Manifeste pour des universités à la hauteur de leurs missions

Fin janvier 2012, Annick Stevens, enseignante-chercheuse à l'ULg, publiait une lettre ouverte : "Pourquoi je quitte l’université après dix ans d’enseignement". Les échos qu'elle a suscités se traduisent maintenant en un Manifeste. A lire. Et à signer...

La bourgeoisie et l’École ou l’art des injonctions contradictoires

Les politiques éducatives recommandées par de grands organismes internationaux, tels l’OCDE et la Commission européenne, encouragent l’orientation des apprentissages vers des compétences générales porteuses...

L’éducation européenne et la crise mondiale du capitalisme

J'aborderai successivement trois questions. Dans un premier temps je me propose d'approfondir et de caractériser la nature des transformations économiques qui se cachent derrière l'euphémisme « globalisation ». Deuxièmement, je tenterai d'éclairer les implications de ces mutations sur les politiques éducatives des pays industrialisés en général et de l'Union européenne en particulier. Enfin, je conclurai en soulignant les conséquences de ces politiques, notamment dans le domaine de la démocratisation de l'enseignement.

L’université, usine à chômeurs ?

« Comment l'unif prépare à l'emploi » : c'est le débat de société de première importance ouvert par Le Soir il y a quelques semaines. « Quels seront les débouchés professionnels qui s’offriront au futur diplômé? » : la question est préoccupante, alors qu'un jeune sur quatre est au chômage en Belgique et un sur trois à Bruxelles. Quant aux jeunes qui travaillent, bien peu sont ceux qui ont accès à un emploi stable et correctement rémunéré, y compris parmi les diplômés universitaires.

Confinement : quand la novlangue de l’enseignement s’enrichit

Les mots ne sont pas que des « mots ». Ils ont un pouvoir. Mieux, ils peuvent agir au nom d’un pouvoir. Il sera question ici...

Notre enseignement en mutation

Depuis quelques années, l'enseignement est en changement continu. Les législatures précédente et actuelle ont vu l'instauration des socles de compétence, les modifications des programmes et des horaires de plusieurs disciplines, la mise en adéquation (toujours en cours) des programmes de l'enseignement technique et professionnel avec les demandes des industriels, la modification de la formation initiale des enseignants. Tout cela part évidemment de « bons sentiments » : mettre l'enseignement en adéquation avec la société dans laquelle il est plongé. Ces nombreux changements, il va falloir les digérer, ce qui demande une stabilité de l'enseignement.
Mais cette stabilité est-elle concevable ? L'enseignement ne serait-il pas, de par sa fonction même, en déséquilibre permanent ? En effet, l'enseignement d'aujourd'hui n'a-t-il pas pour but de former les jeunes, de les rendre aptes à vivre dans la société future ? Laquelle sera nécessairement différente de la société actuelle.

L’approche par compétences : une mystification pédagogique

« Approche par compétences », « évaluation par compétences », « compétences de base », «compétences transversales », «socles de compétences », « compétences terminales »... Le concept de «compétences» est devenu incontournable dans les écrits sur l’enseignement. Son succès est planétaire. Après les Etats-Unis, le Québec, la Suisse, la France, la Communauté française de Belgique et les Pays-Bas, « l’obsession des compétences » [Boutin et Julien, 2000], cette nouvelle «pensée pédagogique unique» [Tilmant 2005], est désormais en train de conquérir la Flandre. Mais sous le couvert d’un discours parfois généreux et moderniste pourrait bien se cacher une opération de mise au pas de l’enseignement : sa soumission aux besoins d’une économie capitaliste en crise.

Les vautours

Constatant que 320.000 jeunes, soit 20% des enfants en âge scolaire en Belgique, accusent un retard scolaire, des sociétés comme Educadomo et Sodexho se...

Compétences et compétition : deux formes de la dérégulation de l’enseignement en Europe

«Efficacité et équité». On ne compte plus les rapports de la Commission, les motions du Parlement européen, les mémorandums du Conseil des ministres de...

Résister à l’AGCS, se garder de Bologne

Voici le texte d'une conférence faite par Nico Hirtt, devant la Commission de la Culture du Parlement euopéen, à l'invitation de Mme Christa Prets (groupe socialiste, Autriche), dans le cadre d'un débat sur "L'AGCS et la défense de l'identité culturelle".