Des citoyens critiques ?
Quel est réellement, chez les jeunes qui achèvent l’enseignement secondaire, l’état de ces connaissances qui devraient faire d’eux des citoyens critiques, capables de prendre une part active dans l’action politique et sociale ? Des études comme PISA permettent d’avoir une idée précise des compétences des élèves dans les domaines des mathématiques de base et de la lecture. Mais nous ne savions à peu près rien de leurs connaissances en histoire, en géographie, en technologie... Jusqu’en 2008, quand l’Aped a réalisé une enquête auprès de trois mille élèves du troisième degré secondaire belge (des deux communautés, de tous réseaux et types d’enseignement). Avec, à la clé, la confirmation de la misère des « savoirs citoyens » (1).
« Apocalypse » ou la négation de l’esprit critique
Personne n’aura échappé au battage médiatique qui accompagnait la diffusion du documentaire “Apocalypse”, consacré à la seconde guerre mondiale. Un battage payant, puisque les six épisodes ont valu à la RTBF d’excellents scores à l’audimat. En France, pas moins de six à sept millions de téléspectateurs ont été scotchés devant leur écran. La série a immédiatement été disponible en DVD, ce qui lui promet une diffusion plus large encore. Notamment dans les cours d’histoire. Dommage car, comme le souligne Lionel Richard dans le Monde diplomatique de novembre 2009, cette série documentaire donne “à voir, mais pas à réfléchir”(1). A l’exact opposé de la citoyenneté critique que l’école est censée promouvoir …
Ecole, crise(s) et citoyenneté critique
Les causes de l'inégalité scolaire, particulièrement en Belgique, sont désormais bien identifiées : quasi-marchés, sélection précoce, encadrement, facteurs pédagogiques... Pourtant, tous ces éléments laissent dans l’ombre une question plus fondamentale : à bien y réfléchir, notre société a-t-elle vraiment besoin d’une école démocratique ? Cette interrogation renvoie à un questionnement plus élémentaire encore : à quoi sert donc l’école ?
Roberto Saviano et Fabrizio Gatti : Infiltrés
Outre leur nationalité, ces deux jeunes journalistes italiens présentent bien des points communs. Et cela nous donne deux ouvrages passionnants de bout en bout. Dont des extraits pourront être lus en classe.
Esprit critique (éveiller l’)
Avoir l’esprit critique signifie selon le sens commun : ne pas se laisser mener par le troupeau, développer une pensée personnelle, résister aux formatages...
Pour une troisième voie entre Media Smart et le Conseil d’Education aux Médias
Au printemps 2005, face au risque de voir l’Union européenne légiférer plus sévèrement en matière d’intrusion publicitaire dans les écoles, le Conseil de la Publicité et l’Union Belge des Annonceurs chercha à introduire le programme britannique Media Smart « Soyez pub malin ! » dans les écoles de la Communauté française.
L’Ecole face aux défis environnementaux
« Il s'agit de faire comme si on avait affaire à une fatalité, afin de mieux en détourner le cours. Le malheur est notre destin, mais un destin qui n'est tel que parce que les hommes n'y reconnaissent pas les conséquences de leurs actes. C'est surtout un destin que nous pouvons choisir d'éloigner de nous. »
Jean-Pierre Dupuy, "Pour un catastrophisme éclairé. Quand l’impossible est certain", Seuil, Paris, 2002.
Seront-ils des citoyens critiques ? (Enquête 2008)
L’Aped vient de publier les résultats et les conclusions d'une enquête sur les "savoirs citoyens critiques" des élèves de fin d'enseignement secondaire. Trois mille élèves, des deux communautés, de tous réseaux et types d'enseignement, ont été interrogés. Des résultats pour le moins inquiétants...
L’école accueille, l’Etat expulse
En vertu du droit fondamental à l’enseignement et des principes d’égalité et de non-discrimination, les écoles belges accueillent des enfants de familles sans-papiers et leur permettent ainsi de suivre leur scolarité aux côtés de leurs camarades « légaux ». Souvent, ni professeurs ni élèves ne savent qu’ils côtoient dans leur classe des enfants en séjour précaire et susceptibles, d’un jour à l’autre, de laisser une chaise vide en classe. « Est-il concevable d’imaginer nos élèves, les copains de nos enfants, menottés, entravés, bâillonnés et scotchés à leurs sièges d’avion pendant que leurs camarades étudieraient paisiblement Eluard (« J’écris ton nom, Liberté ») et que, sans trembler, on effacerait des listes les noms et prénoms des bannis ? » (RESF, France, 26 juin 2004)
Houtart : les chrétiens doivent soutenir la fusion des réseaux pour créer plus de...
Il a beau être connu aux quatre coins du monde, avoir rencontré des chefs d'Etats, avoir travaillé avec Helder Camara, avoir vu certains de ses travaux de sociologie remis aux évêques participants au Concile Vatican II, c'est en toute simplicité et avec beaucoup de chaleur que François Houtart me reçoit dans les locaux du Centre Tricontinental à Louvain la Neuve.
François Houtart aurait pu devenir curé de paroisse. Mais dès le séminaire, il entre en contact avec la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). Cela détermine son engagement envers le Sud. Cet engagement l'incite à entamer des études de sociologie. Il se spécialise à Chicago dans la sociologie des religions. Son engagement, comme ses recherches, l'amènent à voyager beaucoup. Et, à 82 ans, ça continue. Pour l'entretien, nous avons pu profiter d'un créneau de trois jours entre un retour du Congo et un départ pour six semaines en Amérique Latine ! Rencontre donc avec un « personnage ». Dans tous les sens du terme


