Enfants réfugiés privés d’école

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Une famille tchétchène a reçu une réponse négative à la demande d’asile (2e) parce qu’elle a transité par l’Autriche où elle a été forcée d’introduire une demande pour éviter l’arrestation. Ces gens sont en Belgique depuis juillet 2003, pays où ils avaient choisi dès le départ de se réfugier car le reste de leur famille s’y trouve déjà.
Ils ont donc reçu une réponse négative en vertu de la Convention de Dublin qui dit que l’on ne peut introduire une demande d’asile dans un  pays de l’espace Schengen si une première demande est introduite dans un autre pays. Cette convention ignore naturellement les itinéraires nécessaires des voyages et leurs aléas! Ils risquent donc l’ expulsion vers l’Autriche, et de là vers la Tchétchénie puisqu’ils ne sont sans doute plus considérés comme demandeurs d’asile là-bas.
Sur le plan juridique, il semble pourtant que la nouvelle législation européenne ouvre une porte: si l’on n’a pu exécuter le retour au premier pays où la première demande d’asile a été introduite dans les 6 mois, elle doit être envisagée dans le pays où les personnes résident.
Mais visiblement les fonctionnaires de l’Office et du CGRA ignorent cette directive. En effet la mère a été arrêtée et placée en détention au 127bis. Une première tentative d’expulsion est prévue ce lundi; elle s’y opposera. Pour l’instant les quatre enfants et leur père ont dû quitter leur domicile et les enfants ne fréquentent plus l’école! Voilà un témoignage de plus des réalités concrètes de la politique menée par Dewael et consorts.
Une campagne de pétition démarre dans l’école secondaire des 2 plus grands. Le tout doit se faire le plus rapidement possible. Des contacts presse ont déjà été pris par l’avocate et quelque chose sera organisé avec les pétitions.

Une pétition peut être obtenue sur simple demande auprès du CRACPE : cracpe@skynet.be

Pour tout renseignement supplémentaire ou proposition, vous pouvez contacter France Arets (CRACPE) 0497 54 24 33