Redynamisation et revitalisation de la pédagogie universitaire au Congo

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« L’enseignement supérieur et universitaire (E.S.U.) au Zaïre n’est pas en crise. Il est en voie de disparition. La formation dispensée, dans ses instituts et dans ses facultés, est tombée en-dessous du seuil qui permet de prétendre à une qualification professionnelle de niveau supérieur. Il y a déjà quelques années que l’E.S.U. ne produit plus de nouveaux savants, de nouveaux professeurs ou de nouveaux chercheurs ; bientôt, il ne produira plus de nouveaux universitaires. » (Verhaegen, 1986, p. 54) S’il a opéré des miracles au cours de la décennie 60, contrairement à Jésus Christ, l’E.S.U. tarde, en République Démocratique du Congo (R.D.C.), à vivre sa Pâques depuis le constat de son décès effectué par Verhaegen, il y a plus de 20 ans. Au contraire, sa décomposition s’amplifie, d’année en année, au point de ronger même ses dimensions les plus essentielles que sont la pédagogie, la bibliothèque, la formation…

S’il était possible de traiter de toute la problématique de l’E.S.U. en R.D.C., cela nécessiterait tout un volume (si pas plus). Aussi, tout en reconnaissant que le redressement de la situation de l’E.S.U. nécessite une solution globale, nous nous proposons, dans le cadre limité de cette réflexion, d’examiner essentiellement la question suivante : « Pourquoi et comment redynamiser et revitaliser la pédagogie universitaire en R.D.C. ? »
La pédagogie, on le sait, est un domaine très vaste et parfois ambigu. Elle a été considérée, à divers moments de son cheminement historique, tantôt comme un art, tantôt comme une science, tantôt encore comme une théorie pratique de l’action éducative. Cependant, comme l’affirment Georgette Pastiaux & Jean Pastiaux (2006, p. 4), aujourd’hui, on ne débat plus pour savoir si la pédagogie est un art ou une science, mais on reconnaît sa nature praxéologique et sa double visée : améliorer une situation réelle et comprendre les déterminants (psychologiques, historiques, sociaux, etc.) et les principes générateurs de l’action éducative. Pourtant, le domaine ne demeure pas moins vaste. C’est pourquoi, dans la présente réflexion, nous allons nous pencher uniquement sur deux dimensions de la pédagogie universitaire : la communication pédagogique et l’évaluation. Mais, avant tout, retraçons brièvement la genèse de l’E.S.U. en R.D.C.

Cet article compte 15 pages et de nombreux tableaux et graphiques. C’est pourquoi nous vous proposons d’en découvrir la suite en le téléchargeant au format PDF. Pour cela, veuillez cliquer sur le lien suivant :

Pedagogie_universitaire.pdf

1 COMMENT

  1. >Investir davantage dans l’éducation peut aider à réduire la pauvreté en Afrique, selon Bertrand Feumetio
    C’est l’une des leçons qu’on peut tirer à l’issue de la lecture du tout dernier livre de l’économiste camerounais Bertrand Feumetio intitulé « La pauvreté en Afrique Subsaharienne : Incursion dans les dédales d’un mal », paru aux éditions Publibook. J’ai pris un réel plaisir à lire cet ouvrage et je voudrai partager les fruits de ma lecture dans ce forum.
    En raison de son caractère multidimensionnel, la lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne est une entreprise qui relève de la mise en œuvre de plusieurs mesures en direction de secteurs ayant un impact positif sur la vie des populations, avec des actions plus pointues en direction des zones rurales ou désintégrées. Le diagnostic qu’établit Bertrand Feumetio de la pauvreté permet de considérer que si les causes de la pauvreté sont multiples, les poches les plus concentrées se situent en milieu rural. Même s’il y a lieu de relever, comme il l’explique si bien, une montée spectaculaire de la précarité en milieux urbains et ce, un peu partout en Afrique.
    Et l’intérêt de son œuvre est qu’il dresse, avec le regard et la double approche de journaliste engagé qu’il fut et d’économiste qu’il est, un tableau sans complaisance de l’état de la pauvreté en critiquant la gestion de certains gouvernements africains, dans un ton alerte, parfois incisif, mais toujours modéré. On note également que l’auteur a largement étayé ses analyses de statistiques les plus récentes des institutions financières internationales.
    Son diagnostic débouche sur des propositions concrètes pour rendre la pauvreté humainement soutenable. Les propositions faites par l’auteur dans le domaine de l’éducation ont retenu mon attention. Selon lui, il faut investir davantage dans l’éducation et propose une nouvelle conception de l’education.
    Selon celle-ci, l’Éducation est considérée comme un facteur important de développement économique. Les experts des institutions de breton Woods préfèraient l’expression  » Investir sur l’homme « . En effet, l’analyse du processus de développement économique du pays ou du degré de pauvreté, sous l’angle de l’enseignement et de la formation, s’intéresse toujours à la finalité de l’école. Cette finalité explique mieux l’unicité de l’école, du préscolaire jusqu’à l’université. Chaque cycle d’enseignement et de formation n’étant qu’une division pédagogique du processus d’apprentissage adapté à l’âge et aux connaissances préalablement acquises.

    « L’adaptation de la finalité de l’école aux préoccupations du secteur socio-économique touche principalement deux variables de l’école. Ce sont le programme d’enseignement et le personnel enseignant ; le matériel didactique, les manuels scolaires et universitaires n’étant que des outils de l’enseignant qui lui facilitent la tâche », souligne Bertrand Feumetio
    Parmi les autres propositions, celles relatives à la rationalisation des interventions des Etablissements de microfinance, à la mise en œuvre d’un réajustement institutionnel et au retour à une gestion plus saine de l’économie et des finances par les gouvernements semblent résumer l’apport de l’auteur dans un débat qui n’est pas clos…Bertrand Feumetio démontre magistralement que pour réduire durablement la pauvreté, il est important pour les gouvernements africains le développer le secteur de la microfinance.
    La profondeur, l’audace et le caractère poignant de la description que fait le Dr Bertrand Feumetio de la pauvreté dans quelques pays africains force l’admiration. La liberté de ton, dont il fait montre, peut ne pas plaire à certaines personnalités africaines vertement critiquées, au moins son mérite est d’avoir émis des opinions engagées et éloquentes dans le ton et le style qui lui sont propres. La lecture de cet ouvrage ne peut qu’être fortement recommandée.

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