APED en RAP vragen verbod commercieel spel van ING in (Franstalig) lager onderwijs

Facebooktwittergoogle_plusmail

De bank ING lanceert via internet een nieuw spel ten behoeve van de oudste leerlingen van het lager Franstalig onderwijs. Het spel met de naam “Le compte est bon” heeft als doel “de kinderen te leren omgaan met de wereld van het geld en hen vertrouwd te maken met bankactiviteiten en courante financiële verichtingen als aankopen, leningen, sparen en investeringen”. Als bekroning van het klaswerk stelt de ING een klasbezoek aan zijn plaatselijk filiaal voor.

Tegen dit commercieel “pedagogisch” spel wordt geprotesteerd. De verbruikersorganisatie CRIOC wijst er op dat artikel 41 van het Schoolpact van 1959 dat commerciële publiciteit in de scholen verbiedt, wordt geschonden. ING omzeilt het schoolpact door dit spel niet naar de scholen maar naar de onderwijzers te versturen. De CRIOC heeft klacht neergelegd bij de bevoegde federale diensten omdat ING de gedragscode tav jeugdige verbruikers niet naleeft.

APED (Appel pour une école démocratique) en RAP (Résistance à l’Aggression Publicitaire) wijzen er in een gezamenlijk communiqué (zie www.ecoledemocratique.org) op dat de publiciteit zich meer en meer op kinderen richt.

“Het leerplichtonderwijs heeft niet als missie om leerlingen (in dit geval) te leren houden van geld maar wel om toekomstige burgers te vormen die gecultiveerd, geëmancipeerd zijn en drager zijn van een scherpe kritische geest”. APED en RAP vragen dat de commissie die door onderwijsminister Marie Arena is opgericht om artikel 41 van het Schoolpact te doen naleven, dit commercieel spel in de scholen verbiedt.

In zijn editie van 29 december 2006 wijdt La Libre Belgique een artikel aan deze zaak onder de titel “Een poging van bankmarketing in de klassen leidt tot een polemiek”.

Hieronder het artikel van Monique Baus in La Libre Belgique (29 december 2006)

Une tentative de marketing bancaire dans les classes suscite la polémique

Un jeu pédagogique sponsorisé par une banque fait l’objet de vives critiques. La commission de contrôle de la Communauté française devrait être saisie du problème.
Un nouveau produit publicitaire débarque dans les classes primaires et fait grincer des dents.
Après les céréales et autres chaînes d’alimentation rapide à l’origine de projets scolaires éducatifs basés sur la bonne santé, après la distribution aux élèves d’échantillons de marques sous forme de packs, voici que le secteur bancaire se lance à son tour dans le marketing à l’école.

Public cible, toujours : les élèves de l’enseignement fondamental. Objectif avoué de la démarche : “permettre aux enfants de se familiariser en jouant avec le monde de l’argent, le fonctionnement de la banque et des opérations financières courantes, telles que l’achat, l’emprunt, l’épargne et l’investissement”.

“Le compte est bon”

Alors, qu’est-ce qui cloche ? “Nous ne cessons de la dénoncer, et pourtant la marchandisation de l’école poursuit son oeuvre funeste”, répondent l’association Appel pour une école démocratique (Aped) et le collectif Résistance à l’agression publicitaire (Rap) qui montent au créneau pour dénoncer l’initiative.

De quoi s’agit-il ? D’un jeu intitulé “Le compte est bon !” Conçu par les spécialistes de K’X Creations, des élèves, des enseignants et les consultants jeunes du réseau bancaire sponsor, ING, il est gratuitement à disposition des enseignants, sur simple demande par Internet. Le principe est tout simple : la classe est divisée en familles qui doivent (apprendre à) gérer leurs fonds le plus judicieusement possible en accomplissant des tâches concrètes.
Le jeu est étroitement associé aux leçons d’arithmétique. Et, pour le rendre très concret, le projet prévoit également la visite d’une agence bancaire… ING évidemment.

“Plusieurs études ont démontré que les enfants sont des cibles de choix pour les publicitaires, car particulièrement influençables”, relèvent l’Aped et le collectif Rap.
“Faut-il encore rappeler que l’école obligatoire n’a pas pour vocation d’apprendre aux élèves à aimer l’argent, mais d’en faire de futurs citoyens cultivés, émancipés, à l’esprit critique aiguisé, et porteurs de changements sociaux bénéfiques.”
Et d’accuser : “Au contraire, cette initiative privée ne vise qu’à en faire des consommateurs disciplinés”.

Une commission en attente

L’Aped et le collectif Rap attendent donc la réaction de la toute nouvelle Commission mise en place cet automne par le gouvernement de la Communauté française pour faire respecter l’article 41 du Pacte scolaire qui interdit les activités commerciales dans les écoles.
Commission qui n’est pas encore concrètement entrée en action, comme en attestent les nombreux produits “pédagogiques” promotionnels qui sont mis à disposition des enseignants à travers un simple “clic”.