3. Une affectation des élèves aux écoles

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Et que faites-vous de la liberté de choix ? De la liberté des parents ?
Beaucoup de parents veulent pouvoir choisir une école de qualité pour leur enfant. Où est le mal ?
La suppression de la liberté du choix de l’école ne provoquera-t-elle pas une recrudescence d’initiatives privées ? Les plus riches ne finiront-ils pas par garder leurs enfants à la maison, payer des enseignants pour leur donner des cours privés et recréer ainsi des écoles privées d’élite ??
Mais ne pourrait-on pas concilier liberté de choix et équité ?
Limiter le choix des parents ? N’est-ce pas un peu trop « révolutionnaire » et, pour tout dire, irréaliste ?
Mais, en France, la « carte scolaire » ne fonctionne pas. Les familles des classes supérieures ou moyennes y échappent en déménageant dans les quartiers « huppés », en choisissant des « options » d’élite ou en plaçant leurs enfants dans l’enseignement privé sous contrat.
Comment allez-vous traiter, par exemple, le cas de la commune de Lasne (la plus riche de Belgique) ? Comment la rendre socialement mixte ?
En saupoudrant les mauvais élèves un peu partout, n’allez-vous pas provoquer un nivellement par le bas et empêcher l’émergence des élites intellectuelles dont la nation aura toujours besoin ?
Ne va-t-on pas, en supprimant la stimulation due à la concurrence entre les écoles, appauvrir leurs contenus et leurs initiatives pédagogiques ?
La suppression des examens de passage ne risque-t-elle pas de renforcer l’échec scolaire, au bout du compte, en supprimant cette traditionnelle « seconde chance » laissée à l’élève ?
Peut-il y avoir quand même une souplesse en cours d’année (pour l’élève comme pour l’école) ? Exemples : renvoi pour problème disciplinaire grave, ou problèmes psycho-relationnels…
Et si l’ambiance de l’école ne me plait pas ?

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Ce que dit le texte du programme de l’Aped :

Une affectation des élèves aux écoles

Pour éviter les écoles « ghettos », autrement dit pour garantir une mixité sociale dans chaque établissement, une école est attribuée à chaque élève dès la première année et pour une durée de 10 ans, sauf accident ou déménagement. Cette affectation se fait selon le domicile et le revenu. Ce système nécessite un découpage géographique du territoire en zones socialement mixtes. Jusqu’à une date avancée, les écoles doivent admettre en priorité les élèves qui leur sont affectés. En d’autres mots, jusqu’à cette date, on a la garantie d’avoir une place dans cet établissement. Le nombre de places dans chaque école est déterminé selon ses capacités d’accueil et ne peut être dépassé. Après la date butoir (du 15 août par exemple), les inscriptions redeviennent libres, mais selon la disponibilité de places. Ce système implique évidemment la suppression des examens de passage. Des dérogations motivées sont possibles, sur avis de l’équipe éducative de l’établissement et/ou du PMS.

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Et que faites-vous de la liberté de choix ? De la liberté des parents ?

Les parents qui désireront faire usage de cette liberté le pourront toujours … à leurs risques et périls ! Mais il est vrai que notre objectif est de les en décourager. Dans tout système, il doit y avoir recherche d’équilibre entre liberté et égalité. Parfois, l’une doit être privilégiée par rapport à l’autre. La liberté ne peut pas toujours être vue comme une valeur en soi (qui songerait par exemple à réclamer la liberté de brûler un feu rouge ?). Concernant la scolarité des enfants, il est clair que tous les parents ne sont pas à armes égales lorsqu’il s’agit de faire usage de leur « liberté de choix ». Ceux qui sont issus des milieux socio-économiques les plus favorisés connaissent les rouages du système. Ils savent qu’il faut s’y prendre parfois un an à l’avance pour s’inscrire dans une « bonne » école. Cela favorise l’apparition d’écoles socialement homogènes. En gros, des écoles élitistes rassemblent surtout les jeunes issus des classes privilégiées et puis il y a les autres, et notamment les écoles qui ne scolarisent quasiment que des jeunes issus des classes populaires, des écoles où les élèves en difficulté se regroupent parce que les autres établissements sont souvent « déconseillés » ou que, de toute manière, ils effraient (éloignement géographique, culturel, …). Les parents se soumettent souvent aux « conseils » d’orientation vers telle ou telle école technique ou professionnelle, même quand les résultats de leur enfant en primaire sont encourageants. Alors qu’il est bien rare qu’une école donne le même conseil à des parents aisés dont la fille ou le fils serait très moyen.
Ce que nous voulons, en fait, c’est remplacer la liberté de choix par un droit plus élevé, plus général. Le DROIT de trouver une école de qualité, proche de son domicile, où l’on sera certain d’avoir une place pour son enfant. La réalisation de ce droit-là, aujourd’hui empêchée par le premier, le rendrait, une fois réalisée, totalement inutile.

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Beaucoup de parents veulent pouvoir choisir une école de qualité pour leur enfant. Où est le mal ?

Ce souci est parfaitement légitime. Mais aujourd’hui, les écoles sont très inégales, en raison précisément de ces mécanismes de « libre choix ». Si certains y trouvent une « bonne » école, cela signifie que d’autres sont confinés dans des écoles de relégation et des écoles « ghettos ». Nous, nous voulons que le droit à un bon enseignement existe pour tous. Notre réponse aux parents qui veulent une bonne école n’est pas de les inviter à se battre pour décrocher une place dans les écoles d’élite. Mais de faire en sorte que toutes les écoles deviennent des écoles « d’élite ».

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La suppression de la liberté du choix de l’école ne provoquera-t-elle pas une recrudescence d’initiatives privées ? Les plus riches ne finiront-ils pas par garder leurs enfants à la maison, payer des enseignants pour leur donner des cours privés et recréer ainsi des écoles privées d’élite ?

En effet, dans les conditions juridiques actuelles – en Belgique, il n’y a pas d’obligation d’aller à l’école, mais bien « obligation d’éducation » -, cette tentation, si elle se généralisait, rendrait notre projet moins efficace. C’est pourquoi il est indispensable de changer la loi sur l’obligation scolaire. Qu’il ne s’agisse plus d’une «obligation d’assurer l’éducation et l’instruction» mais d’une «obligation à la scolarité».

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Mais ne pourrait-on pas concilier liberté de choix et équité ?

L’Aped a montré dans une étude basée sur les chiffres PISA (comparaison internationale organisée par l’OCDE) que plus un pays impose de contraintes dans le « choix » d’un établissement scolaire, plus il lutte avec efficacité contre les inégalités, notamment sociales, à l’école. Par conséquent, ne soyons pas hypocrites. On ne peut pas dire : « Je suis pour la liberté de choix » sans rajouter « et donc contre l’égalité ». Et vice-versa (être pour un système éducatif plus juste impose d’être contre la liberté de choix).
Et d’ailleurs, cette liberté en est-elle une pour tous ? Bien des parents souffrent de devoir choisir une école pour leur enfant. Ont-ils fait le bon choix ? Ont-ils seulement eu un choix ? Ceux qui doivent attendre la fin de l’année scolaire (voire septembre) pour se décider – vu qu’ils dépendent de résultats aléatoires aux examens de repêchage – se voient souvent opposer de nombreux refus par « manque de place ». Il leur faut alors entamer un « parcours du combattant » pour décrocher un sésame. Ne devrait-on pas plutôt parler alors d’ « obligation de choix » ? Notre système aurait l’avantage de soulager ces nombreux parents tout en hétérogénéisant socialement les classes, ce qui est un gage de système plus juste.
Cette absence de concurrence aurait également l’avantage d’éviter aux directions et aux personnels enseignants les pertes de temps, d’énergie et aussi d’argent nécessaires actuellement pour essayer de gagner la lutte concurrentielle impitoyable entre établissements.

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Limiter le choix des parents ? N’est-ce pas un peu trop « révolutionnaire » et, pour tout dire, irréaliste ?

Dans ce cas, la plupart des pays européens sont révolutionnaires. En effet, presque tous pratiquent d’une façon ou d’une autre une affectation obligatoire des élèves aux établissements scolaires. Dans les rencontres internationales, les chercheurs en sciences de l’éducation et les syndicalistes étrangers nous disent souvent leur étonnement de l’ultralibéralisme que pratique la Belgique en la matière. Cela les choque car cela ne peut, à leurs yeux, qu’être source d’inégalités et de dérégulations : instabilité des équipes pédagogiques, concurrence entre établissements, obligation de se positionner sur le « marché scolaire » pour recruter le plus possible d’élèves, au lieu de réfléchir sereinement à la façon d’améliorer la pédagogie au service des élèves actuellement présents dans l’établissement… Et c’est, bien malheureusement, ce que nous vivons en Belgique.

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Mais, en France, la « carte scolaire » ne fonctionne pas. Les familles des classes supérieures ou moyennes y échappent en déménageant dans les quartiers « huppés », en choisissant des « options » d’élite ou en plaçant leurs enfants dans l’enseignement privé sous contrat.

Notons tout d’abord qu’il y a moins de ségrégation sociale dans l’enseignement français qu’en Belgique. Cela ressort clairement des statistiques PISA et c’est très probablement, entre autres, le résultat de l’existence de la carte scolaire. Ceci étant dit, il est vrai que cette carte scolaire française est une « passoire ». C’est pourquoi notre proposition est différente de ce qui existe en France. Elle prend en compte cette expérience mitigée.
Premièrement, la Belgique est un pays densément peuplé. Les quartiers riches et pauvres de nos grandes villes sont généralement proches les uns des autres. Tout est donc une question de découpage. En définissant des zones assez larges, au sein desquelles il y aura des « riches » et des « pauvres », on peut y prévoir deux ou trois écoles. Ensuite, on affecte les élèves aux écoles en tenant compte des revenus des parents, afin d’assurer une hétérogénéité sociale dans chaque établissement et éviter ainsi les phénomènes de ségrégation sociale.
Deuxièmement, notre système d’affectation d’élèves est inséparable du premier point de notre programme : le tronc commun jusqu’à 16 ans. En France, des filières de différenciation existent dès le Collège et les récentes décisions du gouvernement français tendent à les renforcer encore.
Enfin, troisièmement, le point 4 de notre programme propose de fusionner les réseaux, précisément pour empêcher que l’introduction d’une carte scolaire ne conduise à une ségrégation sociale entre l’enseignement officiel et l’enseignement libre.

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Comment allez-vous traiter, par exemple, le cas de la commune de Lasne (la plus riche de Belgique) ? Comment la rendre socialement mixte ?

Premièrement, la commune de Lasne est tout de même plus mixte qu’on ne pourrait l’imaginer. Le revenu moyen y est certes très élevé: 39.000 euros par ménage, soit 63% de plus que la moyenne nationale de 23.900 euros. Mais il n’en reste pas moins vrai que la moitié de la population de cette commune vit avec moins de 22.100 euros (le revenu moyen de Tournai ou de Malines). Dans une commune très pauvre, comme la Louvière, la moitié des ménages ont moins de 16.000 euros par an pour vivre. Mais à Lasne, il y a tout de même aussi un quart des ménages qui sont dans cette situation. Cela n’a finalement rien d’étonnant. Là où il y a de belles villas, il faut aussi des jardiniers, des femmes de ménage et beaucoup de personnel communal pour la voirie. Tous n’habitent évidemment pas la commune de Lasne, où le logement est cher. Mais il y en a plus qu’on ne le pense et tous les quartiers de la commune ne sont pas constitués de villas. De même, à La Louvière, tous les habitants ne vivent pas dans les quartiers ouvriers : un quart de la population dépasse les 33.000 euros de revenu annuel, soit le revenu moyen de Waterloo, la troisième plus riche commune du Brabant Wallon.
Mais que se passe-t-il aujourd’hui ? Premièrement, une certaine sélection sociale s’opère déjà parmi les enfants qui fréquentent une école de leur commune. Dans l’enseignement fondamental, la fracture se fait souvent entre l’enseignement communal et le réseau libre. Avec le passage dans le secondaire, c’est la mobilité des élèves, jointe au caractère social de la sélection en filières, qui va jouer. A Lasne, il n’y a pas d’enseignement secondaire. Tous les jeunes iront donc à Waterloo ou à Braine l’Alleud, par exemple. Mais les uns y fréquenteront des écoles huppées comme celle du Berlaimont, alors que d’autres se retrouveront dans les filières techniques et professionnelles. Ce que nous préconisons, c’est d’organiser un enseignement local, à Lasne comme à La Louvière, où les enfants de toute extraction sociale jouiront d’une éducation et d’une instruction communes. Alors, certes, il y aura plus de pauvres à La Louvière et plus de riches à Lasne. Mais la fracture sociale sera assurément moins grande qu’aujourd’hui.

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En saupoudrant les mauvais élèves un peu partout, n’allez-vous pas provoquer un nivellement par le bas et empêcher l’émergence des élites intellectuelles dont la nation aura toujours besoin ?

Ceux que l’on concentre aujourd’hui dans les écoles de relégation ne sont pas des « mauvais élèves ». En tout cas, pas au départ. Ce sont des enfants d’origine populaire, de milieux socialement plus pauvres que les autres. Comme les autres, ils ont besoin d’aide et de soutien, mais leurs parents ont moins la possibilité de leur apporter cette aide individualisée. En regroupant ces enfants-là « entre eux », comme on le fait actuellement, on creuse d’année en année des écarts qui, au début, sont très faibles. A contrario, toutes les études montrent qu’en maintenant ces enfants dans des groupes plus hétérogènes, on leur permet de mieux progresser, d’être stimulés et de ne pas décrocher. Et sans que cela nuise aux « meilleurs » élèves.
D’ailleurs, les comparaisons internationales, dont PISA, indiquent clairement que les pays qui pratiquent moins la ségrégation sociale, et où la sélection est plus tardive, obtiennent plutôt de meilleurs résultats moyens que les autres. En d’autres termes, l’équité est un gage d’efficacité pour tous.
D’ailleurs, qui pourrait prétendre que les pays scandinaves, par exemple, produiraient des « élites » universitaires moins bien formées que les nôtres ?

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Ne va-t-on pas, en supprimant la stimulation due à la concurrence entre les écoles, appauvrir leurs contenus et leurs initiatives pédagogiques ?

Il y a « concurrence » et « stimulation ». Ce n’est pas la même chose. La concurrence entre les réseaux et les établissements conduit ceux-ci à des initiatives qui ne relèvent pas toujours du pédagogique, mais bien plus souvent du publicitaire. Plus clairement, une école organise des activités sans grande valeur pédagogique, mais qui attirent les élèves, plutôt que des activités très riches, qui les feraient grandir, mais qui n’attirent pas au premier abord (suivant le même phénomène que les programmes de la télévision par rapport à l’audimat). Ainsi, certaines branches (artistiques, notamment) sont dénigrées, alors que ce qu’elles véhiculent servirait de tremplin efficace à la réussite scolaire et aux apprentissages de base. La stimulation peut très bien se faire sans passer par la concurrence.

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La suppression des examens de passage ne risque-t-elle pas de renforcer l’échec scolaire, au bout du compte, en supprimant cette traditionnelle « seconde chance » laissée à l’élève ?

S’il est vrai que, dans le contexte actuel, l’examen de repêchage peut avoir valeur pédagogique pour les quelques élèves qui saisissent leur seconde chance, il faut reconnaître qu’il est la plupart du temps inefficace et injuste : comment l’élève qui n’a pas atteint les objectifs du cours entre septembre et juin dans le cadre scolaire, en présence du professeur et de ses condisciples, pourrait-il progresser, livré à lui-même, durant les deux mois d’été ? Les enfants qui s’en sortent sont souvent ceux qui disposent d’un cadre familial privilégié aux niveaux financier (cours particuliers) et culturel (des parents instruits).
Par contre, notre projet d’école commune devrait nous sortir de cette impasse. Le rapport des jeunes au savoir et à l’apprentissage serait bien plus enthousiaste. L’évaluation et la remédiation renforcées, nous ne devrions plus voir d’élèves décrocher. Les repêchages pourraient être avantageusement remplacés par des journées de remise à niveau pendant les congés scolaires.

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Peut-il y avoir quand même une souplesse en cours d’année (pour l’élève comme pour l’école) ? Exemples : renvoi pour problème disciplinaire grave, ou problèmes psycho-relationnels…

Oui, bien sûr, mais il faut limiter, autant que faire se peut, ce genre de situation, sans quoi l’équilibre du système serait menacé et l’on risquerait de voir réapparaître des inégalités sociales entre établissements. Il faut limiter les dérogations aux seuls motifs graves. Pas question de changer d’école par caprice. Ces dérogations ne seraient accordées que par une commission regroupant par exemple les chefs d’établissements. On peut aussi parier qu’une école commune serait une école pacifiée, plus agréable à vivre.

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Et si l’ambiance de l’école ne me plait pas ?

Chaque école doit être capable d’accueillir tous les enfants d’un certain quartier, quelle que soit leur origine sociale. Elle reflète toujours la composition sociale de la commune ou du quartier. L’école a une fonction sociale : l’intégration des jeunes dans leur environnement. Par ailleurs, l’école doit s’adapter à l’élève en tant qu’individu et prendre à cœur son développement. Elle doit donc trouver un équilibre entre ces deux aspects et appliquer des méthodes adaptées pour que tous les enfants trouvent leur place.

Quand un enfant, malgré tous les efforts consentis, ne trouve pas sa place dans une école, on doit envisager son passage dans un autre établissement.

1 COMMENT

  1. > Une affectation des élèves aux écoles
    Ca me navre de lire ça… vous y croyez vraiment? Les parents socialement favorisés trouveront la parade (et je le leur souhaite par ailleurs car je suis contre le principe d’un état paternaliste) et ce sera la classe moyenne qui pâtira de cette utopie ravageuse. Car elle n’aura pas les moyens de payer pour des écoles privées et que ses enfants ne seront pas assez nombreux que pour relever le niveau au sein de ces écoles « ghettos » et le marasme se fera général. Car ce n’est pas seulement un problème d’origine sociale, c’est aussi un problème de langue maternelle: un enfant parlant français depuis sa naissance et un enfant parlant arabe n’ont pas les mêmes chances dans un enseignement francophone, car, qu’on le veuille ou non, la langue est vecteur de réussite. A cela s’ajoute les différences cuturelles, rien que la façon de traiter la femme est aussi un indice. Bref, le problème est plus profond et cette réforme n’est certes pas la solution. Je comprends l’idée et elle est belle mais elle conduira notre pays déjà fortement malmené par les divisions communautaires vers un conflit social. Est-ce nécessaire? Je ne peux m’empêcher de me demander où cette « gauche caviar » qui fauche nos euros met ses enfants…

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