Esprit d’entreprise, tu n’es toujours pas là ?

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« Nous sommes confrontés à un handicap d’esprit d’entreprise qui s’enracine très profondément dans notre imaginaire collectif. » Dixit Jean-Claude Daoust, président de la Fédération des Entreprises Belges (FEB), dans le Soir du samedi 24 novembre 2007. L’auteur de cette pensée pénétrante – par ailleurs spécialiste de la précarisation du travail puisqu’il fait fortune dans l’intérim – précise, un peu plus loin : « On considère encore très majoritairement aujourd’hui que la voie royale après de belles études est d’intégrer une grande entreprise au nom prestigieux, et d’y faire carrière. […] Il est de la responsabilité des professeurs de souligner qu’il existe d’autres voies ! »
Que M. Daoust se rassure, la fondation Free, créée il y a un an dans le cadre du plan Marshall wallon, a élaboré un programme visant à insuffler l’esprit entrepreneurial à toutes nos têtes blondes, de l’école primaire au supérieur long. Cinq « agents de sensibilisation » (sic) viennent d’être engagés et prennent contact avec les directions d’écoles. Sur 450 contacts, 165 collaborations (ici, le terme est particulièrement pertinent) ont déjà été nouées. Chaque année, 50 projets de 5 000 euros seront primés.
Nous avons déjà écrit tout le mal que nous pensons du « tout à l’entreprise ». Les effets en sont non seulement illusoires, mais aussi dévastateurs. Et d’autres voies existent pour créer de l’emploi. Nous vous renvoyons à ces textes. (PhS)