Citoyen du marché ou école démocratique citoyenne ?
Dans la préface du référentiel « Etre et devenir citoyen », le ministre de l'enseignement obligatoire soulignait la finalité de l'enseignement secondaire.
Citons-le : « l'objectif est que les enseignants, ayant en charge les élèves de la fin du secondaire, puissent disposer d'un outil qui leur présente, de manière succincte et attractive, une série de notions, de valeurs, d'institutions sur lesquelles se fonde notre société, une société dont ils seront bientôt des acteurs à part entière ».
Des citoyens critiques ?
Quel est réellement, chez les jeunes qui achèvent l’enseignement secondaire, l’état de ces connaissances qui devraient faire d’eux des citoyens critiques, capables de prendre une part active dans l’action politique et sociale ? Des études comme PISA permettent d’avoir une idée précise des compétences des élèves dans les domaines des mathématiques de base et de la lecture. Mais nous ne savions à peu près rien de leurs connaissances en histoire, en géographie, en technologie... Jusqu’en 2008, quand l’Aped a réalisé une enquête auprès de trois mille élèves du troisième degré secondaire belge (des deux communautés, de tous réseaux et types d’enseignement). Avec, à la clé, la confirmation de la misère des « savoirs citoyens » (1).
« Apocalypse » ou la négation de l’esprit critique
Personne n’aura échappé au battage médiatique qui accompagnait la diffusion du documentaire “Apocalypse”, consacré à la seconde guerre mondiale. Un battage payant, puisque les six épisodes ont valu à la RTBF d’excellents scores à l’audimat. En France, pas moins de six à sept millions de téléspectateurs ont été scotchés devant leur écran. La série a immédiatement été disponible en DVD, ce qui lui promet une diffusion plus large encore. Notamment dans les cours d’histoire. Dommage car, comme le souligne Lionel Richard dans le Monde diplomatique de novembre 2009, cette série documentaire donne “à voir, mais pas à réfléchir”(1). A l’exact opposé de la citoyenneté critique que l’école est censée promouvoir …
Ecole, crise(s) et citoyenneté critique
Les causes de l'inégalité scolaire, particulièrement en Belgique, sont désormais bien identifiées : quasi-marchés, sélection précoce, encadrement, facteurs pédagogiques... Pourtant, tous ces éléments laissent dans l’ombre une question plus fondamentale : à bien y réfléchir, notre société a-t-elle vraiment besoin d’une école démocratique ? Cette interrogation renvoie à un questionnement plus élémentaire encore : à quoi sert donc l’école ?
Inscriptions scolaires : comment les réguler ?
La ministre de l’Education, Marie-Dominique Simonet, vient de faire connaître son projet de décret sur les inscriptions scolaires. Celui-ci apporte une solution à quelques uns des problèmes techniques apparus avec les décrets Arena et Dupont. Malheureusement, sur les deux questions centrales — la mixité sociale et l’incertitude pour les parents — il ne propose que des avancées beaucoup trop timides. Dans le texte ci-dessous, nous rappelons notre analyse et nos propositions en la matière, telles que nous les avons formulées le 16 octobre dernier, lors de l’audition organisée par Mme Simonet au Parlement de la Communauté française.
Des programmes qui divisent
-Si les programmes issus de la réforme par compétences sont caractérisés par leur lourdeur bureaucratique en matière de procédures et de méthodologie, en revanche il faut reconnaître qu’ils sont d’une légèreté extrême pour ce qui est de la précision des contenus cognitifs. Ceci ouvre la porte à des interprétations extrêmement divergentes et constitue ainsi un facteur générateur d’inégalité.
Adolescents qui dérangent
Adolescents qui dérangent, De Bernard Gaillard , Chez L’Harmattan ISBN 978-2-296-08189-5
L’adolescent présente de très nombreuses formes comportementales
problématiques dans notre société en évolution. Il est...
Chances (égalité de…)
Le système scolaire, qui se veut et se dit démocratique, ce système qui déclare poursuivre l'égalité des chances, fonctionne aussi, et surtout, suivant les...
Je veux une bonne école pour mon enfant
Le "décret mixité" est sans doute enterré, mais le problème du marché
scolaire belge demeure entier. Nico Hirtt vient d'y consacrer un nouveau livre qui sort en librairie en ce mois de mai 2009.
Propositions pour un nouveau décret mixité
La régulation des inscriptions dans le secondaire a clairement été l’un des sujets importants de la législature communautaire qui s’achève. Le sujet a été mis sur la table, il a fait débat. Le Gouvernement a reculé et il renvoie la patate chaude au prochain gouvernement qui devra se pencher rapidement à cette question. Plusieurs organisations ont souhaité se concerter et travailler de concert afin, d’une part, de mettre le doigt sur les problèmes issus de l’absence de régulation des inscriptions en Communauté française (discrimination, enseignement inégalitaire, faiblesse de démocratisation de l’enseignement supérieur) et, d’autre part, de proposer des pistes pour avoir (enfin) une régulation efficace des inscriptions dans le secondaire.



