Beaucoup d’enseignants se sont retrouvés un peu déprimés, voire choqués, en lisant dans Le Soir du 21 janvier, l’article consacré au rapport établi par le Service général de l’Inspection au terme de l’année scolaire 2008-2009. Pourtant, ce n’est pas eux qui devraient se sentir visés au premier chef. Car la plupart des points noirs dénoncés par l’inspection ne sont pas le fruit de déficiences de la part des professeurs ou des instituteurs, mais plutôt le résultat inévitable des terribles carences au niveau des programmes, des socles et des compétences terminales sensés guider leur action pédagogique.
L’Aped fait partie de la « Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire ». Cette plate-forme lance une grande campagne intitulée « L’Ecole en Questions ». Elle a pour but de mettre sur la place publique tous les questionnements légitimes à propos de notre système d’enseignement. Et ceci sans tabou. Journée de lancement : le samedi 6 février 2010. A vos agendas !
Nous rassemblons ici quelques notes pour un lexique de pédagogique critique. Il s’agit d’une initiative conjointe de Giovanni Galli (qui tient à jour la version italienne de ce lexique) et de Nico Hirtt. Si d’autres contributeurs souhaitent participer à l’initiative, qu’ils se fassent connaître !
En mettant fin aux passe-droits, aux refus arbitraires d’inscriptions, aux réglementations-maison connues de quelques privilégiés seulement... le nouveau décret inscriptions constitue assurément un progrès par rapport à la situation que nous connaissions « jadis », c’est-à-dire avant Arena et Dupont. Mais peut-on pour autant parler d’une révolution ?
L’école-entreprise, tel semble bien être l’objectif des nouveaux réformateurs de l’école à l’ère néolibérale et sécuritaire. Ne serait-il pas temps de faire de l’école une machine « efficace », de la soumettre à la saine pression concurrentielle du marché, à l’évaluation généralisée des résultats, à la surveillance numérique des élèves et des professeurs, au dépistage des comportements anormaux ? L’heure n’est plus à la démocratisation de la culture, elle est à la croissance de la productivité des enseignants et à leur mutation en hommes d’entreprise.
Les causes de l’inégalité scolaire, particulièrement en Belgique, sont désormais bien identifiées : quasi-marchés, sélection précoce, encadrement, facteurs pédagogiques... Pourtant, tous ces éléments laissent dans l’ombre une question plus fondamentale : à bien y réfléchir, notre société a-t-elle vraiment besoin d’une école démocratique ? Cette interrogation renvoie à un questionnement plus élémentaire encore : à quoi sert donc l’école ?
Un des plus beaux livres qu’il nous ait été donné de lire, tant il est habité par la dignité et la solidarité de femmes ... qui auraient sombré dans l’oubli sans l’oeuvre admirable de la regrettée Dulce Chacon.
Le Forum mondial de l’Éducation Pour Tous (2000) et la définition des objectifs du millénaire pour le développement (2001) ont été organisés au moment où la République Démocratique du Congo était plongée dans un conflit armé qui a partitionné le pays en plusieurs territoires administrés par des seigneurs de guerre. Ainsi, par rapport à d’autres nations, la RD. Congo est mal partie pour réaliser les objectifs de l’Éducation Pour Tous (EPT) et ceux du millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015.
La ministre de l’Education, Marie-Dominique Simonet, vient de faire connaître son projet de décret sur les inscriptions scolaires. Celui-ci apporte une solution à quelques uns des problèmes techniques apparus avec les décrets Arena et Dupont. Malheureusement, sur les deux questions centrales — la mixité sociale et l’incertitude pour les parents — il ne propose que des avancées beaucoup trop timides. Dans le texte ci-dessous, nous rappelons notre analyse et nos propositions en la matière, telles que nous les avons formulées le 16 octobre dernier, lors de l’audition organisée par Mme Simonet au Parlement de la Communauté française.
Voici le compte rendu de l’atelier consacré aux inscriptions scolaires, à l’occasion des « Six Heures pour l’Ecole démocratique », le 17 octobre 2009 à Bruxelles. Les intervenants étaient Chantal Massaer d’Infor-Jeunes Laeken, Nico Hirtt de l’APED.