La lutte peut payer (1) L’exemple du Québec

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Sus au fatalisme ! Non, le « rouleau compresseur néolibéral » n’écrase pas nécessairement tout sur son passage !

Les étudiants québécois viennent d’en faire une éclatante démonstration. Leur lutte, longue et acharnée, contre la hausse des droits d’inscription dans les universités débouche sur une victoire.

Pauline Marois, la nouvelle Première Ministre, a indiqué ce jeudi 20 septembre que son gouvernement entérinait l’annulation de cette hausse programmée par le gouvernement sortant. Egalement renvoyée aux oubliettes, la loi concernant l’interdiction de manifester, loi liberticide votée par le gouvernement libéral de M. Charest. C’est peut-être celle-ci qui aura précipité la défaite de la droite aux élections. En effet, elle avait provoqué la réaction des trois confédérations syndicales de travailleurs, de l’opposition de gauche, des associations de juristes, d’Amnesty International,… et de beaucoup d’autres. Un mouvement social n’est jamais aussi fort que quand il s’élargit.

La question du sous-financement des universités reste évidemment entière. Elle sera traitée lors d’un sommet à venir prochainement.

PhS