Lecture : pour dépasser la querelle

Une querelle déchire l'école depuis des décennies : faut-il privilégier le signe ou le sens lors de l'apprentissage de la lecture ? Le ministre a tranché : tout enseignant devra privilégier le code graphémique et proscrire la globale ou la semi-globale, sous peine d'encourir les plus redoutables sanctions. Cette bulle papale aussi étonnante qu'impérieuse risque de brouiller encore un peu plus le problème de la lecture, corrélé à celui de l'échec, et de retarder la généralisation d'approches efficaces, en focalisant les regards sur un objet strictement polémique et non déterminant. Les adversaires ( ? !) ferraillent pour la conquête d'une place vide !

Linguistique (exercice …)

"La langue est la conscience réelle, pratique"  (Marx, L'idéologie allemande, page 29) Le lien entre la classe dominante, la culture hégémonique et le langage...

Dixi et animam meam salvavi…

Cet article commence par une défense de l'enseignement de la grammaire par Gramsci, c'est-à-dire par la défense par un progressiste incontesté d'un enseignement que de nombreux de ceux qui se prétendent progressistes maintenant refusent. Et il continue sur la même voie en montrant que, sur des points fondamentaux , de nombreux progressistes auto-proclamés actuels prennent exactement le contre-pied de ceux dont ils se réclament . Il s'attaque ensuite notamment aux conceptions historiques et sociologiques nées dans les années 60/70 qui sont la matrice des fausses interprétations obscurantistes se présentant sous un aspect extrémiste. Je pense notamment ici aux conceptions historiques développées par Louis Legrand et , en sociologie, au courant initié par Baudelot et Establet dans L'école capitaliste en France et poursuivi maintenant par exemple par le livre récent de Jean-Pierre Terrail L'Ecole en France Crises, pratiques, perspectives.

Nous avons testé pour vous l’épreuve externe du CESS en français…

Grande première en ce mois de juin 2015 : l’épreuve externe commune de français au terme de la dernière année de l’enseignement secondaire, pour l’obtention du fameux CESS, était obligatoire dans tous les établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles. Professeur de français dans une 7ème professionnelle organisée en alternance (CEFA), l’épreuve m’inspire les quelques réflexions suivantes…
Le dictionnaire de l'académie françoise

Pauvre langue française !

Depuis 1990 l’Académie Française a introduit une réforme de l’orthographe. Pour la plupart de ceux qui ont pris la peine de se pencher sur...

L’Europe et ses Cadres : vers l’encadrement de l’énonciation et la mise en grille...

Jacqueline Authier-Revuz, dans son important ouvrage Ces mots qui ne vont pas de soi, boucles reflexives et non coïncidence du dire affirmait...

Réapprendre à lire

La controverse récurrente autour de l’usage des méthodes «globale» ou «syllabique» dans l’apprentissage de la lecture dissimule des choix pédagogiques plus profonds, qui ont durablement...

Linguistique (maîtrise …)

 "Le language est la conscience réelle, pratique" (Marx, L’idéologie allemande,) 1) Le lien entre la classe dominante, la culture hégémonique et le langage qui l'exprime...

Lettre d’un enseignant écœuré

Le lycée dans lequel j’enseigne a mis en place depuis la rentrée dernière (2010) le dispositif fer de lance de la réforme de l’enseignement des langues vivantes : les fameux groupes de compétences. Nous avons ainsi cédé à l’insistance de l’inspection et de l’administration à nous imposer une manière de travailler que ne rend obligatoire aucun texte officiel, puisque ces derniers se contentent de les proposer ou de les recommander.[[« Les enseignements de langues vivantes étrangères peuvent être dispensés en groupes de compétences, » d’après l’article D312-17 du code de l’éducation]]

On nous prend pour des pommes

Dans le cadre des formations IFC (Institut de la Formation en Cours de Carrière), j'ai participé à une formation pour le moins surprenante. Je ne résiste pas à l’envie de vous en faire part…

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