France : étudiant mutilé, policier relaxé

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L’Aped/Ovds se joint volontiers à l’indignation du réseau des instituteurs en résistance, qui publie la lettre ouverte suivante.

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille, expérimentait sa nouvelle arme, un « Lanceur de Balles », en ajustant son tir dans l’œil d’un lycéen dans une manifestation.

Le 3 avril 2012, la Justice prononçait la relaxe de ce policier, tireur récidiviste, au tribunal de Nantes.

Est-il possible que nous vivions dans un pays où l’on peut mutiler un jeune homme pour le seul fait d’avoir manifesté pacifiquement ?

Est-il possible que nous vivions dans un pays où la justice refuse de remettre en cause l’utilisation d’armes contre nos enfants et relaxe le policier tireur ?

Est-il possible que la société civile soit laissée dans l’ignorance de ce déni de justice ?

Qui se lèvera pour exiger une justice qui protège vraiment la jeunesse dans l’exercice de ses droits fondamentaux ?

Vous poserez un acte fort, M. le Président, en prenant fermement position dans cette affaire, symbole des attaques qui s’exercent aujourd’hui sur l’ensemble de nos droits :
1- en réaffirmant le droit constitutionnel d’expression et de manifestation sans avoir à craindre d’être brutalisé, voire mutilé par les forces de l’ordre.
2- en signifiant à la police et à la justice que l’impunité ne peut plus être de mise
3- en interdisant immédiatement l’usage de cette arme extrêmement dangereuse
4- en privant ce policier de son port d’arme.

Le réseau des enseignants du primaire en résistance.