Chili: chacun pour soi

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Selon la journaliste Nira Reyes Morales, les Chiliens refuseraient de payer des impôts pour financer les écoles publiques. Ils préfèrent se sacrifier en travaillant davantage et envoyer leurs enfants dans de ruineuses écoles privées. Faire des efforts pour participer au bien-être des autres leur paraît totalement injustifié. Un bien cruel constat dans un pays que l?on dit revenu à la ?démocratie?. Cet état d?esprit est la conséquence inéluctable des années Pinochet – l?idée d?égalité et le sens du bien commun y ont été laminés – et des années de transition où, sous la menace du retour des militaires au pouvoir, la gauche est restée frileuse sur le plan social. Seul changement spectaculaire : l?ouverture totale du pays au libéralisme économique. Et son corollaire : l?individualisme compétitif forcené. Un bilan particulièrement amer pour les militants qui se sont usés dans la lutte contre la dictature … (Le Monde diplomatique, novembre 2002)

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  1. > Chili: chacun pour soi
    COMMUNIQUE

    Une fois encore, le bateau école de la Marine chilienne « La Esmeralda » est en train de réaliser son voyage annuel de formation de ses officiers. Depuis presque trente ans, dans les ports où ce bateau fait escale, des manifestations de protestation ont lieu pour dénoncer son utilisation comme centre de détention et tortures durant les premiers mois de la dictature militaire chilienne.
    Des organisations de solidarité des Droits de l’Homme rappellent chaque année cette sinistre réalité encore impunie. Malgré ceci, ce bateau a été déclaré par les autorités au Chili « l’ambassadeur itinérant de tous les chiliens » dans ses voyages autour du monde pour représenter une fausse idée de fierté nationale.
    La responsabilité des anciens officiers de la Marine, qui ont déclenché le coup d’état à Valparaiso, est aussi compromise avec l’utilisation de la torture systématique sur des prisonniers sans défense sur des bateaux de la Marine, dont ce bateau école. Jusqu’aujourd’hui, personne n’a été traduit en justice pour les crimes commis à bord de l’Esmeralda.
    Depuis trente ans les chiliens attendent des institutions militaires qu’elles assument leur responsabilité sur ces graves violations des Droits de l’Homme, qu’elles éclaircissent la vérité sur ces événements et permettent le jugement des responsables de ces faits.
    Suite à des protestations réalisées récemment dans les ports de « El Callao, Pérou », « Guayaquil, Equateur » et « au Panama » et à des éventuelles initiatives de protestation dans d’autres pays, la Marine chilienne a annulée la visite du bateau école en Hollande, Suède et en Espagne.
    Nous sollicitons aux organisations et groupes solidaires la participation aux diverses manifestations en cours, l’envoi des lettres aux Ambassades chiliennes, aux autorités politiques, aux organisations des dockers et aux organisations de Droits de l’Homme, afin de dénoncer le sanglant passé de l »Esmeralda » et rappeler la mémoire de tous ceux qui ont connu la détention et les tortures sur ce bateau, dont le prêtre Michael Woodward décédé à la suite des tortures.
    Dans le port de Rouen des groupes d’Amnesty International et des associations franco-chiliennes des Droits de l’homme seront présentes dans un rassemblement sur les quais de la rive gauche, au lieu d’accostage de « L’Esmeralda, le 11 juin à 18h. »
    A 17h, au forum de la Fnac : Conférence de presse avec le témoignage de Patricia Bennetts, sœur du père Michel Woodward, prêtre catholique.

    Paris, juin 2003

    COLLECTIF D’ASSOCIATIONS POUR LES DROITS DE L’HOMME AU CHILI (France)

    Amnesty International
    Les membres d’Amnesty International de Rouen
    Madame, Monsieur,
    Le 9 juin prochain accostera dans le port de Rouen le navire école chilien « l’Esmeralda ».

    Ce navire est le symbole du sort cruel qui fut celui des prisonniers politiques chiliens,
    juste après le coup d’état militaire d’Augusto Pinochet, notamment le recours systématique à
    la torture par les représentants du gouvernement.
    Amnesty International a documenté et publié les preuves concernant des victimes qui
    ont été torturées. Ces faits ont pu être facilement prouvés par la commission nationale
    chilienne « Vérité et Réconciliation » qui reconnaît plus de 3000 victimes de violations des
    droits humains pendant cette période.
    La plupart des membres des forces de sécurité impliqués dans une telle pratique n’ont
    pas été appelés en justice.
    Les membres des groupes rouennais organisent un rassemblement sur les quais de la rive gauche, à proximité du pont Guillaume Le Conquérant, au lieu d’accostage de
    « l’Esmeralda », le 11 juin à 18h,

    Nous vous invitons à venir nombreux pour une protestation respectueuse et non
    violente dans la mémoire des victimes de la dictature chilienne et plus spécifiquement des
    victimes d’enlèvements et de tortures à bord de « l’Esmeralda » en 1973.
    Seront présentes des personnalités diverses, des associations de défense des droits humains, viendront aussi nous rejoindre des associations chiliennes de France, de Belgique,
    de Hollande.
    A 17h, au forum de la Fnac : Conférence de presse avec le témoignage de
    Patricia Bennetts, sœur du père Michel Woodward, prêtre catholique, mort à la suite
    de tortures subies à bord de « l’Esmeralda ». Vous êtes également invités à y participer.

    Madame, Monsieur, dans l’espoir de vous y rencontrer, nous vous présentons nos cordiales salutations.
    Rouen, le 30/05/03
    Pour les membres de Rouen : Pour tout renseignement, appelez Jacques Campion tél : 02 35 89 64 94
    Merci de faire circuler autour de vous la pétition jointe à cet envoi.

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