hoe onvolledig ook, en de intelligentie van leerlingen die doorgaans niet staan te trappelen voor intellectuele arbeid.
« Wij leven toch in een democratie »…
"Algemeen stemrecht, parlementair regime, grondwet, democratische partijen, scheiding der machten, vrije meningsuiting, rechten en plichten van de burger", "de Verenigde Staten zijn de grootste democratie ter wereld", "vrijheid, gelijkheid, broederlijkheid", enz. Als we de discours van de politici, van eerbiedwaardige intellectuelen en journalisten mogen geloven, zijn we de gelukkige burgers van de beste wereld die maar mogelijk is. Natuurlijk is deze wereld niet perfect, erkennen ze grootmoedig. Het gebeurt wel eens dat ze "dysfunctioneert", maar zelfs dan is het het beste systeem dat er bestaat. Dit zeggen ze. Nochtans...