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Comme l'explique Hugo Vandroogenbroek dans sa contribution, il est impossible de doter l'enseignement de moyens suffisants dans le cadre de l'actuelle loi de financement des Communautés. Le refinancement n'est possible qu'en modifiant cette loi et en exigeant du gouvernement fédéral qu'il trouve les fonds nécessaires. Mais peut-il les trouver ?
Depuis 1989, l'enseignement belge est communautarisé. Les communautés française, flamande et germanophone sont désormais compétentes en matière d'enseignement et reçoivent à cette fin des dotations financières de l'Etat fédéral. Comme le prévoit l'article 175 de la constitution, ces subventions sont fixées par une loi 'spéciale' (c'est-à-dire une loi adoptée par deux tiers des députés et une majorité simple dans chaque groupe linguistique). C'est la 'loi de financement des communautés' du 16 janvier 1989 (celle-ci ne concerne que les communautés française et flamande. Le financement de la communauté germanophone est réglé par une autre loi). Que dit cette 'loi de financement' ?
Pour l'observateur privilégié qu'est l'enseignant, la politique éducative des vingt dernières années semble n'être qu'une interminable succession de mesures d'austérité. De fait, la quête de rationalisation fut bien l'une des orientations directrices de cette période. Mais à mesure que la crise économique prit clairement les allures d'une crise profonde, durable et mondiale, alors que s'améliorait un peu la situation financière de l'Etat belge, la politique d'austérité se mit à poursuivre d'autres objectifs que les seules économies budgétaires.
Cet article donne un aperçu des mesures d'austérité prises dans l'enseignement belge depuis la fin des années 70. La politique éducative y sera située dans le contexte économique des 25 dernières années. Notre attention se portera surtout sur les développements dans l'enseignement secondaire.
Alors qu'arrive le moment de réviser les clés de répartition des dotations aux communautés, nous appelons les francophones, les néerlandophones et les germanophones à s'unir, afin d'exiger un refinancement global de l'enseignement en Belgique.
L'Appel Pour une Ecole Démocratique (Aped) tient à réagir de la manière la plus vigoureuse à l'actuelle propagande du PS sur le thème de l'enseignement.
En décembre dernier, la presse a fait grand cas du projet de Laurette Onkelinx d'injecter des moyens supplémentaires dans les écoles dites «difficiles». Que faut-il en penser ?
Au moment où l'échec scolaire est régulièrement invoqué pour justifier une sélection plus stricte à l'entrée des filières et des niveaux d'études, il n'est pas inutile de rappeler que la réussite scolaire et l'orientation des élèves sont déterminés par leur origine sociale, bien plus que par de prétendues «capacités».
Les restrictions imposées à l'enseignement dans toutes les communautés de Belgique détruisent le droit à un enseignement démocratique. L'école démocratique, c'est le droit, pour tous les jeunes, d'accéder au même niveau d'instruction et aux mêmes savoirs. Ce droit est bafoué lorsque les conditions d'un enseignement de qualité ne sont plus présentes. Le professeur ne peut accomplir sa mission dans une...
Les acquis de trente années de démocratisation de l'enseignement en Belgique sont mis en péril par la succession de réformes et de mesures d'austérité : diminution de l'emploi et de l'encadrement, autonomie administrative et financière, fusions d'écoles, suppression d'orientations et d'options, numerus clausus dans l'enseignement supérieur, renforcement de la sélection sous prétexte de lutte contre l'échec scolaire, partenariat avec les entreprises privées dans l'enseignement technique et professionnel. Ces réformes ne sont pas seulement d'inspiration budgétaire. On ne saurait davantage incriminer une prétendue incapacité générale de la classe politique. D'Onkelinx à Van den Bossche, on retrouve une même politique éducative, claire et cohérente, une volonté délibérée d'enterrer le processus de démocratisation de l'enseignement. Aujourd'hui, promouvoir l'école démocratique, c'est choisir une société dont les priorités ne soient pas dictées par les intérêts économiques d'une minorité, mais par le souci du bien être et de l'émancipation sociale, politique et culturelle de tous.

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