Chine, droits de l’homme et enseignement

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En ce début de printemps 2008, la Chine est la cible privilégiées de certaines organisations occidentales dites de « défense de droits de l’homme ». Curieusement, ces groupements manient une définition particulièrement étroite de ce que sont les droits de l’homme. Par exemple, le droit à l’éducation ne semble guère avoir d’importance à leurs yeux. Or, dans le domaine de l’instruction et de l’alphabétisation, la république de Chine n’a pas à rougir. Elle pourrait même donner des leçons à bien des nations.

Entre 1949 et 1987, donc avant même le « boom » économique actuel, le nombre des écoles primaires a doublé en Chine. Celui des écoliers est passé de 2,3 millions à 128 millions. L’effectif des lycéens de l’enseignement secondaire a été multiplié par 39,3; celui des étudiants de l’enseignement supérieur, par 16,6. Entre 1949 et 1990, la Chine a formé 40 fois plus d’universitaires qu’entre 1912 et 1948.

Alors que dans beaucoup de pays capitalistes avancés, pourtant très riches, on diminue ou on bloque actuellement les budgets d’éducation, la Chine populaire, elle, a voté une loi stipulant que « la croissance du budget de l’éducation obligatoire doit être supérieure à celle des recettes financières » et obligeant les autorités locales à « augmenter graduellement le budget de l’éducation en fonction du nombre des élèves ».

En 1994, la République populaire de Chine a généralisé l’enseignement obligatoire de 9 années dans toutes les villes. Depuis lors, 86,6 % des enfants poursuivent des études au-delà de l’enseignement primaire, ce qui constitue un exploit incomparable pour un pays du tiers-monde. L’Inde, le Pakistan et la Chine, pays voisins de par le niveau de développement économique, comptaient tous trois un peu plus de 80% d’analphabètes il y a quarante ans. Aujourd’hui, parmi les jeunes de 10 à 14 ans, le taux d’analphabétisme est — selon des données de l’UNESCO — de 7,2% en Chine, de 43,5% en Inde et de 74,6% au Pakistan.

En moins de cinquante ans, le taux d’analphabétisme des populations jeunes et moyennes chinoises est tombé de 80% à 5%.

Essayons donc de ne pas oublier que, pour la grande masse des paysans et des citadins de pays du tiers-monde, le problème des « droits de l’homme » ne se pose pas dans les termes où l’on se plaît à le poser dans les cercles bien pensants occidentaux, mais bien sous la forme de questions très simples comme : « mes enfants iront-ils à l’école ou seront-ils obligés de se prostituer pour survivre ? ».