Radios et télé : un autre traitement pour l’éducation !

Nous sommes plusieurs associations - dont l'Aped, CGé, la Ligue de l'Enseignement et de l'Education Permanente , la Ligue des Familles et le Grain, atelier de pédagogie sociale - à revendiquer un traitement plus substantiel et plus régulier des questions éducatives par les radios et télévisions de service public. Nous vous invitons en tant qu'individu ou institution à nous rejoindre autour du texte revendicatif commun et à signer la pétition en ligne.

S’attaquer au marché scolaire ou accepter les inégalités : il faut choisir !

Le décret inscriptions ne réduit pas la ségrégation scolaire. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la Commission de pilotage qui a analysé...

Bernard Charlot nous a quittés…

Professeur émérite en Sciences de l’éducation, Bernard Charlot est décédé ce 2 décembre au Brésil, où il poursuivait ses travaux depuis 2003. C’est peu...

L’école en péril

Les acquis de trente années de démocratisation de l'enseignement en Belgique sont mis en péril par la succession de réformes et de mesures d'austérité : diminution de l'emploi et de l'encadrement, autonomie administrative et financière, fusions d'écoles, suppression d'orientations et d'options, numerus clausus dans l'enseignement supérieur, renforcement de la sélection sous prétexte de lutte contre l'échec scolaire, partenariat avec les entreprises privées dans l'enseignement technique et professionnel. Ces réformes ne sont pas seulement d'inspiration budgétaire. On ne saurait davantage incriminer une prétendue incapacité générale de la classe politique. D'Onkelinx à Van den Bossche, on retrouve une même politique éducative, claire et cohérente, une volonté délibérée d'enterrer le processus de démocratisation de l'enseignement. Aujourd'hui, promouvoir l'école démocratique, c'est choisir une société dont les priorités ne soient pas dictées par les intérêts économiques d'une minorité, mais par le souci du bien être et de l'émancipation sociale, politique et culturelle de tous.

Propositions pour un nouveau décret mixité

La régulation des inscriptions dans le secondaire a clairement été l’un des sujets importants de la législature communautaire qui s’achève. Le sujet a été mis sur la table, il a fait débat. Le Gouvernement a reculé et il renvoie la patate chaude au prochain gouvernement qui devra se pencher rapidement à cette question. Plusieurs organisations ont souhaité se concerter et travailler de concert afin, d’une part, de mettre le doigt sur les problèmes issus de l’absence de régulation des inscriptions en Communauté française (discrimination, enseignement inégalitaire, faiblesse de démocratisation de l’enseignement supérieur) et, d’autre part, de proposer des pistes pour avoir (enfin) une régulation efficace des inscriptions dans le secondaire.

Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire

Il y a un peu plus d'un an, sept organisations - dont l'Aped - et quelques académiques associés dans une « plate-forme de lutte contre l'échec scolaire » adoptaient un Mémorandum. Ce texte part de la catastrophe que représente l'échec scolaire en Communauté Française et reprend les revendications communes afin de s'attaquer de front à ce fléau. L'objectif de la plate-forme est de lancer un vaste débat de fond sur le rôle de l'Ecole et sur la manière de lui permettre de le remplir. A cette fin, les organisations concernées ambitionnent évidemment d'élargir au maximum la plate-forme afin d'être plus nombreux et donc plus forts pour porter le combat. C'est donc avec grand plaisir que nous avons constaté que différentes organisations nous rejoignaient à la fin de l'année scolaire. Il s'agit de l'association « Lire et Ecrire » ainsi que des principaux syndicats d'enseignants : la CSC enseignement, la CGSP enseignement et le SEL. Le 8 juin dernier, lors d'une conférence de presse, les nouveaux venus ont expliqué les raisons de leur présence dans la plate-forme. Pour Michel Vrancken (CGSP enseignement), il est temps que les syndicats s'occupent d'autre chose que des salaires des enseignants et de leurs conditions de travail au sens strict. C'est bien sûr un de leurs rôles fondamentaux, mais il est important que les enseignants s'expriment aussi sur l'Ecole qu'ils veulent, sur ce que doit être l'Ecole dans notre société. Prosper Boulangé (CSC enseignement) rajoute que, la situation étant ce qu'elle est, un vaste travail de fond est nécessaire en Communauté Française pour se rapprocher d'un enseignement plus démocratique. Une véritable politique de gauche s'impose précise-t-il. Catherine Sterck (Lire et Ecrire) rappelle que son association s'adresse aux adultes qui désirent combler les lacunes de leur scolarité par un travail d'alphabétisation. Leur seul nombre suffit à démontrer les failles du système scolaire et justifie ainsi la présence de cette organisation dans la plate-forme. Enfin, Vincent Carette (ULB) estime que nous vivons dans une culture de l'échec. « Même dans le Contrat pour l'Ecole, on trouve normal qu'un certain nombre d'enfants soient exclus. En tant que citoyen, j'estime cela inacceptable et en tant que chercheur, je sais qu'il est possible de pratiquer autrement » précise-t-il. L'année prochaine, la plate-forme se donne pour ambition, sinon d'encore s'élargir, en tout cas d'élargir le débat. Afin de préparer les conditions d'un large mouvement social nécessaire à toute avancée vers un enseignement plus juste. Elle se donne pour objectif de créer à cet égard les outils adéquats.

Un projet ambigu !

Afin d'alimenter le débat en cours, l'Aped tient à faire connaître ses réactions au projet de Contrat Stratégique pour l'Education adopté par le Gouvernement de la Communauté Française. Ne tournons pas autour du pot : ce projet brille surtout par sa terrible ambiguïté ! Si nous partageons bon nombre de ses objectifs déclarés, nous sommes très critiques quant au sort qu'il réserve aux enseignements qualifiants. Et, surtout, nous cherchons désespérément dans ce texte la promesse des investissements - en moyens humains et matériels - nécessaires pour lui donner des chances d'aboutir. Par conséquent, les objectifs progressistes ne pouvant être atteints, faute d'un refinancement digne de ce nom, les objectifs d'inspiration libérale pourraient bien être les seuls à se réaliser, puisqu'ils ne coûteraient pas un euro à la Communauté.

Communiqué de presse de l’Aped sur le Pacte d’excellence

L'Aped a analysé le document de synthèse du Pacte pour un enseignement d’excellence et des douze balises formulées par la ministre Milquet. L'analyse complète est ici. Et ci-dessous vous pouvez lire le communiqué de presse diffusé par notre association.

Revivez le colloque du 22 avril en vidéo

Le 22 avril, une centaine de personnes ont assisté au colloque organisé par l'Aped à Louvain, sur le thème de la ségrégation sociale dans...

Groupe de travail « Guerres et médias »

A l'initiative de quelques membres de l'Appel pour une Ecole Démocratique (APED), un groupe de travail s'est formé sur le thème "Guerres et médias"....

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