Pénurie d’enseignants : des écoles plus égales que d’autres

Facebooktwittergoogle_plusmail

Le gouvernement de la Communauté française de Belgique a fait le point comme chaque année. Il inventorie les manques par fonction, niveau, région et réseau. Un outil de diagnostic, mais pas seulement : ce relevé permet aussi d’accorder des avantages aux chômeurs suivant une formation pour accéder à l’enseignement (ndlr : formation accélérée au rabais ?)
Les constats ? Il manque d’instituteurs primaires et maternels, de profs de langues, de math et de sciences. Même en français dans le premier degré secondaire ! Certains cours techniques sont également en pénurie.
Le mal touche surtout les grands centres urbains (Bruxelles en premier) et les écoles réputées « difficiles ». Ben tiens ! Avec l’effet suivant : la proportion d’enseignants donnant cours avec les titres requis peut aller de 80% – 90% dans les écoles « de bonne réputation » à 50% à peine dans les écoles en difficultés.
Voilà mis en évidence un de ces mécanismes du quasi marché scolaire belge qui creusent les inégalités sociales !
PhS (source : Le Soir, consulté en ligne le 25/07/11)