PS et PSC, fossoyeurs de l’école démocratique

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L’Appel Pour une Ecole Démocratique (Aped) tient à réagir de la manière la plus vigoureuse à l’actuelle propagande du PS sur le thème de l’enseignement.

Le PS nous demande d’être concrets et positifs.

Soyons donc concrets…

Depuis que le PS est aux commandes de l’enseignement, il a voté la communautarisation et sa loi de financement, ce qui a entraîné un étranglement du budget. Depuis 81, les différents partis qui se sont succédé au pouvoir ont réduit les dépenses publiques d’éducation de 6,9% du PIB à 5,4% aujourd’hui. Cela équivaut à une chute de 110 milliards.

Le PS dit vouloir une école où les chances seraient égales pour tous, mais dans l’école actuelle, façonnée par les ministres socialistes (Ylieff, Di Rupo, Mahoux et Onkelinx), reproduit toujours les inégalités. Par exemple, 24% des enfants d’ouvrier sont en 4ème générale dans leur 10ème année d’étude contre 50% des enfants de cadres ou de professions libérales.1

Enfin, le PS est le fossoyeur de l’emploi dans l’enseignement : les ministres socialistes ont enterré plus de 5000 postes depuis la communautarisation, ce qui nuit évidemment gravement à la qualité de l’encadrement.

Soyons maintenant positifs…

L’Aped entend promouvoir une véritable école démocratique, c’est-à-dire une école qui assure à tous les jeunes, indépendamment du sexe, de l’origine sociale ou ethnique, des convictions religieuses ou philosophiques, l’accès effectif aux savoirs qui donnent force pour comprendre le monde et le transformer.

Une des conditions nécessaires pour arriver à cette école-là est le refinancement de l’enseignement. Dans le cadre de la révision de la loi de financement, nous proposons aux enseignants francophones et flamands de refuser les querelles communautaires et de revendiquer ensemble un retour à la situation d’avant Val-Duchesse : qu’au moins 7% du PIB soit consacré à l’éducation des jeunes.

Nous voulons également réagir aux récentes propositions du PSC. Ce parti, « défenseur naturel du libre catholique » se permet de proposer ni plus ni moins que le réseau de la Communauté en matière d’enseignement soit détricoté. Sans illusions sur les gestionnaires actuels de ce réseau, l’Aped réaffirme néanmoins son attachement au principe d’un enseignement public. Nous nous refusons à toute idée de guerre scolaire, mais nous estimons que, par le dialogue et la lutte commune sur les questions essentielles, les professeurs de tous réseaux peuvent faire avancer l’idée d’un enseignement à la fois public, gratuit, libéré de toute concurrence et organisé de manière réellement démocratique.

1. J.-P. KERCKHOFS et N. HIRTT,  » Inégaux devant l’école, une enquête en Hainaut sur les déterminants sociaux de la sélection sociale et de l’échec scolaire « , Aped, avril 96 – octobre 97.

2. Le Soir, 8 mai 1998