Tag: Pédagogie
La science du pédagogue… et le coeur du jardinier
Les enfants en échec doivent passer par les étapes qui leur ont échappé ou qui ne leur ont pas été proposées. Avant d'en venir au “programme”, aux remédiations, il est nécessaire de mettre en place les compétences premières et les appétences psychologiques qui permettent d’accéder à la pensée et au savoir.
Pour faire face au problème très préoccupant - mais qui n'est pas nouveau - de l'échec scolaire, de nombreuses réformes ont été proposées, mais jamais évaluées ni même, semble-t-il, massivement appliquées par les enseignants. Une querelle entre modernistes et traditionalistes s'est développée, avec une "victoire" récente de ces derniers. On ne peut attendre des miracles de ce retour en arrière, car les méthodes proposées produisaient déjà un lourd échec là et quand elles étaient (ou quand elles sont encore) mises en œuvre. Christian Montelle tente d'explorer d'autres voies pour lutter contre le fléau de l'échec scolaire. Il rejette les approches mécanistes qui ne tiennent pas compte de la nature de l'enfant et appliquent des "remèdes" scientistes et technologiques à des élèves qui n'en sont que plus meurtris et humiliés. La violence engendrée par cette incompréhension empoisonne tout le monde scolaire. Un être humain n'est pas une machine dont on pourrait noter les symptômes de dysfonctionnement afin de les réparer de façon normée. Les méthodes employées pour dresser des rats, ou conditionner des hommes à un travail déshumanisé, montrent leur inefficacité : le taylorisme, le fordisme n'ont pas leur place dans l'école républicaine.
Meeting bilingue sur la mise en question du « trouble de la conduite »
Existe-t-il des signes prédictifs d’une future délinquance ?
Non ! ont répondu plus de 1600 signataires francophones et néerlandophones, psy, enseignants, intervenants...
Fin de récré. Pour une refondation de l’école
On fait tout à l'école, sauf l'essentiel ! Les différents programmes qui se sont succédés ont continué à rogner sur le français ou les...
Crise politique et éducation
Dans le contexte actuel d’inquiétude, où les Flamands et les Wallons sont dressés les uns contre les autres, je cherche des rapprochements et des contacts au sein de l’enseignement. Qui d’entre nous a intérêt à une division (du pays) ? Personne. Après une réunion à Gand, sur la crise politique belge, j’ai trouvé utile d’expliquer une initiative dans le cadre de mon travail. Je la vois comme l’une des possibilités pour réorienter l’opinion publique vers la compréhension et la solidarité entre communautés.
Les professeurs sont-ils tous d’infâmes tortionnaires ?
J'ai été très heureux, dans un premier temps, en découvrant dans les colonne du Soir du 9 avril, la Carte Blanche « Non à la...
Renforcer l’apprentissage du darwinisme
En voilà une bonne nouvelle ! La Communauté française (Wallonie-Bruxelles) investit 138 000 euros dans un projet initié par l’ULB, visant à fournir aux...
Pourquoi les performances PISA des élèves francophones et flamands sont-elles si différentes ?
Nous proposons ici une analyse des facteurs qui expliquent (ou n’expliquent pas) le grand écart de performances entre les élèves des Communautés flamande et francophone de Belgique, que l’on observe depuis plusieurs années dans les tests PISA. Nous montrons d’abord que la composition sociale et l’origine nationale des effectifs d’élèves ne permettent d’expliquer qu’une faible partie de cet écart. Nous analyserons ensuite les différences en matière de sélection (orientation, redoublements). L’assiduité des élèves lors de la réalisation des tests sera brièvement évoquée. Enfin nous mettons en évidence le rôle crucial des différences observées entre les programmes et les socles de compétences, ainsi qu’entre les moyens humains et budgétaires des deux Communautés.
Pour une alphabétisation conscientisante au Congo (RDC)
Depuis que, venu de l’Est, le vent de la perestroïka a contraint le feu Président Mobutu à décréter, en 1990, le processus de démocratisation en République Démocratique du Congo (R.D.C.), des voix ne cessent de s’élever, notamment de la part des partis politiques, des associations de la société civile et de certains responsables politiques, pour revendiquer l’organisation des programmes d’alphabétisation en faveur des adultes. La conférence Nationale Souveraine, organisée en 1992, avait, elle-même, en son temps, recommandé, à travers le rapport de la commission de l’éducation, la création des structures de lutte contre l’analphabétisme primaire et de retour à travers tout le pays. De même, l’article 44 de la nouvelle constitution de la R.D.C. promulguée le 9 mars 2006 stipule que « l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le Gouvernement doit élaborer un programme spécifique ».
Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l’école y fait-elle difficilement face ?
Le nombre d'actes de violence commis par les jeunes est-il vraiment en train d'exploser ? Ou est-ce la gravité de ceux-ci qui est de plus en plus préoccupante ? Des faits auparavant ignorés du grand public - parce qu'ils nuiraient à l'image de marque de l'école dans un contexte de quasi-marché scolaire - ne seraient-ils pas désormais (sur)médiatisés ? N'est-ce pas plutôt les bavardages continuels, le manque d'intérêt porté à l'école et les « incivilités » quotidiennes qui plombent l'ambiance de nos établissements, bien plus que des accès de fièvre certes aigus mais assez rares ? En l'absence d'études quantitatives et qualitatives vraiment fiables en la matière, du moins en Belgique, il est parfois délicat de faire la part des choses. Nous voudrions néanmoins rappeler quelques vérités, essentielles à une époque où d'aucuns voudraient exploiter le filon de la violence pour justifier des politiques de droite extrême ... et où d'autres prétendraient tout régler par un traitement strictement psychologisant.
Violence au cours : que faire ?
S'il est évident que l'essentiel des causes des violences des jeunes est à chercher dans le contexte où ils vivent (situation socio-économique, ségrégation, injustices, mauvais rapport à l'école, écoles et classes ghettos, société de l'individualisme et de la lutte concurrentielle, etc.), et qu'il ne faudra dès lors attendre aucune amélioration notable tant que de vigoureuses réformes progressistes n'auront pas été entreprises, il n'en reste pas moins vrai qu'il nous faut exercer notre métier d'enseignants et d'éducateurs, au quotidien, dans les meilleures conditions possible. Nous pensons que quelques modes de fonctionnement, quelques attitudes, en classe comme dans l'école, peuvent réduire sensiblement la tension et la violence (même si, nous le répétons, dans des contextes extrêmes, ils ne suffiront pas).















