Cher Frank Andriat, ton brûlot ne crame pas les bonnes sorcières
Cher Frank, puisque nous n'avons décidément pas pu débattre du fond des choses durant les huit minutes qui nous furent imparties ce dimanche sur RTL, je me résous à mettre sur papier tout le bien que je pense de ton livre. Mais surtout tout le mal car, ainsi que tu nous le rappelles judicieusement dans cet ouvrage, à l’ami comme à l’élève il faut oser dire la vérité, à commencer par ce qui ne va pas. C’est donc à l’ami que j’adresse fermement ces lignes.
De « Jean-Paul » à « Jean-Pascal »
Depuis des années, certains collègues et moi-même nous interrogeons au sujet du degré de conditionnement de la télévision sur l'esprit de nos élèves. Le développement, ces derniers temps, d'un cortège de joutes télévisées a fréquemment suscité nos lectures, alimenté nos échanges critiques. Un lundi après-midi comme les autres, une classe de 7ème professionnelle et un professeur qui tente d'expliquer l'existentialisme athée de Sartre. Soudain, une intervention : "Arrête un peu, espèce de Jean-Pascal !" Une brève enquête et mes lacunes "culturelles" sont comblées. "Mais enfin monsieur, il s'agit de la vedette de l'émission "Star Académy". Quelques jours plus tard, une lourde plaisanterie autour du "Maillon Faible" de la classe ouvrait définitivement la voie à ces quelques réflexions.
Des citoyens critiques ?
Quel est réellement, chez les jeunes qui achèvent l’enseignement secondaire, l’état de ces connaissances qui devraient faire d’eux des citoyens critiques, capables de prendre une part active dans l’action politique et sociale ? Des études comme PISA permettent d’avoir une idée précise des compétences des élèves dans les domaines des mathématiques de base et de la lecture. Mais nous ne savions à peu près rien de leurs connaissances en histoire, en géographie, en technologie... Jusqu’en 2008, quand l’Aped a réalisé une enquête auprès de trois mille élèves du troisième degré secondaire belge (des deux communautés, de tous réseaux et types d’enseignement). Avec, à la clé, la confirmation de la misère des « savoirs citoyens » (1).
Le Parti Populaire en rupture avec l’Aped !
Mue par une curiosité toute pédagogique, je me suis penchée sur les propositions du Parti Populaire concernant l’école. Quelle ne fut pas ma surprise :...
Palestine/Israël dans les classes: de l’émotionnel vers les apprentissages
Michel Staszewski et nos amis de CGé et du magazine TRACeS de ChanGements nous ont aimablement autorisés à reproduire dans nos colonnes l’entretien qu’ils...
Enseignement professionnel : à mort l’école des classes populaires !
Nous reproduisons ici un texte initialement paru sur le site de la Gauche Écosocialiste. Cet article rend admirablement compte de la subordination de l'École...
Ecole publique et marché
L'un des principaux objectifs de la conquête de l'Etat par le néo-libéralisme politique est la transformation des services publics en marché. Ce processus de...
Rapport Thélot: les épigraphes auxquelles nous avons échappé
Épigraphe : « Citation d’un auteur, en tête d’un livre, d’un chapitre, pour en résumer l’objet ou l’esprit » (Petit Larousse illustré). Les rédacteurs...
Quatre formes de discrimination ethnique dans l’enseignement
Beaucoup d'études montrent que la sélection scolaire s'effectue, non pas sur base des capacités des enfants, mais sur base de leur origine sociale et ethnique (qui d'ailleurs se recoupent très souvent). Cette inégalité frappe au premier chef les enfants issus de l'immigration. Quels sont éléments qui permettent d'en comprendre l'origine et de la combattre ?
Notes marginales auprès du Rapport de la Fondation Roi Baudouin
Un rapport publié par la Fondation Roi Baudouin dit contester nos conlusions de juin dernier, relatives aux résultats scolaires des enfants issus de l'immigration. Nous revenons sur cette discussion, dans un article fort technique, mais qui démontre la pertinence de nos constats.












