France: moins d’encadrement dans les écoles

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Le conflit irakien tend à le faire oublier : Raffarin et son équipe gouvernent la France à droite toute. Et l’école va le payer au prix fort. La suppression totale des emplois-jeunes, au fur et à mesure de l’extinction des contrats, réduira le personnel de surveillance et d’accompagnement des élèves : 20 000 aide-éducateurs de moins (sur 62 000) à la rentrée 2003. Mieux formés, ces jeunes auraient dû être intégrés à la fonction publique. Ce que le gouvernement précédent n’a pas fait.
Seront aussi supprimés 5 600 postes de maître d’internat et surveillant d’externat. Maigre compensation – ou précarisation galopante du métier ? -, on annonce l’engagement de 16 000 “assistants d’éducation”, principalement recrutés chez les étudiants, de préférence à mi-temps et payés au SMIC horaire. Au bout du compte, il manquera à la rentrée 10 000 surveillants.
Côté enseignants, le gouvernement joue l’effet d’annonce en évoquant 30 000 postes ouverts aux concours, mais dans le premier degré, par exemple, 12 000 personnes seront recrutées quand 16 200 partiront à la retraite … (Le Monde diplomatique, février 2003)