Le délégué aux Droits de l’enfant dénonce le tabou de l’homosexualité à l’école

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Pour Bernard Devos, ses services reçoivent trop de témoignages de faits d’homophobie à l’école, où seule la relation hétérosexuelle serait présentée comme légitime. Une erreur lourde de conséquences, quand on sait qu’entre 5 et 10 % de la population sont homosexuels ou lesbiennes. Et que la prévalence du suicide est 5 à 6 fois supérieure chez les homosexuels de moins de 25 ans et 8 à 9 fois chez les lesbiennes du même âge. Selon le délégué aux Droits de l’enfant, il convient, dès la maternelle, de diversifier les modèles et les représentations proposés aux enfants (sans nécessairement parler de sexualité). Les enseignants et les éducateurs doivent intervenir pour éviter que les propos homophobes se banalisent. Enfin, Devos recommande une approche philosophique la plus large possible, pour permettre aux jeunes de découvrir leur sexualité dans les meilleures conditions (Le Soir, 22/01/11). PhS