Les 6h pour une École démocratique, c’est le 16/11

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Le 16 novembre, l’Aped vous invite à ses traditionnelles « 6 heures pour une École démocratique ». Les « 6 Heures » seront une formidable occasion de se former, de partager, de rencontrer des collègues ou futurs collègues de tout le pays, de tous les niveaux et réseaux dans une ambiance chaleureuse et autour d’un délicieux repas.

Comme tous les deux ans, nous proposons un vaste choix d’ateliers, qui vous permettront d’approfondir cette idée qui est au centre de notre action : l’école et les savoirs sont des outils essentiels pour s’attaquer aux injustices, aux inégalités ou aux défis environnementaux. Avec la participation de nombreuses personnalités du monde associatif et politique ou de la recherche.

L’inscription préalable est vivement souhaitée.


Aperçu du programme :

Une description détaillée des ateliers est disponible plus bas ou en cliquant sur les titres des ateliers.

9h : accueil. Café, stands de livres et d’associations progressistes

10h-12h : première série d’ateliers

12h-14h : repas de midi
Grand buffet « Mezzé syrien » et diverses prises de parole en séance plénière

14h-16h : deuxième série d’ateliers

(Des ateliers néerlandophones sont organisés en parallèle. Vous en trouverez la description sur www.democratischeschool.org)


Participation aux frais :

En cas d‘inscription et paiement avant le 11 novembre :

  • tarif ordinaire : 14 €
  • membres Aped : 10 €
  • étudiants : 10 €

En cas de paiement sur place : 20 €


Adresse du jour

Dans les locaux de l’Institut St Julien Parnasse
Avenue de l’église St Julien 22, Bruxelles (Auderghem)
métro Hankar ou Delta, parking Delta



Description détaillée des ateliers

10h-12h : première série d’ateliers

1. L’école face au dérèglement climatique

Quelles sont les connaissances des élèves à propos des enjeux climatiques à la fin de la scolarité obligatoire ? L’Aped a récemment mené l’enquête auprès de plusieurs milliers de jeunes de 5ème, 6ème et 7ème années de l’enseignement secondaire, tant au nord qu’au sud du pays. Cet atelier sera l’occasion d’une présentation synthétique des résultats de cette enquête. Une fois cet état des lieux dressé, le Pr. Jean-Pascal van Ypersele proposera ses analyses quant à la situation et donnera son point de vue sur le rôle que l’école pourrait … devrait jouer dans cette problématique. Un temps sera ensuite consacré aux échanges entre le public et les intervenants.

Intervenants : Jean-Pascal van Ypersele (Professeur à l’UCLouvain et ancien Vic-Président du GIEC) et Olivier Mottint (enseignant et militant Aped)

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2. Les inégalités scolaires sont-elles solubles dans le Pacte d’excellence ?

Le Pacte d’excellence est-il en mesure de réduire les inégalités sociales dans l’enseignement et de répondre aux exigences d’une école démocratique et émancipatrice ? Cette question divise les forces progressistes œuvrant dans le champ de l’éducation. Pour les uns, le Pacte, bien que critiquable sur certains points, est une occasion à saisir pour changer les choses. Pour les autres, le Pacte risque de conduire au résultat contraire des objectifs d’équité affichés. Pierre Waaub (CGé) et Nico Hirtt (Aped) en débattront, entre eux et avec vous, sous la férule experte de Marc Demeuse (UMONS).

Débat entre Pierre Waaub (CGé) et Nico Hirtt (Aped), modéré par Marc Demeuse (UMONS).

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3. Mathématiques et multiculturalisme

Les mathématiques sont universelles aujourd’hui, mais cela n’a pas toujours été le cas. Elles ont en effet des origines et des développements divers, dans l’espace et dans le temps. Après quelques exemples choisis dans son livre « Mathématiques Multiculturelles » (éditions HE2B, 2018), Jean-Michel Delire (mathématicien et spécialiste d’histoire et philologie orientales) débattra sur la question de l’intérêt pour les élèves de placer les mathématiques dans une perspective historique, … multiculturelle.  

Intervenants : Jean-Michel Delire (mathématicien et spécialiste en histoire et philologie orientales) et Pierre Delire (coordinateur-animateur à l’asbl « Bouillon de Cultures »)

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4. L’éveil de la pensée critique chez l’enfant en histoire et géographie.

La pensée critique n’est pas spontanée. L’état de conscience de l’enfant est inféodé aux idées des adultes, parents et éducateurs, mais aussi aux messages véhiculés par les médias. Il développe son savoir au gré des sensations qui le submergent. La compréhension du monde qui l’entoure ne lui sera réellement accessible qu’à partir du moment où il apprendra à relier entre elles les connaissances acquises, à s’interroger sur la véracité et la résistance des idées et concepts qui lui sont soumis. Il doit pour cela oser bousculer la certitude des valeurs, apprendre à interroger son propre cheminement de pensée. L’intégration des notions de temps et d’espace, et plus tard, l’étude de la géographie et de l’histoire prendront davantage de sens à ses yeux si cela lui permet de porter un regard critique sur le monde. Cette ouverture au raisonnement et à des modes de pensée de plus en plus complexes lui donneront légitimité pour agir sur son environnement. Lors de cet atelier, la présentation d’expériences pédagogiques vécues avec des enfants du maternel au début du secondaire, servira de base à une réflexion plus large sur les enjeux du développement de la pensée critique à l’école

Intervenant : Marc Jansen (instituteur et militant Aped)

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5. Parler des conflits aux jeunes, est-ce difficile ?

Fake news, guerres de propagande ou théories du complot : plus aucune actualité ne semble à l’abri de ces controverses. À quoi, à qui peut-on se fier ? Comment décrypter l’actualité. Le journaliste d’investigation Michel Collon donnera des pistes pour aborder ces sujets en classe sur le mode « conférence participative »

Intervenant : Michel Collon (Investig’Action)

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6. Le salut par l’alternance ?

Philippe Hambye (UCLouvain) et Jean-Louis Siroux (ULB) décortiquent un modèle qui fait l’unanimité : l’enseignement en alternance. Allant à contre-courant des discours de promotion du rapprochement école-entreprise, ils interrogent les bienfaits que l’on prête à cet enseignement et les finalités qu’il poursuit. 

Intervenants : Philippe Hambye (sociolinguiste et professeur à l’UCLouvain) et Jean-Louis Siroux (sociologue et chargé de cours à l’ULB)

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7. Les enfant-soldats, une invention du 21ème siècle ?

On indique régulièrement que notre époque cruelle a engendré l’horrible phénomène des enfants-soldats. Mais s’agit-il vraiment d’une nouveauté ? Ou la nouveauté ne provient-elle que de la médiatisation actuelle d’un phénomène bien moins exceptionnel que ce que l’on pourrait croire ? Anne Morelli (ULB) éclairera l’actualité à la lumière de nombreux exemples historiques d’époques et de lieux divers

Intervenante : Anne Morelli (docteur en histoire contemporaine, professeure à l’ULB)

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8. Pourquoi étudier Vygotski au XXIe siècle ?

Lev Vygotski est surtout connu dans les milieux de l’enseignement et de la psychopédagogie pour sa théorie sur la « zone proximale de développement ». Mais celui qu’on surnomme « le Mozart de la psychologie soviétique » a aussi bouleversé profondément cette science, de 1924 à 1934, avant d’être emporté par la tuberculose. 
Après s’être lancé corps et âme dans la lutte pour l’alphabétisation, il se fait remarquer en 1924, au congrès national de psychologues, par un discours intitulé « la conscience est un problème du comportement. ». L’école historico-culturelle qu’il fonde avec Luria et Léontiev intègre le meilleur des diverses écoles de psychologie mondiale de son époque en une synthèse originale, basée sur le marxisme.
Aujourd’hui les travaux de Vygotski redeviennent d’actualité dans des questions aussi diverses que la pratique d’une deuxième langue, le rôle des média, l’addiction aux smartphones et tablettes ou l’intelligence artificielle. Mais parfois on abuse de Lev Vygotski, comme lorsqu’il se fait recruter au nom de l’approche par compétences.

Intervenant : Johnny Coopmans (psychologue, auteur de Lev Vygotski, 1896-1934: Un psychologue marxiste moderne)

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14h-16h : deuxième série d’ateliers

 

9. L’enseignement bilingue à Bruxelles

L’enseignement bruxellois est inadapté à la réalité multilingue de la ville. Les écoles néerlandophones et francophones à Bruxelles doivent s’adresser désormais à une population hétérogène d’étudiants dont beaucoup ne sont ni néerlandophones, ni francophones. Plus de 90 % des Bruxellois, rejoints par une majorité de partis politiques, sont favorables à l’enseignement bilingue. Les écoles secondaires ont déjà la possibilité d’organiser un enseignement en immersion. Voulant aller plus loin, l’Athénée Royal Jean Absil et le Koninklijk Atheneum Etterbeek souhaitent organiser ensemble un enseignement multilingue. Mais les défis juridiques, financiers et institutionnels sont énormes…

Cet atelier est évidemment bilingue ! Traduction simultanée prévue.

Intervenants :  Guy Vanhengel (Open VLD), Philippe Van Parys (philosophe et économiste, Oxford et UCL), Piet Van de Craen, (linguiste VUB), Patrick Declercq (directeur de Koninklijk Atheneum Etterbeek), Jean-Pierre Kerckhofs (député PTB au Parlement bruxellois et au Parlement de la fédération wallonie-Bruxelles).

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10. Quelles pratiques pour une école égalitaire et efficace ?

Cet atelier sera l’occasion de faire le point sur les recherches portant sur l’efficacité des approches pédagogiques : quelles sont celles qui permettent au plus grand nombre d’élèves de bien apprendre, indépendamment de leurs caractéristiques initiales ? Quels principes généraux et quelles implications concrètes les enseignants peuvent-ils tirer de ces recherches dans leur classe ? Qu’entend-on par « enseignement explicite », quels sont les lignes de force et les atouts de ce modèle pédagogique ? Un moment sera ensuite octroyé aux participants pour poser leurs questions et débattre avec l’intervenante.

Intervenante : Marie Bocquillon (assistante-doctorante à l’UMons)

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11. L’écriture égalitaire

Le langage n’est pas neutre, il exprime et façonne une réalité sociale donnée. Le langage, c’est le miroir d’une société et de son époque. Ainsi, la plupart des règles grammaticales toujours en vigueur de nos jours ont été prescrites au 17e siècle par des grammairiens soucieux à la fois d’uniformiser les pratiques langagières, d’imposer au peuple le français de Paris et du Roi… et d’inscrire la suprématie des hommes sur les femmes dans la langue écrite, avec une règle comme « Le masculin l’emporte sur le féminin ». Aujourd’hui, une autre manière d’écrire le monde est possible : l’écriture égalitaire. Mais comment ? Quelles sont les différentes manières d’écrire autrement ? Et surtout avec quels effets, freins ou difficultés dans le monde scolaire ?

Intervenante : Marie-France Zicot (Formatrice CEMÉA)

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12. Les attentes des familles pauvres envers l’école

Il est bien connu que les jeunes issus des classes populaires réussissent moins bien que d’autres. Mais pourquoi ? Certes les causes sont multiples. Mais Christine Mahy (Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté) nous expliquera que, parmi elles, la manière dont les établissements fonctionnent, mais aussi les éléments structurels de notre système éducatif (comme la non-gratuité par exemple) sont des obstacles importants à l’épanouissement de ces jeunes à l’école. Et qu’ils contribuent au contraire à faire de celle-ci un lieu de souffrance plutôt que d’émancipation

Intervenante : Christine Mahy (Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté)

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13. Éducation à l’esprit critique

L’éducation à l’esprit critique c’est donner la culture nécessaire, refuser l’argument d’autorité, être capable d’analyser des informations et de se poser les bonnes questions car l’esprit critique ne s’exerce pas dans le vide.
Comment l’école peut-elle aider à le construire ?

Intervenante : Michèle Janss (enseignante et militante Aped)

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14. École entre pilotage et marchandisation

Plans de pilotage, contrats d’objectifs, responsabilisation, autonomie, quelques concepts chers au Pacte d’excellence analysés au travers du prisme de la marchandisation de l’école.

Intervenants : Marc JansenPierre-Yves HenrottayCécile Gorré (enseignants et militants Aped)

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15. Migrants et droits humains

Les centres fermés et les rapatriements forcés, la politique honteuse et sécuritaire des gouvernements successifs, nient les droits humains les plus élémentaires. Violence, blessures et vies brisées en sont le lot quotidien. Nous revendiquons une politique d’asile et d’immigration qui respecte les Droits Humains, qui décide d’accueillir dignement ceux qui ont fui la guerre, les persécutions, la misère.
Conscients que les centres fermés et les expulsions font partie d’une politique globale belge et européenne, c’est d’un travail permanent et quotidien, là où l’on vit, travaille, milite, enseigne et étudie, qu’il sera question, ainsi que des savoirs nécessaires pour mener la lutte politique.

Intervenante : France Arets (CRACPE), accompagnée de témoins

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