Tag: Pédagogie
Renforcer l’apprentissage du darwinisme
En voilà une bonne nouvelle ! La Communauté française (Wallonie-Bruxelles) investit 138 000 euros dans un projet initié par l’ULB, visant à fournir aux...
Pourquoi les performances PISA des élèves francophones et flamands sont-elles si différentes ?
Nous proposons ici une analyse des facteurs qui expliquent (ou n’expliquent pas) le grand écart de performances entre les élèves des Communautés flamande et francophone de Belgique, que l’on observe depuis plusieurs années dans les tests PISA. Nous montrons d’abord que la composition sociale et l’origine nationale des effectifs d’élèves ne permettent d’expliquer qu’une faible partie de cet écart. Nous analyserons ensuite les différences en matière de sélection (orientation, redoublements). L’assiduité des élèves lors de la réalisation des tests sera brièvement évoquée. Enfin nous mettons en évidence le rôle crucial des différences observées entre les programmes et les socles de compétences, ainsi qu’entre les moyens humains et budgétaires des deux Communautés.
Pour une alphabétisation conscientisante au Congo (RDC)
Depuis que, venu de l’Est, le vent de la perestroïka a contraint le feu Président Mobutu à décréter, en 1990, le processus de démocratisation en République Démocratique du Congo (R.D.C.), des voix ne cessent de s’élever, notamment de la part des partis politiques, des associations de la société civile et de certains responsables politiques, pour revendiquer l’organisation des programmes d’alphabétisation en faveur des adultes. La conférence Nationale Souveraine, organisée en 1992, avait, elle-même, en son temps, recommandé, à travers le rapport de la commission de l’éducation, la création des structures de lutte contre l’analphabétisme primaire et de retour à travers tout le pays. De même, l’article 44 de la nouvelle constitution de la R.D.C. promulguée le 9 mars 2006 stipule que « l’éradication de l’analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le Gouvernement doit élaborer un programme spécifique ».
Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l’école y fait-elle difficilement face ?
Le nombre d'actes de violence commis par les jeunes est-il vraiment en train d'exploser ? Ou est-ce la gravité de ceux-ci qui est de plus en plus préoccupante ? Des faits auparavant ignorés du grand public - parce qu'ils nuiraient à l'image de marque de l'école dans un contexte de quasi-marché scolaire - ne seraient-ils pas désormais (sur)médiatisés ? N'est-ce pas plutôt les bavardages continuels, le manque d'intérêt porté à l'école et les « incivilités » quotidiennes qui plombent l'ambiance de nos établissements, bien plus que des accès de fièvre certes aigus mais assez rares ? En l'absence d'études quantitatives et qualitatives vraiment fiables en la matière, du moins en Belgique, il est parfois délicat de faire la part des choses. Nous voudrions néanmoins rappeler quelques vérités, essentielles à une époque où d'aucuns voudraient exploiter le filon de la violence pour justifier des politiques de droite extrême ... et où d'autres prétendraient tout régler par un traitement strictement psychologisant.
Violence au cours : que faire ?
S'il est évident que l'essentiel des causes des violences des jeunes est à chercher dans le contexte où ils vivent (situation socio-économique, ségrégation, injustices, mauvais rapport à l'école, écoles et classes ghettos, société de l'individualisme et de la lutte concurrentielle, etc.), et qu'il ne faudra dès lors attendre aucune amélioration notable tant que de vigoureuses réformes progressistes n'auront pas été entreprises, il n'en reste pas moins vrai qu'il nous faut exercer notre métier d'enseignants et d'éducateurs, au quotidien, dans les meilleures conditions possible. Nous pensons que quelques modes de fonctionnement, quelques attitudes, en classe comme dans l'école, peuvent réduire sensiblement la tension et la violence (même si, nous le répétons, dans des contextes extrêmes, ils ne suffiront pas).
Redynamisation et revitalisation de la pédagogie universitaire au Congo
« L'enseignement supérieur et universitaire (E.S.U.) au Zaïre n'est pas en crise. Il est en voie de disparition. La formation dispensée, dans ses instituts et dans ses facultés, est tombée en-dessous du seuil qui permet de prétendre à une qualification professionnelle de niveau supérieur. Il y a déjà quelques années que l'E.S.U. ne produit plus de nouveaux savants, de nouveaux professeurs ou de nouveaux chercheurs ; bientôt, il ne produira plus de nouveaux universitaires. » (Verhaegen, 1986, p. 54) S'il a opéré des miracles au cours de la décennie 60, contrairement à Jésus Christ, l'E.S.U. tarde, en République Démocratique du Congo (R.D.C.), à vivre sa Pâques depuis le constat de son décès effectué par Verhaegen, il y a plus de 20 ans. Au contraire, sa décomposition s'amplifie, d'année en année, au point de ronger même ses dimensions les plus essentielles que sont la pédagogie, la bibliothèque, la formation...
« Méthodes et pratiques pédagogiques »
Pour l'APED, l'école doit donner à tous les jeunes les armes, primo, pour comprendre le monde. Pour nous, toute pratique pédagogique, toute méthode, quelle qu'elle soit, doit être appréciée à cette aune-là. Est-ce que, oui ou non, telle ou telle méthode permet d'atteindre cet objectif-là : armer les jeunes pour comprendre le monde et participer à sa transformation ? Tel fut le point de départ de cet atelier qui draina les foules au colloque du 3 mars...
L’école contre l’individualisme
Pourquoi va-t-on à l'école ? Si on demande à un adulte bien élevé, il nous répondra : « c'est pour développer l'esprit des enfants,...
Au chevet de l’école congolaise
Le système éducatif de la République Démocratique du Congo (RDC) est en crise depuis plus de deux décennies. Telle est la leçon essentielle qui se dégage du numéro spécial de la revue Ecole Démocratique consacré à l'évaluation de l'éducation pour tous en RDC d'ici 2015. Selon les textes contenus dans ce numéro, non seulement l'école congolaise ne dessert pas, comme il se doit, la population scolarisable, mais encore elle se déprécie de plus en plus qualitativement, de telle sorte que les acquis des élèves laissent fort à désirer, en même temps que se dégrade au fil des années le métier d'enseignant.
Que faire pour redresser la qualité de ce système ?
Dixi et animam meam salvavi…
Cet article commence par une défense de l'enseignement de la grammaire par
Gramsci, c'est-à-dire par la défense par un progressiste
incontesté d'un enseignement que de nombreux de ceux qui se
prétendent progressistes maintenant refusent. Et il continue sur
la même voie en montrant que, sur des points fondamentaux , de
nombreux progressistes auto-proclamés actuels prennent exactement
le contre-pied de ceux dont ils se réclament . Il s'attaque
ensuite notamment aux conceptions historiques et sociologiques
nées dans les années 60/70 qui sont la matrice des fausses
interprétations obscurantistes se présentant sous un aspect
extrémiste. Je pense notamment ici aux conceptions historiques
développées par Louis Legrand et , en sociologie, au courant
initié par Baudelot et Establet dans L'école capitaliste en
France et poursuivi maintenant par exemple par le livre récent de
Jean-Pierre Terrail L'Ecole en France Crises, pratiques,
perspectives.