Champions aux tests PISA : Le cas de l’Estonie

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L’Estonie cumule les records aux tests PISA. En effet, elle est à la fois championne en termes de performances en lecture, mathématiques et en sciences, mais est également le pays de l’OCDE où le contexte socio-économique a l’impact le plus faible sur les performances des élèves. L’Estonie détrône donc la Finlande ou tout autre pays nordique pris en exemple depuis de nombreuses années. Quels sont donc les ingrédients qui permettent à la recette scolaire estonienne d’obtenir de tels résultats ?

Prudence dans l’analyse des performances

Comme l’Aped l’a souligné de nombreuses fois, il faut tout d’abord rester critique face à PISA en tant qu’outil de comparaison des performances globales des systèmes éducatifs.

En effet, « PISA ne mesure que certaines disciplines et compétences prioritaires aux yeux de l’organisation économique qui commandite ces enquêtes. Rien ne permet donc d’affirmer qu’une étude internationale portant sur d’autres sujets – histoire, géographie, littérature, philosophie, technologies, économie… – ne fournirait pas des classements fort différents. »[1]

De plus, la stratégie éducative de l’Estonie, élaborée en 2014, fait explicitement des performances aux test PISA un objectif vers lequel tendre et orienter sa politique éducative : PISA n’est plus alors un instrument de mesure mais une direction vers laquelle on meut le système éducatif[2].

Ainsi, pour atteindre cet objectif, les apprentissages sont tournés vers les compétences évaluées par PISA. L’accent est donc mis sur les compétences en lecture, mathématiques et en sciences. En outre, les élèves sont habitués à une approche pragmatique des savoirs et à une méthode d’évaluation propre à cette enquête internationale, les programmes incluant des questionnaires PISA comme exemples à pratiquer en classe.

La première place de l’Estonie en lecture et en sciences et sa troisième place en mathématiques ne doivent toutefois pas être déniées, même si, comme nous venons de le voir, ces performances sont à relativiser.

Les champions en équité

Si les tests PISA sont très critiquables comme mesures des performances moyennes comparées des différents systèmes scolaires, ils offrent en revanche une base de données très utile pour analyser l’équité des différents systèmes éducatifs.

Ainsi, année après année, l’on peut malheureusement constater que la Belgique, tant du côté francophone que du côté néerlandophone, occupe le peloton de tête en termes d’inéquités scolaires. En d’autres mots, c’est dans notre pays que la différence entre les performances des 25 % des élèves les plus favorisés[3] et les performances des 25% des élèves les plus défavorisés est la plus grande. Seuls la France, la Hongrie et le Luxembourg nous « devancent ».

À l’autre bout de cette échelle, se trouve l’Estonie, championne en termes d’équité scolaire. C’est donc dans ce pays que le contexte socio-économique a l’impact le plus faible sur les performances des élèves. Nuançons toutefois ce propos puisque l’Estonie doit encore relever un défi majeur : réduire l’écart entre les écoles estoniophones, très majoritaires, et les écoles russophones.

À l’instar de la Finlande érigée en modèle pendant de nombreuses années, l’Estonie pourrait nous éclairer sur les facteurs semblant favoriser une plus grande équité. Voici donc ce qui a guidé notre analyse du système éducatif estonien.

Un pays méconnu

L’Estonie compte 1,3 million d’habitants répartis sur 45 336 km2. Membre de l’OCDE depuis 2010, ce pays connait un taux de chômage relativement faible[4] (4.3% en novembre 2019) et un niveau élevé de la formation de sa population. En effet, héritière d’une « éducation à la russe », l’Estonie donne la priorité à l’éducation de ses citoyens depuis leur plus jeune âge.

Un système éducatif décentralisé et basé sur l’autonomie

Le Ministère de l’éducation et de la recherche a pour principale mission de guider les développements à long terme du système éducatif en fixant des normes nationales pour les différents niveaux d’enseignement. Il garantit ainsi la qualité de l’offre éducative, fixe les principes de financement et élabore un système d’évaluation national.

Ainsi, « conformément à la loi sur les écoles élémentaires et les écoles secondaires supérieures, les frais de fonctionnement de l’école seront pris en charge par le directeur de l’école. Dans la plupart des cas, cela signifie les gouvernements locaux. »[5]. En d’autres mots, les dépenses de l’école d’enseignement général sont couvertes par son propriétaire : les dépenses des écoles publiques[6] (très minoritaires) sont couvertes par le budget du Ministère de l’éducation et de la recherche, celles des écoles municipales par le budget de la municipalité locale et celles des écoles privées par une personne morale de droit privé.

Le nombre d’élèves sera quant à lui utilisé pour calculer le montant des subventions publiques allouées par le budget de l’État aux municipalités. Ces subventions couvriront les dépenses relatives aux salaires des enseignants, à la formation et aux manuels.

À l’échelon inférieur, les établissements scolaires sont très autonomes puisque 70% des décisions sont prises au niveau de l’école. Ainsi, le directeur gère les ressources humaines, la ventilation du budget alloué à son école et tout le côté pédagogique (choix des programmes et du matériel).

Cette autonomie va de pair avec une contractualisation liant les municipalités aux directeurs d’écoles. Cependant, contrairement aux plans de pilotage mis en place en Communauté Wallonie-Bruxelles, la confiance est au centre du processus. Cette autonomie n’est donc pas accompagnée d’un contrôle externe renforcé[7]. L’établissement scolaire et l’équipe pédagogique choisissent leur méthode d’auto-évaluation et les indicateurs retenus en fonction des spécificités de l’école. Pas question donc de poursuivre, coûte que coûte, des objectifs généraux fixés par le Ministère dans une logique de « reddition » de comptes qui risque grandement de mettre sous pression le corps enseignant.

Pour les aider dans cette tâche, des « tests d’échantillonnage », sortes d’épreuves externes non certificatives, sont effectués dans l’enseignement de base. Ces tests sont conçus par le Ministère de l’éducation et servent aux écoles, aux municipalités et au Ministère afin d’évaluer les performances et afin d’orienter les différentes politiques éducatives. Les inspections individuelles des écoles sont, quant à elles, réservées pour toute demande d’autorisation d’exercer ou en cas de plainte.

Un encadrement préscolaire « qualifié »

En Estonie, l’obligation scolaire dure jusqu’à l’acquisition de l’éducation de base (15 ans) ou jusqu’à ce que l’élève atteigne l’âge de 17 ans.

Cependant les collectivités locales sont tenues, si les parents le souhaitent, de donner à tous les enfants âgés de 1,5 à 7 ans la possibilité de fréquenter un établissement d’accueil préscolaire.

Ainsi, les enfants de moins de 4 ans peuvent fréquenter des crèches ou des milieux d’accueil financés, en grande partie, par les collectivités locales (les parents reçoivent une allocation qui varie selon les régions).

Les enfants entre 4 et 7 ans sont, quant à eux, accueillis dans des centres d’éducation de la petite enfance, également subsidiés par les collectivités locales. Dès lors, même si cet enseignement n’est pas obligatoire, 93.6%[8] des enfants de 4 ans fréquentaient le préscolaire en 2016-2017.

Les enseignants travaillant dans ces centres doivent être titulaires d’une licence en « éducation de la petite enfance » et doivent suivre le programme national qui met l’accent sur sept aspects du développement de l’enfant dont les arts, la musique, la motricité, le langage et les mathématiques. En outre, une attention particulière est portée aux enfants qui ne parlent pas l’estonien à la maison : un apprentissage, dès l’âge de 3 ans, est mis en place pour ces enfants permettant ainsi de bien préparer leur entrée dans l’enseignement obligatoire.

Une école proposée à tous

Pour chaque enfant en âge de scolarité obligatoire (7 ans), la commune de résidence assure une place dans l’école la plus proche du domicile. Cette désignation d’école tient aussi compte de l’école fréquentée par les autres enfants de la même famille et, si possible, des souhaits émis par les parents. Les écoles sont quant à elles obligées d’accepter tous les enfants affectés en leur sein.

Les parents peuvent cependant demander à fréquenter un autre établissement : une autre école du quartier s’il y a de la place, une école sélective[9] ou une école privée. Cependant l’offre d’écoles privées est très restreinte puisqu’elle ne concerne que 5% du nombre total des écoles, ce qui réduit fortement toute tendance au développement d’un marché scolaire tel que nous le connaissons en Belgique.

Cette politique d’inscription régulée par les pouvoirs locaux rejoint d’ailleurs fortement le projet émis par l’Aped[10] qui, selon nous, permettrait une plus grande mixité dans les écoles. Cependant, il nous semble important d’adjoindre au seul critère de proximité un critère de mixité sociale. Il est aussi important de souligner que, en Estonie, la proposition d’une école se fait dès la première primaire et non en première année de l’enseignement secondaire comme en Belgique. Cette mesure nous semble essentielle car c’est dès le début de la scolarité que les inégalités entrent en jeu, c’est donc dès le début qu’une politique volontariste de mixité doit être mise en vigueur.

Enfin, afin de garantir le droit constitutionnel à l’enseignement général gratuit pour tous les élèves, une aide du budget de l’État est allouée à égalité aux écoles municipales et privées. Cette aide couvre toutes les dépenses liées tant aux salaires des enseignants qu’aux manuels scolaires, aux aides à l’étude ou aux frais de repas des élèves. L’enseignement estonien est donc largement financé, ce qui réduit le nombre d’élèves occupant des places payantes et, par là même, toute discrimination d’accès liée à l’indice socio-économique de l’élève.

Un véritable tronc commun de longue durée

L’enseignement de base (« põhiharidus») s’étend sur 9 années[11], de 7 à 15 ans dans un enseignement largement public (cf supra). Habituellement, l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire inférieur sont regroupés en une seule phase d’éducation dans des écoles de base. Toutefois, les années 1 à 6 peuvent être parfois aussi proposées dans des écoles séparées, ce qui permet d’assurer une meilleure accessibilité aux apprenants des zones rurales dans un pays comptant 29 habitants au kilomètre carré[12].

Cette séparation géographique entre les années du tronc commun et le secondaire supérieur nous semble essentielle. En effet, le fait de regrouper ces 9 années d’étude évitera une rupture trop brutale entre le primaire et le début du secondaire. En outre, l’entrée dans le secondaire inférieur dans une école n’organisant que du qualifiant dans le secondaire supérieur pourrait davantage prédestiner l’élève à suivre cette filière qualifiante dans la suite de ses études. La séparation permet donc d’éviter un certain déterminisme.

Un tronc commun polytechnique

Le contenu de ce tronc commun s’approche fortement de la vision polytechnique tant désirée par l’Aped. En effet, à côté de disciplines assurant une solide formation « classique », figurent des « domaines » permettant de développer une plus grande compréhension du monde dans toutes ses dimensions.

Les matières obligatoires dispensées au sein du tronc commun ne varient pas au sein d’un même « niveau »[13], mais de nouvelles matières s’ajoutent au fur et à mesure, suivant les développements cognitifs des élèves. Ainsi les enfants de 7 à 9 ans (niveau 1) auront tous un nombre prédéterminé d’heures d’estonien, de mathématiques, de sciences, d’une langue étrangère (à choisir entre le russe, l’anglais, le français ou l’allemand) mais aussi un nombre déterminé d’études humaines et sociales, d’arts, de musique, d’éducation physique et de formation professionnelle et technologique. D’autres matières seront ajoutées au niveau 2 (l’histoire, une deuxième langue étrangère) et d’autres encore au niveau 3 (la physique, la biologie, la chimie, la géographie). Ce curriculum obligatoire garantit donc un vrai tronc commun tout au long des 9 années de l’enseignement de base offrant à tous les élèves, quelles que soient leurs origines sociales, la même formation générale.

La formation citoyenne n’est, quant à elle, pas oubliée dans ce tronc commun. En effet, le domaine couvrant les « études humaines et sociales » comprend tant des cours d’histoire que des cours d’éducation personnelle, sociale et sanitaire et des cours d’éducation à la citoyenneté. Ceux-ci permettront, par exemple, de développer les capacités à comprendre les causes et les effets des changements dans la société, d’apprendre à se forger des opinions personnelles, d’apprendre à être un citoyen actif et responsable, de développer un certain intérêt pour l’environnement ou de valoriser les notions de liberté, de dignité humaine, d’égalité,…[14]

Le domaine de la technologie permettra aux élèves de choisir et d’analyser les solutions techniques à leur disposition et d’identifier les impacts et risques qui y sont associés, d’appliquer les principes de base d’une alimentation saine, de faire face aux tâches ménagères, d’avoir un aperçu des professions passées et présentes associées aux technologies ou encore de connaitre les possibilités de formation dans le domaine de la fabrication et de la transformation.

Enfin, le domaine de la formation professionnelle permettra aux élèves de mieux s’orienter grâce à une meilleure connaissance d’eux-mêmes, des métiers et des possibilités éducatives.

Ce tronc commun s’approche sensiblement de celui tant souhaité par l’Aped : une formation classique solide et ambitieuse liée à une éducation active précieuse pour développer les valeurs et les comportements nécessaires à l’émancipation de tous.

Une prise en charge pédagogique après la journée scolaire

La journée scolaire des élèves en enseignement de base (année 1 à 9) est variable selon l’année fréquentée. Ainsi, généralement, les élèves de 7 ans, en classe 1, peuvent avoir cours de 8h30 à 14h20 ou jusqu’à 12h. Les élèves de 15 ans, en classe 9, auront quant à eux des journées un peu plus longues qui, globalement, s’arrêtent vers 15 heures.

Cependant, la prise en charge des enfants ne s’arrête pas à la fin de la dernière heure de cours. En effet, le gouvernement estonien accorde une grande importance aux activités extra-scolaires qui se déroulent soit au sein de l’école soit dans des « écoles de loisirs ».

Ainsi, au sein de l’école, le directeur, à la demande des parents, est amené à organiser des « groupes de longue journée » (« Pikapäevarühmad ») dans lesquels les élèves s’inscrivent. Les activités couvrent différents domaines : le soutien pédagogique, les arts, la nature, la musique, la danse, la technologie, le sport, la culture générale, …

Ces activités sont aussi accessibles dans des « écoles de loisirs » municipales ou privées où l’on retrouve le même genre d’activités.

Il est important de souligner que tous les organismes en charge de ces activités extrascolaires sont certifiés par le Ministère estonien de l’éducation et de la recherche et qu’un encadrement légal a été mis en place au niveau fédéral dans le « Basic Schools and Upper Secondary Schools Act », la « Loi sur les Écoles Élémentaires et les Lycées »[15].

En outre, chaque municipalité s’engage à travers une « Procédure de soutien à l’éducation et aux activités de loisirs » qui définit, entre autres, le montant des subventions et les différentes interventions offertes aux citoyens.

Ce dernier point est essentiel car, sans l’intervention financière de la municipalité, ces activités extrascolaires ne seraient pas accessibles à tous et seraient des facteurs puissants d’inégalités. Ainsi, la municipalité rurale de Kose[16] couvre 100% des frais et offre le transport éventuel vers les écoles de loisirs, ce qui est le cas de quasi toutes les municipalités.

Cet encadrement extrascolaire nous semble fondamental et l’Aped en a fait une partie essentielle de son « programme » à travers la dimension « école ouverte » que nous prônons depuis de nombreuses années. Il nous semble en effet qu’un rapport positif à l’école suppose que celle-ci soit un lieu de vie ouvert en dehors des cours et proposant une variété d’activités allant de l’aide aux devoirs jusqu’au sport, au bricolage, au jardinage, à la danse ou à la culture. Enfin, l’intervention municipale lève le frein aux inégalités telles que nous les connaissons dans notre pays. En effet, en Belgique, les activités extra-scolaires sont à charge des parents tant dans leur organisation pratique que dans le financement, laissant dès lors de côté de trop nombreux enfants issus de milieux défavorisés.

Un enseignement secondaire supérieur bien fréquenté

Après le certificat d’études d’enseignement de base, s’offrent aux élèves deux choix : le lycée (« gümnaasium ») pour poursuivre une formation générale ou un établissement de formation professionnelle (« kutseõppeasutus »). Ces deux cycles d’enseignement secondaire supérieur se déroulent sur 3 années.

Un fait est tout particulièrement notable : 70% des élèves continuent leur scolarité dans l’enseignement secondaire supérieur général et 26 %[17] seulement choisissent la formation professionnelle. Ces chiffres offrent un contraste saisissant par rapport à notre pays où près de la moitié des élèves se retrouvent, souvent au terme d’un parcours de relégation, dans l’enseignement qualifiant[18].

Par ailleurs, la filiarisation estonienne n’est en rien comparable à notre système belge puisque, au terme de cet enseignement secondaire supérieur, tous les élèves estoniens obtiennent le même niveau de qualification[19] leur donnant le droit de fréquenter l’enseignement supérieur.[20]

Cette équivalence de niveau de qualification permet donc de ne pas creuser les inégalités entre ces deux filières et, par là même, de moins dévaloriser la formation professionnelle.

Pour conclure

Cette analyse du système éducatif estonien, quoique partielle, met en évidence certains facteurs permettant à ce pays d’être champion en termes d’équité.

L’Estonie investit effectivement dans son école garantissant dès lors à chaque enfant un accueil préscolaire et un enseignement de base, dès l’âge de 7 ans, dans une école proche de son domicile. Cette politique d’inscription réduit la concurrence entre des écoles, essentiellement financées par les pouvoirs publics, et permet une plus grande mixité dans la population scolaire.

Grâce à un vrai tronc commun jusque 15 ans, les enfants, quelle que soit leur origine sociale, connaissent le même cursus alliant culture « classique » et citoyenne. Encadrés par du personnel qualifié (licence en éducation de la petite enfance pour le préscolaire et maitrise pour les professeurs de matières dans l’enseignement de base), les élèves, au terme de 9 années d’enseignement de base, peuvent établir un choix entre deux filières qui permettent toutes deux d’atteindre le même niveau de qualification et d’accéder à l’enseignement supérieur.

Enfin, grâce à un accueil extrascolaire subsidié par les pouvoirs publics, tous les enfants ont accès à des activités éducatives et de loisirs qui ne sont plus seulement réservées à une tranche de la population plus favorisée.

Nous sommes dès lors loin des caractéristiques de l’enseignement de la Fédération Wallonie Bruxelles qui ne régule que très peu son système d’inscription, qui n’offre pas de véritable tronc commun, qui trie ses élèves via des réseaux, des redoublements et des filières très hiérarchisées et qui s’enfonce dans un quasi-marché scolaire préjudiciable à toute équité.

Quelles que puissent être les limites de l’expérience estonienne, limites évoquées au début de cet article, une école moins inégalitaire et plus performante est possible. L’Estonie en est la preuve !

  1. Hirtt Nico, « Petites leçons de PISA 2018 : inégalités, ségrégations et marché scolaire », 9 décembre 2019.
  2. Ces mêmes objectifs d’amélioration des résultats aux tests PISA ont tout récemment été intégrés aux objectifs généraux de la FWB. Les écoles doivent en tenir compte lors de l’élaboration de leur plan de pilotage (cf. décret du 9/08/2018).
  3. La dénomination élèves favorisés et défavorisés renvoie à la mesure de l’indice SESC (Indice de Statut Économie, Social et Culture) calculé grâce aux questionnaires contextuels que les élèves doivent remplir lors de chaque édition PISA.
  4. À titre comparatif, la Belgique compte 11,4 millions d’habitants répartis sur 30 688 km2. Son taux de chômage, en décembre 2019, était de 5.4% (Eurostat).
  5. Republic of Estonia – Ministry of Education and Research – Financing sur http://bit.ly/2HQ7F0h
  6. Les écoles dites « publiques » sont les écoles organisées par l’État.
  7. Ce contrôle est et sera exercé tant par les Directeurs de Zone que par les Délégués aux Contrats d’Objectifs (DCO) en Communauté Wallonie-Bruxelles.
  8. À titre comparatif, le taux de scolarisation des élèves âgés de 3 à 5 ans, en Belgique, est de 97% pour les enfants domiciliés en Région wallonne et de 73% en Région de Bruxelles-capitale (cf. Indicateurs de l’Enseignement 2019).
  9. École avec examen d’entrée.
  10. HIRTT Nico, « Concilier libre choix de l’école et mixité sociale ? C’est possible », publié le 12 mai 2018 sur le site de l’Aped (bit.ly/2SMNdTa).
  11. Au terme de ces 9 ans, les élèves passent un certificat de fin d’études d’enseignement de base qui donne le droit de continuer des études secondaires supérieures.
  12. À titre comparatif, le taux de densité de la population belge s’élève à 372 habitants au mètre carré.
  13. L’enseignement de base est divisé en 3 niveaux de 3 années couvrant ainsi les 9 années de l’enseignement de base obligatoire.
  14. Ces différents contenus de matières sont présentés de manière exhaustive dans le « Programme national de l’enseignement de base » de l’Estonie (http://bit.ly/39Wnhva)
  15. Voir le § 38 (« Long Day Group ») et § 40 (« hobby activities at school »)
  16. Petit bourg faisant partie de la région d’Harju au Nord de l’Estonie.
  17. Musset, P., et al. (2019), « Vocational Education and Training in Estonia, OECD Reviews of VocationalEducation and Training », OECD Publishing, Paris, p. 15. https://doi.org/10.1787/g2g9fac9-enIdem, p. 16.
  18. En 2019, 127 630 élèves fréquentaient les deuxième et troisième degrés de transition tandis que 105 620 élèves fréquentaient le qualifiant. Il faut ajouter à cela 9289 élèves des CEFA. (cf « Indicateurs de l’Enseignement 2019 » publiés par la FWB).
  19. Les filières générale et professionnelle permettent d’acquérir une qualification de niveau 4 du cadre européen des certifications (CEC).
  20. En Belgique, au terme d’une 6ème professionnelle, les élèves sont obligés de fréquenter une 7ème année afin d’acquérir le CESS leur donnant accès aux études supérieures.

 

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