EFI, késako ?

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Une multitude de cerveaux – dont quelques apédiens – sont entrés en ébullition dans le landernau de l’enseignement en Communauté française de Belgique. … En cause : l’EFI. Vous avez dit EFI ? Mais késako ? Lisez « Evaluation de la Formation Initiale des enseignants ». Tout simplement.

Dès leur entrée en piste en 2009, les partenaires de la coalition « Olivier » l’annonçaient dans leur Déclaration de politique communautaire[Pages 40 et 41 ([)]] : ils entendaient «  refonder la formation initiale et continue des enseignants ». Avec la perspective d’en porter la durée à 5 années d’études pour les instituteurs et les régents.

Autre particularité de la démarche : la refonte allait reposer « sur une évaluation participative de la mise en œuvre de la précédente réforme et des besoins exprimés par les acteurs concernés (formateurs d’enseignants, enseignants, maîtres de stage, directeurs, inspecteurs, conseillers pédagogiques). »

Le ministre Marcourt donnait le coup d’envoi de cette démarche d’évaluation en 2010.

Et c’est le CES-FUSL (pour Centre d’Etudes Sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis – yyyyyesssss, j’y suis arrivé ![[Private joke ;-)]]) qui a enlevé le marché de cette évaluation et s’y est attelé début 2011.

L’évaluation se déroule en quatre étapes. Sans entrer dans le détail, que vous pouvez découvrir sur le site enseignement de la Communauté[ [ (consulté le 11/05/11)]] : 1° entretiens avec les acteurs de la formation initiale des enseignants, puis de diverses associations concernées – c’est là que l’Aped est intervenu ; 2° analyses en groupes (constitués sur base volontaire) ; 3° organisation de conférences-débats et de forums ; 4° rapport final, communication et débat public. Le rapport final est annoncé pour début 2012.

La tâche est tout sauf aisée. En effet, il existe de (très) nombreux niveaux et filières d’enseignement, de (très) nombreuses façons d’accéder au métier d’enseignant (parfois même sans formation spécifique), et au moins autant de filières de formation initiale pour le « plus beau métier du monde »…

Dans ce dossier, nous donnons la parole à quelques-uns de nos partenaires. Rien que des points de vue progressistes, donc, mais avec des statuts et des approches divers : académique, syndical, associatif. Nous vous communiquons aussi le fruit des réflexions apédiennes. Chacun a travaillé en interne, indépendamment des autres, et les positions convergent autant qu’elles reflètent les approches respectives. L’auteur de ces lignes avoue s’être beaucoup amusé à les découvrir… en primeur !

Enfin, nous avons décidé de publier dans son intégralité un article du Français Alain Beitone, Professeur en IUFM. Article consistant, certes, mais ô combien nourrissant ! Merci à lui pour son aimable autorisation.

Il nous reviendra, dans les mois qui viennent, de suivre ce débat, sans jamais oublier de faire les liens qui s’imposent avec d’autres chantiers toujours en cours dans le monde de l’éducation : budget, négociations sectorielles, conditions de travail des enseignants, évolution de la pénurie, dualisation sociale et scolaire, instrumentalisation de l’école par le marché, pour ne prendre que ces quelques exemples. Affaires à suivre !

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Cet article fait partie d’un dossier consacré à la réforme de la formation des enseignants. Pour consulter les autres articles, suivez les liens :

Formation des enseignants : l’Aped circonspect . C’est quand qu’on va où ? par Philippe Schmetz
EFI, késako ? par Philippe Schmetz
Il est sans doute urgent… de s’y mettre , par Marc Demeuse
Réforme et revalorisation de la formation initiale des maîtres et des régents, position de la CGSP-enseignement, par Christiane Cornet
Former les enseignants à faire apprendre tous les élèves, position de CGé, par Anne Chevalier
Céderons-nous aux vents mauvais ?, réflexion sur la formation des maîres en France, par Alain Beitone

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