le prix du logement étudiant serait le premier obstacle à l’accés aux études en france

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Le député Jean-Paul Anciaux présente vendredi au gouvernement son nouveau rapport sur le logement étudiant. Un tiers d’entre eux auraient du mal à se loger. L’Unef affirme que c’est le « premier obstacle dans l’accès aux études ».
efonte des aides au logement pour les étudiants, diversification des types de logements et construction de cités universitaires: le nouveau rapport du député UMP Jean-Paul Anciaux, qui doit être remis vendredi au gouvernement, doit répondre à une situation inquiétante.

> 1/3 des étudiants peinent à trouver un logement
C’est ce qu’indique une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) réalisée en 2006:
42% d’entre eux vivent dans un logement familial
13% en résidence collective (Cité U, foyer)
31% seuls ou en couple
6% en colocation

> Des logements trop chers
Les étudiants doivent payer 388 euros de loyer en moyenne, prix qui atteint 523 euros à Paris.
Pour le syndicat Unef, qui a lancé mardi une campagne réclamant « un milliard d’euros pour les cités U », l’absence de logement est le « premier obstacle dans l’accès aux études ».

> Retard dans les constructions
L’amélioration des conditions de logement avait pourtant fait l’objet d’un premier plan du député de Saône-et-Loire en 2004, qui prévoyait notamment 5000 constructions et 7000 réhabilitations de chambres universitaires par an pendant dix ans. Mais depuis, leur nombre respectif s’élève seulement à 6300 et 17 500.

> Pour un transfert des APL au ministère de l’Enseignement
Le rapport « Anciaux II » préconise un transfert des aides personnelles au logement du ministère du Logement à l’Enseignement supérieur ce qui permettrait un « pilotage amélioré ». Selon la Caisse des allocations familiales, 692 000 étudiants (sur 2,2 millions au total) ont bénéficié en 2006-2007 de cette aide.

> Développer les logements alternatifs
Le document veut également encourager la colocation et le logement intergénérationnel (chez les personnes âgées), « inciter les bailleurs privés à louer davantage aux étudiants », ou encore « travailler sur un label ‘Crous' » pour « sécuriser les transactions et fiabiliser les offres publiques et privées ».

> Et plus de sous…
Selon le rapport, 140 millions d’euros sont nécessaires chaque année pour la réhabilitation de 7000 chambres, auquels s’ajoutent 27 millions pour rattraper le retard depuis 2005.
Côté constructions, il faut environ 200 millions d’euros par an pour 5 000 logements, et 80 millions pour combler le retard.

Encore un bel exemple d’une politique génèrale libérale qui permet aux plus nantis (les propiétaires d’immeubles qui se font des plus-values énormes en profitant d’un marché non-régulé) de tirer profit d’une nécessité incontounable, et qui accentue le fossé entre les classes sociales favorisées et les autres…