Information et education : deux instruments d’ une dictature moderne

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17 Mars, Albi : Stage de formation syndicale

A mesure que l’économie nationale et mondiale assujettit de plus en plus notre société au rythme des fluctuations boursières, la population est malmenée et doit supporter le coût humain engendré par cette tyrannie, sous l’œil passif , faussement résigné ou ouvertement réjoui des gouvernements successifs et d’une bonne partie de l’opinion, tous collaborateurs à un degré ou à un autre .

Stratégiquement, il va de soi que médias et éducation sont des instruments et des armes longtemps convoités par les milieux économiques afin de servir et rallier à leur cause le plus grand nombre, en plus des bénéfices à en attendre.

Au cours de cette journée, nous aurons l’occasion de nous informer et de nous interroger sur :
l’identité des détenteurs des principaux medias, leurs méthodes pour populariser des idées « modernes », décrédibiliser et censurer toutes idées alternatives, toute résistance quelconque et ce, dès la formation initiale à l’école,
sur les changements de mission de l’école qui visent les mêmes objectifs .

Cette programmation met en évidence la nécessité de constituer de véritables boucliers contre l’idée que la réalisation de soi et de toute société passe par la soumission aveugle au capitalisme et à ses acteurs. Ces armes de défense et d’offensive se forgent au travers des idées défendues par divers réalisateurs, sociologue, journaliste et syndicaliste dont les travaux et projets sont victimes de censure et de lynchage par leurs pairs.

C’est dans cet esprit que SUD-Education, l’ADRC (Association de défense de la recherche et des chercheurs) et l’Athanor donnent le coup d’envoi d’un collectif (« Le meilleur des mondes ») afin que puisse voir le jour le film de F. Gillery « L’école du meilleur des mondes » – second volet du « Cartable de Big Brother » . Ce film rencontre la censure des médias qui refusent de le produire. C’est le même type de soutien qui a permis à P. Carles de produire une partie de son travail. Il s’agit donc par ce soutien de permettre la naissance et la diffusion des travaux de F. Gillery, lequel s’emploie à analyser les politiques éducatives véhiculées par l’école ainsi que par les médias et multimédias. Faire en sorte que ce film se réalise et se diffuse c’est réellement lutter contre la mainmise des chaînes de télévision et des grands groupes de production qui manipulent l’information à leur profit pour conforter l’utopie totalitaire et le mythe technologique.
Il nous semble en tant que syndicat que ce type d’engagement s’inscrit concrètement dans notre action syndicale, et qu’il s’agit de permettre aux collègues de prendre en compte de telles évolutions afin de pouvoir y résister dans leur pratique quotidienne et de contribuer au développement de l’esprit critique de leurs élèves.

PROGRAMME :

Présentation des films par les réalisateurs. Débats animés par les réalisateurs et les membres de Sud éducation.

9-11h : Le cartable de Big Brother de Francis Gillery.
11h15-13h15 : Lady died de Francis Gillery.
Pause déjeuner
14-16h30: Enfin pris ? ou Pas vu pas pris de Pierre Carles.
16h30-17h30 : Danger Travail de Pierre Carles.
Pause
18-20h30/21h : Table ronde avec la participation de Pierre Carles, Francis Gillery, réalisateurs, Alain Le Courrieux ( membre d’ATTAC et spécialiste des questions européennes et du e-learning), Gérard De Sélys ( journaliste de TV et réalisateur belge ) et Sud Education.
Pause
21h ou 21h30: La Sociologie est un sport de combat de Pierre Carles.

Le visionnement des films sera payant sous forme de forfait (~6euros/journée)à la charge des stagiaires. Le film diffusé à 21h00 entre dans la programmation de L’Athanor aux tarifs habituels.

Ce stage se déroulera à L’Athanor (scène nationale d’Albi). Inscriptions et renseignement