Au commencement, il y a l’injure… « Sale pédé », « sale gouine »

Bien qu'au point de vue juridique l'égalité des droits entre les hétéros et les LGBT (2) ait beaucoup progressé ces dernières années en Belgique, l'hétérosexisme et l'homophobie sont encore trop répandus, particulièrement à l'école (3). En effet, et toutes les études le montrent, l'école est le premier lieu d'insécurité des jeunes LGBT, qui peuvent y être victimes d'homophobie, surtout de la part des pairs mais aussi de l'institution elle-même ou de ses représentants (encadrement, administration...), qu’elle se présente sous la forme d’intimidation, de harcèlement, de rejet, d’agressions verbales, de violences physiques (corporelles ou envers les effets personnels : vols, détériorations).

Enquête à Madrid

Le sociologue espagnol José Ignacio Pichardo Galan, professeur à l'Université de Madrid, a réalisé voilà deux ans une vaste étude sur l'homophobie à l'école. Invité à Liège en 2008 par l'association Alliàge (www.alliage.be), il nous a communiqué les résultats de son enquête menée dans 14 écoles de Madrid, de villes proches et de Gran Canaria. 4500 élèves (de 11 à19 ans) y ont participé en répondant anonymement au long questionnaire qui leur était proposé. A noter que les lycées privés, écoles essentiellement catholiques, avaient refusé de participer à l'enquête. Voici, en bref, quelques-unes de ses constatations et conclusions.

Une enseignante fait part de son expérience en classe

Nathalie (prénom d’emprunt) est prof de français et de sciences humaines dans le secondaire technique et professionnel (2e, 4e et 5e), options industrielles. Mariée et mère de trois enfants, deux grandes filles et un jeune ado. Elle travaille dans la région liégeoise. Comment a-t-elle décidé d'aborder l'homosexualité et l'homophobie dans ses cours ?

Un bel outil inutile ?

Si le guide pédagogique, publié en novembre 2006 par le Ministère de la Communauté française, a constitué une réelle avancée politique, il n'a sans doute pas eu les effets escomptés. D'après la Ministre-Présidente Arena, il devait être le premier d'une série d'outils d'éducation à la citoyenneté, « ouvrir le débat au sein du monde scolaire et permettre à de nombreux jeunes et adultes de se sentir soutenus ».

Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l’école y fait-elle difficilement face ?

Le nombre d'actes de violence commis par les jeunes est-il vraiment en train d'exploser ? Ou est-ce la gravité de ceux-ci qui est de plus en plus préoccupante ? Des faits auparavant ignorés du grand public - parce qu'ils nuiraient à l'image de marque de l'école dans un contexte de quasi-marché scolaire - ne seraient-ils pas désormais (sur)médiatisés ? N'est-ce pas plutôt les bavardages continuels, le manque d'intérêt porté à l'école et les « incivilités » quotidiennes qui plombent l'ambiance de nos établissements, bien plus que des accès de fièvre certes aigus mais assez rares ? En l'absence d'études quantitatives et qualitatives vraiment fiables en la matière, du moins en Belgique, il est parfois délicat de faire la part des choses. Nous voudrions néanmoins rappeler quelques vérités, essentielles à une époque où d'aucuns voudraient exploiter le filon de la violence pour justifier des politiques de droite extrême ... et où d'autres prétendraient tout régler par un traitement strictement psychologisant.

Le programme de l’APED et la violence

En 2006, l'APED a publié un programme en 10 points, « Vers l'école commune ». Ce projet contient des réformes de nature à réduire spectaculairement la violence scolaire. Petit aperçu.

Violence au cours : que faire ?

S'il est évident que l'essentiel des causes des violences des jeunes est à chercher dans le contexte où ils vivent (situation socio-économique, ségrégation, injustices, mauvais rapport à l'école, écoles et classes ghettos, société de l'individualisme et de la lutte concurrentielle, etc.), et qu'il ne faudra dès lors attendre aucune amélioration notable tant que de vigoureuses réformes progressistes n'auront pas été entreprises, il n'en reste pas moins vrai qu'il nous faut exercer notre métier d'enseignants et d'éducateurs, au quotidien, dans les meilleures conditions possible. Nous pensons que quelques modes de fonctionnement, quelques attitudes, en classe comme dans l'école, peuvent réduire sensiblement la tension et la violence (même si, nous le répétons, dans des contextes extrêmes, ils ne suffiront pas).

6. Une école ouverte

- Concrètement, qu'est-ce que cela signifie pour l'école de s'ouvrir vers d'autres lieux ? - Les écoles ouvertes le soir et le week-end ? N'êtes-vous pas en...

De participatie op het terrein

Om de jongerenparticipatie op school te meten, zullen we de concrete realiteit op het terrein onderzoeken. Dat zal ons ook een beeld geven van de impasse en de omvang van de behoeften in de scholen.

Een overzicht

Onder de noemer van opvoeding tot burgerschap vindt men de meest schitterende initiatieven en de meest bedenkelijke, al zijn ze vaak goed bedoeld. De motivatie mag dan een beslissende rol spelen om een project tot een goed einde te brengen, het zijn de kritische instelling, de doelstellingen en de middelen die vooruitgang mogelijk maken in de richting van meer democratie. Met deze bedenkingen in het achterhoofd willen we een overzicht maken van wat er in de scholen op dit vlak gebeurt.

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