Lettre ouverte

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Pouvez vous comprendre ce que signifie être en difficulté ?
Pouvez vous imaginer ce que représente l’obligation de rester un battant
quand tous ceux qui détiennent le pouvoir de vous faciliter la vie se détournent ?
Pouvez vous entrevoir rien qu’un instant la nature des pensées d’un homme humilié par une situation écrasante qui s’éternise ?
Ignorez vous que des jeunes puissent être contraints de se vendre
pour financer leur études en Belgique ?
Ils sont peu nombreux et cela est heureux mais un seul est de trop !
(Madame Marie Dominique SIMONET le 29 novembre 2006)

Vous, les grands de ce monde, reste t-il seulement une once d’humanité en vous ?
Depuis des semaines, les journaux publient vos photos à tous.
Vous êtes tous plus beaux les uns que les autres !
Des photos d’une demi page nous présentent Joëlle MILQUET,
Guy VERHOFSTADT, Didier REYNDERS, Elio DI RUPO,
majestueux, arborant des sourires proches de l’extase.
(Quotidiens Le Soir de fin janvier 2007.)

Ah oui, nous allions oublier…
Nous sommes cette FAMILLE qui interpelle le monde politique
avec une indéfectible fidélité depuis des années,
quant aux coûts des études supérieures
à charge des étudiants ou de leur famille.
Vous ne voyez pas ?
Il est vrai que nous ne jouissons pas d’une popularité comparable à la vôtre…
La une des journaux ne nous est pas acquise…

Nous ne sommes qu’une FAMILLE ordinaire.
Une maman, un papa et cinq enfants qui apprennent à voler tout seul
les uns après les autres.
Dans la rue, les gens disent que les FAMILLES ordinaires sont et restent
les plus puissants moteurs de stabilité des enfants et de la société.
Les gens de la rue disent et savent qu’une FAMILLE unie
est le meilleur tremplin qui puisse être.
Les FAMILLES ordinaires, ça travaille dans l’ombre.
Mais vous vous fichez de cela !
Nous en avons acquit la preuve.
Vous n’avez tous qu’un souci en commun, celui de faire parler de vous.
Cela fait des années que nous vous appelons à l’aide et RIEN ne change !
Des dizaines de lettres sont allées et venues entre vous et nous.
Pour quel résultat ?
Niet. Nothing. Nada. Rien…
Oh si, l’annonce de mesurettes : des dictées dans le primaire,
la défense de changer d’école en cours de cycle,
des démissions en bloc à la tête de l’Awiph,
(au fond, c ‘est quoi votre boulot Madame Christiane VIENNE ?
Parce que nous avons exploré toutes les pistes que vous nous aviez indiquées
par vos courriers pour ne rien obtenir,
sauf trois ou quatre mois de perdus en ce qui nous concerne.)

Voyons, qu’avons nous obtenu ?
De Madame Marie ARENA : l’assurance qu’elle est tout à fait favorable
à une mesure qui permettrait la diminution des frais de transport
pour les étudiants.
(Courrier postal du 1er février 07)

Pour rappel, Monsieur le conseiller transport au cabinet d’André ANTOINE
avait bétonné un refus à cette demande le 29 novembre 2006.
Refus confirmé par Monsieur André ANTOINE lui même.
(Courrier postal du 15 janvier 07)

Concrètement, rien de plus depuis le début de notre croisade.
Si on continue sur cette lancée, pour qualifier d’avancée historique
l’octroi de deux boites de Kellog’s,
d’un flacon de GARNIER Ultra DOUX
et d’un paquet de 500 grammes de tagliatelles,
remis à chaque étudiant du supérieur dès la prochaine rentrée de septembre,
il n’y a plus qu’un pas à franchir !
Ouvrons l’œil, à l’approche d’élections, tout arrive…

Mais, pourquoi utiliser la dérision pour traiter d’un sujet aussi grave ?

Parce que c’est la seule piste qui nous reste !
Les courriers précis, grandement respectueux,
détaillant avec soin notre situation restent autant de lettres mortes.
Rien qu’à Bastogne, Monsieur le Député bourgmestre MR Philippe COLLARD
ne se donne même plus la peine de nous répondre,
comme si nous étions seulement des coupables,
comme si nous avions commis un délit.

Ces derniers temps, j’ai feuilleté la presse écrite.
Des titres me sont restés en mémoire…

PROFESSEUR ? L’avenir inquiétant d’un métier délaissé…
(Le Soir, samedi et dimanche 20 et 21 janvier 07)

C’est à ranger dans le même panier que le peu de cas
que nos élus font des FAMILLES…

Affaire Joe VAN HOLSBEECK…
« Le gouvernement VERHOFSTADT nous a utilisés, il s’est servi de nous.
Quand les médias ont arrêté de parler de nous,
on n’a plus eu le moindre contact avec le monde politique… »
(Le Soir du 22 janvier 07)

Il faut des mesures écologiques fortes, et vite.
Seul ECOLO est prêt !
(Michel JAVAUX dans Le Soir des 27 et 28 janvier 07)
L’an dernier, quand nous suppliions le parti ECOLO de nous venir en aide,
Nous avons été remballé, comme par les autres…

Aujourd’hui, ça sent les élections qui approchent, faut astiquer les images !

Monsieur Elio DI RUPO, (dans La Libre du 31 janvier) :
« Rien n’est signé avec personne ! » (On verra ce qui rapporte le plus)

Monsieur Johan VANDE LANOTTE, (dans Le Soir du 1er février) :
« Francophones, je ne vous demande pas d’avoir confiance.
Moi qui plaide tout le temps contre la discrimination
et pour l’égalité des chances,
je veux qu’il y ait des ouvriers au Parlement ! »
Monsieur Johan VANDE LANOTTE, comme vos coreligionnaires,
Vous avez pu prendre connaissance de nos revendications de FAMILLE d’ouvrier avec des enfants aux études supérieures et vous êtes resté dans l’ombre,
depuis le début de notre croisade…

Monsieur Elio DI RUPO rêve de grandeur…
(Pour la Wallonie ! Quand même ! Il l’exprime en affichant sa joie, débordante !)
(toujours dans Le Soir du 1er février)
Depuis des années, Monsieur Elio DI RUPO se veut rassurant à plus d’un propos. Il nous assure que ce quotidien que nous lui décrivons
dans les courriers que nous lui destinons
retient à chaque fois sa plus grande attention.
Nous bénéficions là d’une belle chance !

Première page du journal Le Soir du 8 février,
« Monsieur Didier REYNDERS ne demande rien mais est prêt au dialogue ! »
Monsieur Didier REYNDERS,
combien de nos courriers sont restés sans réponse ces derniers mois ?
Quel soulagement avez vous apporté à une FAMILLE qui ne se rend pas ?
Concrètement Monsieur Didier REYNDERS, qu’avez vous mis en place
pour soutenir nos efforts ?

Les courriers que nous recevons du Service Public Fédéral FINANCES,
donc de ces services dont vous êtes le grand patron,
ne nous arrivent que pour nous réclamer le paiement immédiat de montants,
qui depuis longtemps ont été engloutis par le coût des études de nos enfants.

Que devons nous encore faire de plus ?

Voici la définition que Coluche donnait de la dictature et de la démocratie :
La dictature, disait il, c’est ferme ta gueule…
La démocratie, c’est cause toujours…
Disait il vrai ?
Le ferez vous mentir ?

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Auteur responsable : Jean-Pol Harzée 12, Lutrebois 6600 BASTOGNE 0475 540861 jpharzee@skynet.be