Les discours bellicistes sont aujourd’hui abondamment relayés dans les médias. L’école peut sensibiliser les élèves à reconnaître ce qui relève de la propagande et les aider à en discerner les mécanismes et les stratégies. Ce faisant, elle développe la réflexivité, l’esprit critique, la responsabilité, la citoyenneté, l’autonomie, la liberté…, elle participe ainsi de la démocratie. Dans cette perspective, l’historienne Anne Morelli, professeur émérite qui a enseigné, à l’Université Libre de Bruxelles, la critique historique appliquée aux médias modernes, nous propose un précieux instrument d’analyse : Les principes élémentaires de propagande de guerre, utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède[1].
Anne Morelli n’a pas tissé elle-même la trame de son ouvrage : elle s’est en effet inspirée d’un ouvrage publié en 1928 par un certain Arthur Ponsonby. A l’époque déjà, le politicien et diplomate britannique mettait en évidence dix mécanismes à l’œuvre dans la propagande de la Première Guerre mondiale : nous ne voulons pas la guerre / le camp adverse est seul responsable de la guerre / l’ennemi a le visage du diable / c’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers / l’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontairement / l’ennemi utilise des armes non autorisées / nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes / les artistes et intellectuels soutiennent notre cause / notre cause a un caractère sacré / ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.
Vous avez dit propagande ?
Désignée également par des termes tels que “désinformation”, “conditionnement”, “endoctrinement”, “bourrage de crâne”, …, la propagande cherche à obtenir l’adhésion du public. Ses moyens sont divers, diffusés de maintes façons et à maintes reprises (le battage a son importance) ; ils sont à l’œuvre tout autant avant (parfois longtemps avant) que pendant chaque guerre. Ils sont également utilisés par les deux camps ; enfin, ils visent moins à convaincre (par la raison, la logique, les faits) qu’à persuader et à manipuler par des procédés rhétoriques. C’est ce narratif qu’emploie un gouvernement lorsqu’il cherche à justifier une guerre, à influencer les opinions, à faire accepter par une population – au départ indifférente, réticente, voire hostile – l’idée d’entrer en conflit armé avec un pays tiers; la nécessité de procéder à des dépenses militaires, à la mobiliser et à la pousser à agir ou obéir (et, par exemple, s’enrôler dans l’armée[2]). Enfin et surtout, la propagande tend à occulter les causes réelles des conflits (économiques, géostratégiques, …)
Parcourons donc les principes qu’Anne Morelli illustre par de nombreux exemples relatifs aux deux premières guerres mondiales et à celles qui ont frappé ensuite la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, le Congo, la Lybie, l’Ukraine… et confrontons-les également à l’actualité récente, et notamment en Belgique.
(1) « Nous ne voulons pas la guerre. »
Bien que les deux camps ennemis affirment ne désirer que la paix, ils sont mobilisés et prêts : chacun a scellé des alliances, élaboré des plans d’attaque, s’est livré à des manœuvres militaires.
Ainsi a-t-on vu l’Otan organiser à partir de janvier 2024 le « Steadfast Defender 2024 », exercice militaire grandeur nature, le plus important depuis la fin de la guerre froide, mobilisant 90 000 soldats provenant des 31 pays alliés (dont 450 Belges). D’après Estelle Hoorickx, chercheuse au Centre de Sécurité et de Défense, « l’OTAN s’adresse tout d’abord à la Russie, car cet exercice grandeur nature doit démontrer qu’elle peut faire face à une éventuelle attaque de Moscou sur le sol européen, (…) mais on s’adresse surtout à l’opinion publique parce qu’il y a une nécessité (…) à accepter que les capacités de dissuasion de l’OTAN soient renforcées (…). Ce discours résulte-t-il d’un sentiment d’inquiétude de la part des autorités publiques dans un conflit géopolitique très sensible ? Ou ne serait-il pas également une façon de justifier de gros investissements en matière de défense ? Je pense qu’il y a un peu des deux.[3] »
Ce principe est aussi celui qui proclame que la mobilisation n’est pas la guerre, mais le meilleur moyen de l’empêcher, donc de préserver la paix, bien qu’en réalité, c’est une dangereuse position que celle du « Si vis pacem, para bellum »[4]. Qui se dote d’armes pour ne pas les utiliser ? Le fait de s’armer et montrer sa force de frappe potentielle pour dissuader sera-t-il interprété par l’adversaire comme provocation ou mensonge ? Quid des risques de dérapage dans un climat de tension extrême (incident isolé, …) et avec quelles conséquences (potentiellement fatales) ? « Nous savons depuis 1914 qu’une guerre mondiale peut éclater sans que personne ne l’ait voulue » a dit Edgar Morin[5], peu après le déclenchement de la guerre en Ukraine, pour alerter sur les risques d’engrenage géopolitique involontaire. On pourrait aussi parler de l’offensive toujours en cours et très aventureuse des armées américaine et israélienne contre l’Iran.
(2) « Le camp adverse est seul responsable de la guerre. »
Les ennemis s’accusent mutuellement. Le premier qui attaque dit être « contraint de le faire préventivement », ou pour répondre à une provocation, pour se défendre ou défendre un allié, récupérer ses territoires, sanctionner une agression, ajoute Anne Morelli.
Illustration récente : le ministre belge de la Défense[6] a fait parler de lui à l’international après une interview donnée au magazine Humo. En réponse à la question « Vous ne craignez pas que Poutine envoie un jour un missile non nucléaire sur Bruxelles ? », il a répondu : « Non, car cela reviendrait à frapper le cœur de l’OTAN, et nous raserions alors Moscou. » Dans la foulée, l’ex-président russe Dmitri Medvedev traitait le ministre belge d' »imbécile ». »[7]
(3) « L’ennemi a le visage du diable ou « L’affreux de service. »
L’ennemi est diabolisé, même si, par le passé, il a pu être très fréquentable : il est représenté comme un fou sanguinaire, un monstre.
Ainsi, au carnaval de Düsseldorf en 2025, pouvait-on voir un char où les effigies de Trump (sur sa manche : « Hitler – Staline ») et de Poutine (sur la sienne « Pacte 2.0 ») se serrent vigoureusement la main en écrabouillant un Zelensky figurant l’Ukraine. Dans les articles de presse traitant de l’affaire des drones, derrière certaines précautions oratoires (vocabulaire du doute), se profilent la « gentille » et le « méchant », « L’Europe dans la main de Poutine »[8]. Le survol des bases militaires et aéroports belges ne peut être l’œuvre de plaisantins[9] : « Ce qu’on a vu hier, un amateur ne peut pas le faire », « La Défense suspecte une ingérence étrangère », « la Russie est pointée du doigt », « la Belgique mise sous pression en raison des avoirs russes gelés chez Euroclear[10]».
Et le ministre de la Défense de reprocher aux Russes d’être « en train d’essayer de créer de la panique en Belgique »[11]. C’est pourtant lui qui devra répondre à la Chambre d’avoir dramatisé les événements, de les avoir imputés à Poutine, et ainsi tenté de légitimer une dépense de 50 millions d’euros – en urgence, sans respecter les procédures d’achat, en faveur d’une entreprise dirigée par l’une de ses connaissances. Une dépense ajoutée au milliard d’euros prévu pour l’achat du matériel destiné à l’Ukraine.
(4) « C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers. »
Au rang des nobles causes est érigée d’abord la protection de la nation, de la patrie. Mais, soulignait Anatole France, « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels »[12].
On dit aussi vouloir préserver la paix, mettre un terme à une guerre ou à toutes les guerres (14-18 serait « la Der des Ders »). Or, bien avant, d’autres, comme Jean Jaurès, affirmaient l’inverse : « On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre.[13] » Pour lui, la guerre n’engendre que rancoeurs et nouvelles violences qui mènent à d’autres guerres dont les véritables raisons se situent ailleurs : dans la hiérarchie que le capitalisme instaure entre les classes sociales, et dans la compétition économique qu’il organise à l’international entre les grandes nations, à la recherche constante de nouvelles ressources et de nouveaux marchés. C’est que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. »[14] A la veille de la première guerre mondiale, Jaurès clamera que ce sont les ambitions coloniales de la France, de l’Autriche, de la Russie et leur lutte pour la prééminence dans la péninsule balkanique qui sont sur le point d’embraser toute l’Europe.[15] De nos jours, les enjeux peuvent s’appeler pétrole, terres rares, etc.
Enfin on affirme également qu’il s’agit de lutter pour le Bien, contre le Mal, pour nos libertés, la démocratie et les Droits de l’Homme, pour empêcher la destruction du monde… Bien loin de là, il y a cette idée qui résume les travaux de Hannah Arendt : « La guerre ne restaure pas les droits, elle redéfinit les pouvoirs. »
Bref, pour obtenir l’adhésion de l’opinion à l’idée d’une guerre, chacun prétend agir au nom de valeurs morales communes à tous plutôt que reconnaître vouloir poursuivre des objectifs économiques, politiques ou géostratégiques.
Telles sont pourtant les visées des Etats-Unis lorsque, en violation du droit international et du droit américain, ils enlèvent et enferment Nicolas Maduro, président vénézuélien : au prétexte de lutter contre le narcoterrorisme, ils mettent la main sur une manne pétrolière qui leur échappait et, dans le même temps, en privent la Chine. De même, lorsqu’ils attaquent l’Iran pour faire tomber le régime des Gardiens de la Révolution et s’allient à Israël pour l’aider à fortifier un “camp de la paix”, ils tentent de neutraliser un adversaire historique commun, de s’implanter en Iran et de prendre le contrôle du trafic dans le détroit d’Ormuz.
On peut également évoquer ici le génocide[16] perpétré par Israël à l’encontre des Palestiniens. En octobre 2023, il était question, officiellement, de riposter aux attaques du Hamas, de libérer les otages israéliens et d’assurer la sécurité d’Israël. L’histoire n’a pourtant pas débuté le 7 octobre 2023 : c’est depuis 1948 que, pour remplacer Gaza et les territoires de Cisjordanie par un Etat colonial de peuplement[17], la Palestine est progressivement occupée et ravagée : destruction de ses infrastructures, de ses maisons, de son patrimoine culturel ; spoliation de ses terres ; écocide (pulvérisation au Roundup) ; famines organisées ; blocus punitif (économique, humanitaire) ; apartheid ; déplacements forcés de population ; tortures et massacres de civils, de journalistes, de travailleurs de la santé, d’enfants…
(5) « L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontairement. »
« Ceux qui défendent la guerre ont inventé un vocabulaire d’abstractions à consonance agréable pour décrire le processus de meurtre de masse », a affirmé Aldous Huxley[18]. Le lexique suivant a été créé aux XXe et XXIe siècles : l’ennemi commet des « crimes de guerre « mais nous procédons à des « frappes ». A lui « l’épuration ethnique », à nous la « libération des territoires ». S’il se livre à la « déportation », nous effectuons des « déplacements de population » ; il creuse des « charniers », nous des « cimetières » ; il distille de la « propagande », nous faisons circuler « l’information ». Sonne de la même façon le « Plan de Paix pour le Proche-Orient » de Trump. Or les terrains de combats révèlent bien autre chose : chaque camp commet son lot d’atrocités (pillages, meurtres, viols, …)
Philosophes, journalistes et écrivains l’ont suffisamment montré : « Il n’y a pas cinquante manières de faire la guerre, il n’en a qu’une : la sale » (François Cavanna)[19] ; « Qu’elle soit nécessaire, ou même justifiée, ne croyez jamais que la guerre n’est pas un crime » (Ernest Hemingway)[20].
(6) L’ennemi utilise des armes non autorisées ou illégitimes et des stratégies lâches et immorales (attaques surprise, traîtrises, boucliers humains, …).
Aujourd’hui, la terreur est entretenue par les attentats, les attaques de drones, l’usage d’armes de destruction massive nucléaires ou chimiques, les gaz défoliants, neurotoxiques, bactériologiques, les germes traceurs, les souches hyper-virulentes résistantes aux antibiotiques et aux vaccins…
Dans le cadre de l’affaire des drones, la presse actuelle parle beaucoup des attaques dites hybrides, c’est-à-dire toutes les tactiques qui s’ajoutent aux moyens conventionnels et qui visent à déstabiliser les sociétés. Elles s’appuient sur la désinformation, la propagande (en ligne ou non), les cyberattaques, le soutien à des groupes d’opposition, les pressions économiques, la coercition financière, le chantage énergétique, les embargos, les sabotages occultes, l’utilisation de drones, les tentatives de manipulation des processus électoraux…[21]
(7) « Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes. » Tout au long de la guerre, les chiffres sont manipulés : fausses informations, omissions, minimisation, exagération.
Il arrive qu’il y ait un silence total à propos des pertes ou que les chiffres soient peu détaillés. Par contre, captures, morts, désertions, redditions de l’ennemi sont montés en épingle. C’est encore le cas pour la guerre en Ukraine[22].
(8) « Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause. »
A tous les niveaux, journalistes, politiciens, experts, intellectuels, influenceurs, artistes, sportifs … martèlent, unanimes, les mêmes idées. En faveur de la guerre sont produits maints films de propagande, bandes dessinées, émissions diverses, chansons, caricatures, affiches… La force de la répétition finit par interdire le doute : il faut se rendre à l’évidence et se rallier à l’avis de la majorité.
En Russie comme en Ukraine, les affiches de propagande ont pris possession du paysage (médiatique, urbain ou rural) : d’énormes panneaux publicitaires installés dans les villes, le long des autoroutes, dans les champs promeuvent “ l’éducation patriotique”. Y sont affichés le drone FPV destiné à espionner et projeter des explosifs sur la ligne de front, un hommage aux héros morts sur le champ de bataille (ou au bataillon Azov prisonnier en Russie), un visuel de la 3e brigade d’assaut montrant « un personnage qui semble tout droit sorti d’un manga. Entre son soda et son chat assoupi, la jeune femme participe à l’effort de guerre sans se mettre directement en danger. Un argument souvent mis en avant par cette unité militaire. »[23] Ces panneaux trouvent leur pendant en Russie où le Kremlin cherche à enrôler des étudiants : «des tournois de drones sur écrans sont régulièrement organisés au sein des universités et des lycées techniques. Ces sessions ont lieu sous la houlette des bureaux militaires de recrutement et des combattants russes. Ces derniers promettent aux futurs dronistes qu’ils ne verront rien de la guerre. »[24]

(9) « Notre cause a un caractère sacré. »
Les discours de propagande vont jusqu’à ériger la guerre en croisade du Bien contre le Mal soutenue par Dieu (le discours américain n’hésite pas à l’invoquer : « God Bless America »). Les ennemis sont présentés (ce fut le cas de l’Afghanistan, de l’Irak, …), comme des « païens », des « fanatiques », des Etats « voyous » qui s’en prennent aux valeurs suprêmes : la grande « civilisation chrétienne », sa démocratie, ses libertés, son économie de marché. Loin de là, Tristan Bernard, lui, propose de sacraliser tout autre chose : « Je suis un adversaire déterminé de la guerre et de la peine de mort : je proclame que la vie humaine doit être sacrée [25]».
(10) « Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres. »
Ceux qui ne participent pas activement à la guerre, ou qui sont prudents et tentent de se renseigner, éditeurs, journalistes ou enseignants – qui, pour se forger un point de vue, cherchent à établir les faits, vérifier l’information, questionner la propagande, écouter les arguments des deux camps – passent pour des complices de l’ennemi. Dans certains cas, les sceptiques sont surveillés, ostracisés, mis au banc, révoqués, parfois incarcérés, menacés de mort. Récemment, en Belgique, le député Nabil Boukili a essayé d’expliquer que la Russie avait peut-être des raisons d’être inquiète de cette progression de l’Otan. Il a reçu cette réponse d’Alexandre de Croo : « Je vois que nous avons ici des amis de M. Poutine ».[26] La presse relaie surtout les informations des agences de presse, du gouvernement, de l’OTAN, … et évite les rapports contradictoires gênants, comme ceux de Jacques Baud sanctionné sans aucun procès, par décision politique, pour ses analyses[27].
Danger pour la démocratie
La démocratie est indissociable de la possibilité de questionner, de douter, de discuter du bien-fondé des discours[28], de se départir des évidences assénées, de se doter d’outils d’analyse, de compréhension, et de réflexion critique pour décoder les discours de guerre, déconstruire les stratégies et les manipulations auxquelles toute propagande recourt. Dans l’élaboration d’un monde où la paix et la lucidité prévalent sur la guerre et la manipulation[29] , les enseignants ont un rôle crucial à jouer. Débusquer les dix ficelles de la propagande de guerre est une piste féconde.
Notes
- Nouvelle édition revue et augmentée, Bruxelles, Editions Aden, n° 33, 2022 ↑
- La lettre de la Défense qui, en novembre 2025, invitait les jeunes de 17 ans à s’engager pour une année de service militaire volontaire, était assortie d’une récompense bien réelle : un salaire net d’environ 2000 euros par mois. L’exploitation de la précarité est aussi un outil de persuasion ! ↑
- Fabienne Cullus, sur la base d’une interview de Julie Morelle, « L’exercice militaire historique de l’OTAN : « On s’adresse surtout à l’opinion publique » », dans DÉCLIC, le 26 janvier 2024 ↑
- Adage tiré de l’Epitome rei militaris, III, Prol., traité écrit par le militaire romain Végèce (IVe siècle) : « Igitur qui desiderat pacem, praeparet bellum » ↑
- Publication partagée au printemps 2022, sur son compte officiel Twitter (X) ↑
- Theo Francken, ministre N-VA ↑
- RTBF, La Première, par la Rédaction sur la base d’une interview menée par Thomas Gadisseux « Theo Francken (N-VA), ministre de la Défense, sur les survols de drones : « On court après la menace » », le 3 nov. 2025 ↑
- RTBF Auvio – Documentaire – Géopolitique (https://auvio.rtbf.be/emission/l-europe-dans-la-main-de-poutine-27998) ↑
- « Des drones de grande taille ont survolé l’aéroport de Bruxelles, ravivant les craintes d’une menace hybride. La Défense suspecte une ingérence étrangère, évoque la Russie en coulisses et accélère ses mesures de sécurité face à ce danger inédit.Les services de sécurité belges ont peu de doute sur le fait qu’un «acteur étatique», plus que probablement la Russie, se trouve derrière les intrusions de drones qui se sont répétées ces derniers jours et semaines (…) », Selon RTL info avec Belga, « La menace est sérieuse » : face à l’incursion de drones en Belgique, le pays va-t-il invoquer l’article 4 de l’OTAN ? », le 5 novembre 2025 ↑
- RTBF, « Ukraine : financer la guerre avec les avoirs russes gelés, le montage financier délicat des Européens », le 23 octobre 2025 ↑
- RTBF, La Première, par la Rédaction sur la base d’une interview menée par Thomas Gadisseux « Theo Francken (N-VA), ministre de la Défense, sur les survols de drones : « On court après la menace » », le 3 novembre 2025 ↑
- Lettre ouverte adressée à Marcel Cachin, dans le journal L’Humanité, le 18 juillet 1922 ↑
- Dans Les alliances européennes (1887-1903), œuvre éditée de manière posthume en 1931 ↑
- Discours de Jaurès à la Chambre des députés, le 7 mars 1895 ↑
- Discours prononcé à Lyon-Vaise le 25 juillet 1914, cinq jours avant son assassinat. Disponible sur le site du média alternatif Rebellyon.info ↑
- Qualification que contestent Israël et ses alliés occidentaux, en attendant les conclusions de la Cour Internationale de Justice qui ne sont pas attendues avant mai 2029. ↑
- https://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/israel-un-colonialisme-de-peuplement-plus-que-centenaire/ ↑
- Dans Pacifism and Philosophy publié par Peace Pledge Union en 1994 (discours de 1935-1936) ↑
- Dans les chroniques satiriques rédigées par Cavanna pour l’hebdomadaire Charlie Hebdo durant les années 1970 (billets d’humeur compilés dans le recueil intitulé « Bête et méchant », publié en volume à partir de 1981) ↑
- « Never think that war, no matter how necessary, nor how justified, is not a crime. Ask the infantry and ask the dead. ». Citation tirée, selon Goodreads, du roman Pour qui sonne le glas, publié en 1940. ↑
- Sur le site du Centre National de Crise, « Qu’est-ce que les menaces hybrides ? » https://centredecrise.be/fr/risques-en-belgique/risques-man-made/menaces-hybrides/quest-ce-que-les-menaces-hybrides ↑
- Un exemple : RTBF, Belga « Guerre en Ukraine : « La guerre en Ukraine a un effet « destructeur » sur Poutine, selon le directeur de la CIA » », le 2 juillet 2023 ↑
- France Info, Raphaël Godet, Pierre-louis Caron, « Quand les panneaux publicitaires deviennent une arme de mobilisation massive », le 08/02/2025 ↑
- Marie Jégo et Benjamin Quénelle, « En Russie, les autorités tentent de recruter des étudiants pour pallier le manque de soldats dans les régiments de dronistes », Le Monde, le 24 juillet 2026 ↑
- Tristan Bernard, Souvenirs et anecdotes, recueil publié aux éditions Le Cherche Midi, en 1992. ↑
- Nadine Wergifosse, « La propagande travaille à nous faire croire que nous sommes en guerre contre le mal » selon Anne Morelli, par Ouï-Dire, le 27 juillet 2023 ↑
- https://www.rtbf.be/article/jacques-baud-ancien-officier-suisse-etabli-a-bruxelles-est-sanctionne-pour-sa-participation-a-la-guerre-hybride-russe-contre-l-europe-11658496 ↑
- et des politiques (par exemple, s’interroger sur la pertinence de la diminution des moyens alloués à la sécurité sociale, aux pensions, au chômage, à l’aide sociale, à la culture, à l’enseignement, à la lutte contre le dérèglement climatique et les incendies, etc, au profit de l’augmentation de ceux destinés à la guerre) ↑
- Pour reprendre la belle expression qu’a utilisée Eric Ortmans dans son article « Propagande de guerre, aujourd’hui comme hier », publié le 18 mars 2025, Liège (https://www.qu4tre.be/culture/expos/propagande-de-guerre-aujourdhui-comme-hier/2008122) ↑







