Insuffisances et effets pervers des tentatives de régulation des inscriptions
Il faut reconnaître à Marie Arena le mérite d’avoir été la ministre francophone qui, la première, a clairement mis le doigt sur le mal...
Pas de théorie sans pratique. Et inversement
À l’école, la relation entre théorie et pratique oscille toujours au bord de deux dérives. D’un côté on entretient une séparation théorie-pratique que reflètent les divisions en filières d’enseignement général et professionnel. Cette séparation s’accompagne d’une hiérarchie implicite : la théorie, apanage supposé des classes dirigeantes, est jugée supérieure à la pratique. Mais d’un autre côté, la démocratisation de l’accès à l’enseignement a encouragé des tendances pédagogiques utilitaristes (approche par compétences, results driven teaching…) qui placent la capacité pratique d’utiliser les savoirs au-dessus de leur maîtrise théorique. Afin d’y voir plus clair dans ce débat, peut-être faut-il commencer par quitter le terrain de l’éducation pour celui de l’épistémologie, afin de mieux comprendre la place respective de la pratique et de la théorie dans le processus de production des savoirs.
L’évaluation par « grilles de compétences »
Dans mon établissement scolaire, comme dans nombre d'autres, on nous a proposé il y a peu un projet de « feuille récapitulative d’évaluation » basé sur l'évaluation par compétences. L'idée était de remplacer l'évaluation globale émanant de chaque professeur par une évaluation plus détaillée, portant sur six compétences : « s’informer », « intégrer », « communiquer », « réfléchir », « être créatif » et « gérer sa formation ». J'ai estimé devoir réagir d’emblée afin d’expliquer pourquoi, de mon point de vue, cette conception de l’évaluation est à la fois néfaste et inopérante. Je reproduis ici le contenu de cette réaction, en me disant que ça pourrait peut être servir à d'autres enseignants, dans la même situation...
Notre enseignement en mutation
Depuis quelques années, l'enseignement est en changement continu. Les législatures précédente et actuelle ont vu l'instauration des socles de compétence, les modifications des programmes et des horaires de plusieurs disciplines, la mise en adéquation (toujours en cours) des programmes de l'enseignement technique et professionnel avec les demandes des industriels, la modification de la formation initiale des enseignants. Tout cela part évidemment de « bons sentiments » : mettre l'enseignement en adéquation avec la société dans laquelle il est plongé. Ces nombreux changements, il va falloir les digérer, ce qui demande une stabilité de l'enseignement.
Mais cette stabilité est-elle concevable ? L'enseignement ne serait-il pas, de par sa fonction même, en déséquilibre permanent ? En effet, l'enseignement d'aujourd'hui n'a-t-il pas pour but de former les jeunes, de les rendre aptes à vivre dans la société future ? Laquelle sera nécessairement différente de la société actuelle.
Mais cette stabilité est-elle concevable ? L'enseignement ne serait-il pas, de par sa fonction même, en déséquilibre permanent ? En effet, l'enseignement d'aujourd'hui n'a-t-il pas pour but de former les jeunes, de les rendre aptes à vivre dans la société future ? Laquelle sera nécessairement différente de la société actuelle.
L’Europe et ses Cadres : vers l’encadrement de l’énonciation et la mise en grille...
Jacqueline Authier-Revuz, dans son important ouvrage Ces mots qui ne vont pas de soi, boucles reflexives et non coïncidence du dire affirmait...
Et si le foulard pouvait libérer ?
Je ne signe pas la pétition intitulée « La place des convictions philosophiques à l'école » . Malgré toutes ses précautions oratoires, elle vise uniquement le port...
Ségrégation scolaire : la faute au marché plus qu’au quartier
Les opposants aux politiques de régulation des inscriptions scolaire avancent généralement un argument massue : si l’on privilégie une école de proximité, alors les enfants de milieux populaires seront encore davantage confinés dans des écoles ghettos. Cet argument vole en éclats à la lecteur de l’étude intitulée « La ségrégation scolaire, reflet déformé de la ségrégation urbaine », que Bernard Delvaux et Zliz Serhadlioglu publient dans le numéro d’octobre des Cahiers du Girsef. Leur travail constitue d’ores et déjà une contribution scientifique essentielle à la lutte contre les effets néfastes des marchés scolaires.
Flandre : l’inégalité scolaire croît
Deux chercheurs de la KU Leuven le révèlent : la répartition entre les écoles des élèves issus de milieux favorisés et défavorisés est de...
Le quasi-marché scolaire belge, facteur structurel d’iniquité scolaire
Une partie des causes de la ségrégation sociale scolaire réside dans la ségrégation sociale résidentielle. Cependant, de nombreux auteurs ont observé, en Belgique comme...
Pour un nouveau décret Inscription !
Faut-il enterrer le décret Inscription ? Si c’est pour en revenir à plus de « libre marché » scolaire, comme semblent le proposer Olivier Maingain et...















