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	Commentaires sur : Marie-Do en professionnelle	</title>
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	<description>Pour une école démocratique</description>
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		<title>
		Par : Philippe Schmetz		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1654</link>

		<dc:creator><![CDATA[Philippe Schmetz]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2012 15:50:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=1985#comment-1654</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1643&quot;&gt;Lilifigaro&lt;/a&gt;.

&lt;strong&gt;A Lilifigaro&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un. La corrélation entre niveau socioéconomique et résultats scolaires n&#039;est pas une vision réductrice de la réalité. Elle est étayée scientifiquement et confirmée tous les trois ans, par exemple, par les tests PISA, commandités par l&#039;OCDE, que personne n&#039;accusera d&#039;être d&#039;extrême gauche...

Deux. Manque de réalisme et de nuance ? Relisez l&#039;article attentivement : il anticipait ce genre de reproche. La réponse à vos &quot;pourquoi&quot; y figure en toutes lettres. Nous voulons une école démocratique pour une société égalitaire. Et une société égalitaire qui se nourrisse d&#039;une école démocratique.

Trois. Pouvez-vous m&#039;indiquer précisément où vous lisez que je critique les enfants issus de milieux aisés et fréquentant les écoles qui leur sont destinées ? C&#039;est aux mécanismes d&#039;inégalité que nous nous en prenons, à leurs conséquences socialement injustes, jamais aux enfants qui ont eu la chance de &quot;bien naître&quot;.

Quatre. Le décret inscriptions : l&#039;Aped s&#039;est longuement exprimé en la matière (cf. articles sur ce site). Il va dans le sens d&#039;une plus grande mixité sociale, donc à nos yeux dans le bon sens. Mais il n&#039;a qu&#039;un effet marginal (il ne modifie la composition des publics que dans les écoles les plus prisées et reste sans effet partout ailleurs). L&#039;article auquel vous réagissez rappelle brièvement la proposition alternative de notre association.

Cinq. Peut-être le décret inscription a-t-il perturbé certains collègues. Avez-vous une pensée pour ceux, bien plus nombreux, qui travaillent dans les écoles et classes ghettos de &quot;pauvres&quot;, là où sont concentrées toutes les difficultés ?

Six. &quot;Changer le système par décret ne fonctionnera jamais&quot;. A quoi sert le politique, alors ? La création de la Sécurité sociale, dans l&#039;après-guerre, n&#039;a -t-elle pas été décrétée ? Le droit de vote pour les femmes ? Etc. Les décrets ne sont pas seuls à faire avancer l&#039;histoire, mais on ne peut nier leur formidable capacité d&#039;accélérer les choses.

Sept. Les conditions de réussite des rares jeunes d&#039;origine populaire à briller dans le supérieur ? Bernard Charlot a travaillé sur cette question. Nous avons aussi l&#039;intime conviction que l&#039;école doit offrir à tous les enfants les conditions dont disposent ceux qui réussissent : c&#039;est le sens du concept d&#039;école ouverte dans notre programme en dix points (&quot;Vers l&#039;Ecole commune&quot;).

Merci pour votre réaction.





]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1643">Lilifigaro</a>.</p>
<p><strong>A Lilifigaro</strong><br />Un. La corrélation entre niveau socioéconomique et résultats scolaires n&rsquo;est pas une vision réductrice de la réalité. Elle est étayée scientifiquement et confirmée tous les trois ans, par exemple, par les tests PISA, commandités par l&rsquo;OCDE, que personne n&rsquo;accusera d&rsquo;être d&rsquo;extrême gauche&#8230;</p>
<p>Deux. Manque de réalisme et de nuance ? Relisez l&rsquo;article attentivement : il anticipait ce genre de reproche. La réponse à vos « pourquoi » y figure en toutes lettres. Nous voulons une école démocratique pour une société égalitaire. Et une société égalitaire qui se nourrisse d&rsquo;une école démocratique.</p>
<p>Trois. Pouvez-vous m&rsquo;indiquer précisément où vous lisez que je critique les enfants issus de milieux aisés et fréquentant les écoles qui leur sont destinées ? C&rsquo;est aux mécanismes d&rsquo;inégalité que nous nous en prenons, à leurs conséquences socialement injustes, jamais aux enfants qui ont eu la chance de « bien naître ».</p>
<p>Quatre. Le décret inscriptions : l&rsquo;Aped s&rsquo;est longuement exprimé en la matière (cf. articles sur ce site). Il va dans le sens d&rsquo;une plus grande mixité sociale, donc à nos yeux dans le bon sens. Mais il n&rsquo;a qu&rsquo;un effet marginal (il ne modifie la composition des publics que dans les écoles les plus prisées et reste sans effet partout ailleurs). L&rsquo;article auquel vous réagissez rappelle brièvement la proposition alternative de notre association.</p>
<p>Cinq. Peut-être le décret inscription a-t-il perturbé certains collègues. Avez-vous une pensée pour ceux, bien plus nombreux, qui travaillent dans les écoles et classes ghettos de « pauvres », là où sont concentrées toutes les difficultés ?</p>
<p>Six. « Changer le système par décret ne fonctionnera jamais ». A quoi sert le politique, alors ? La création de la Sécurité sociale, dans l&rsquo;après-guerre, n&rsquo;a -t-elle pas été décrétée ? Le droit de vote pour les femmes ? Etc. Les décrets ne sont pas seuls à faire avancer l&rsquo;histoire, mais on ne peut nier leur formidable capacité d&rsquo;accélérer les choses.</p>
<p>Sept. Les conditions de réussite des rares jeunes d&rsquo;origine populaire à briller dans le supérieur ? Bernard Charlot a travaillé sur cette question. Nous avons aussi l&rsquo;intime conviction que l&rsquo;école doit offrir à tous les enfants les conditions dont disposent ceux qui réussissent : c&rsquo;est le sens du concept d&rsquo;école ouverte dans notre programme en dix points (« Vers l&rsquo;Ecole commune »).</p>
<p>Merci pour votre réaction.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Lilifigaro		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1643</link>

		<dc:creator><![CDATA[Lilifigaro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 08:18:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=1985#comment-1643</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;Analyse légère ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Riche = chance de réussite; pauvre = peu de chance. N&#039;est-ce pas là un peu réducteur ?!
Loin de moi de défendre Mme Simonet, mais vos propositions ne me semble pas être meilleures... Juste un autre regard convaincu. 
De la nuance et du réalisme seraient plus utiles. Pourriez-vous souhaiter imposer vos idées très politisées à tous ? Ceux que vous critiquez tant doivent-ils abandonner de développer leurs compétences intellectuelles élevées dès le plus jeune âge ? Défendez-vous une évaluation sérieuse du décret inscription ?? Avez-vous échos des conséquences très négatives sur toutes les couches de la population des élèves ? Et sur les enseignants qui ont réllement vécu un changement de population ? Changer le système par décret ne fonctionnera jamais, Madame a raison, les projets oui, pilotes non ! L&#039;histoire l&#039;a déjà tant de fois démontré...
Les enfants issus de familles défavorisées qui ont menés de bonnes études, de quels types d&#039;écoles sont-ils issus ? Quelles ont été les autres conditions de réussite (environnement, famille, décret, quartier,...)? Si vous connaissez une étude rigoureuse faite en ce sens, cela m&#039;intéresse vraiment. Sincèrement.
Belle journée ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Analyse légère ? </strong><br />Riche = chance de réussite; pauvre = peu de chance. N&rsquo;est-ce pas là un peu réducteur ?!<br />
Loin de moi de défendre Mme Simonet, mais vos propositions ne me semble pas être meilleures&#8230; Juste un autre regard convaincu.<br />
De la nuance et du réalisme seraient plus utiles. Pourriez-vous souhaiter imposer vos idées très politisées à tous ? Ceux que vous critiquez tant doivent-ils abandonner de développer leurs compétences intellectuelles élevées dès le plus jeune âge ? Défendez-vous une évaluation sérieuse du décret inscription ?? Avez-vous échos des conséquences très négatives sur toutes les couches de la population des élèves ? Et sur les enseignants qui ont réllement vécu un changement de population ? Changer le système par décret ne fonctionnera jamais, Madame a raison, les projets oui, pilotes non ! L&rsquo;histoire l&rsquo;a déjà tant de fois démontré&#8230;<br />
Les enfants issus de familles défavorisées qui ont menés de bonnes études, de quels types d&rsquo;écoles sont-ils issus ? Quelles ont été les autres conditions de réussite (environnement, famille, décret, quartier,&#8230;)? Si vous connaissez une étude rigoureuse faite en ce sens, cela m&rsquo;intéresse vraiment. Sincèrement.<br />
Belle journée ! </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Jean-Pierre ANDRE		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1642</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre ANDRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2012 23:39:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=1985#comment-1642</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;l&#039;école est un alibi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous déjà vu un ministre de l&#039;intérieur fustiger les policiers ?
Avez-vous déjà entendu un ministre de la Défense égratigner &quot;ses&quot; militaires ?
Avez-vous déjà entendu un ministre des finances critiquer les employés du bureau des finances ?
REPONSE : NON !
Par contre, lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;enseignement, la tentation est toujours aussi grande...
La ministre n&#039;a qu&#039;une suggestion : non au redoublement ! Comme les orateurs demandaient de détruire Carthage, elle répète sans cesse son laïus sans approfondir ce qu&#039;elle propose.
Les orateurs romains ont eu, eux !, raison de Carthage !
L&#039;enseignement continue de poser problème et on pèrore sans fin à la tv sans ajouter un cent de plus pour les futurs combats à mener.
Pire que cela, on prône maintenant le système anglais avec vision du prof par la direction, les inspections toutes les années !!! et interview annuelle de chaque prof avec la direction. A la clé, une série de primes !
Nous voilà ainsi devenus chasseurs de primes. Je vous parie que ce seront les plus talentueux en courbettes qui l&#039;obtiendront ! Face à nos directions, reconverties souvent malheureusement en trafiquants d&#039;élèves, la Ministre bâcle ses propos et donne de la tête au coup par coup, à la Sarkozy. Une formule choc, quelques deniers saupoudrés ça et là, une expérience dans un recoin et le tour de passe-passe est joué.
Pourtant sur le terrain, ça gueule, ça s&#039;époumone, ça burnoutise... ! Peu importe, plus le mensonge est fort, mieux il passe ! Et les élèves ne sont plus un objectif, ils deviennent une simple ressource humaine qu&#039;on gère comme un capital, chacun d&#039;entre eux représentant NTPP et quelques deniers. Sinistre boutique où il faudra, en plus du reste, faire preuve d&#039;allégeance au pouvoir ! 
Tout le monde sait que le contrôle améliore la qualité du produit ! : ainsi, un inspecteur s&#039;est présenté à la maison pour enquêter sur mon couple ! Il a noté tous nos gestes, nos petits mots, nos délicates attentions, la distribution des tâches au sein du ménage, les heures consacrées à l&#039;enfant, à la tv, à l&#039;extérieur. Le tout pour faire un magnifique rapport pour améliorer notre engagement !
Alors les bricolages, les directives ministérielles, ce déluge d&#039;attention et de prévenance pour ces chers petits, ça me gonfle !
Foutez-la paix aux gens et retravaillons sur des Valeurs ! L&#039;école est malade de la société et pas la société malade de l&#039;école. L&#039;école est un alibi pour masquer les inégalités. Si on supprimait l&#039;école, on verrait le gouffre entre les nantis et les plus démunis, des difficultés relationnelles qui se posent tous les jours aux enseignants qui ont besoin d&#039;écoute, de réconfort, d&#039;encouragement, d&#039;empathie. Un établissement scolaire n&#039;est pas uniquement une rencontre entre personnes, c&#039;est un creuset pour les civilisations futures. 
Changeons la société et l&#039;école se transformera.
Pour l&#039;instant, on semble plutôt privilégier l&#039;hypocrisie, le laissez-aller, les complaisances, les petites magouilles des chuchotements de fond de couloir, l&#039;orgueil des établissements qui peuvent afficher complet en mai, ... 
Un véritable arsenal de mauvaise foi, d&#039;élucubrations pédagogiques, de démagogie, de mensonges, de mépris,...
Je poursuivrai ma prose à un autre moment car il se fait tard !


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>l&rsquo;école est un alibi</strong><br />Avez-vous déjà vu un ministre de l&rsquo;intérieur fustiger les policiers ?<br />
Avez-vous déjà entendu un ministre de la Défense égratigner « ses » militaires ?<br />
Avez-vous déjà entendu un ministre des finances critiquer les employés du bureau des finances ?<br />
REPONSE : NON !<br />
Par contre, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;enseignement, la tentation est toujours aussi grande&#8230;<br />
La ministre n&rsquo;a qu&rsquo;une suggestion : non au redoublement ! Comme les orateurs demandaient de détruire Carthage, elle répète sans cesse son laïus sans approfondir ce qu&rsquo;elle propose.<br />
Les orateurs romains ont eu, eux !, raison de Carthage !<br />
L&rsquo;enseignement continue de poser problème et on pèrore sans fin à la tv sans ajouter un cent de plus pour les futurs combats à mener.<br />
Pire que cela, on prône maintenant le système anglais avec vision du prof par la direction, les inspections toutes les années !!! et interview annuelle de chaque prof avec la direction. A la clé, une série de primes !<br />
Nous voilà ainsi devenus chasseurs de primes. Je vous parie que ce seront les plus talentueux en courbettes qui l&rsquo;obtiendront ! Face à nos directions, reconverties souvent malheureusement en trafiquants d&rsquo;élèves, la Ministre bâcle ses propos et donne de la tête au coup par coup, à la Sarkozy. Une formule choc, quelques deniers saupoudrés ça et là, une expérience dans un recoin et le tour de passe-passe est joué.<br />
Pourtant sur le terrain, ça gueule, ça s&rsquo;époumone, ça burnoutise&#8230; ! Peu importe, plus le mensonge est fort, mieux il passe ! Et les élèves ne sont plus un objectif, ils deviennent une simple ressource humaine qu&rsquo;on gère comme un capital, chacun d&rsquo;entre eux représentant NTPP et quelques deniers. Sinistre boutique où il faudra, en plus du reste, faire preuve d&rsquo;allégeance au pouvoir !<br />
Tout le monde sait que le contrôle améliore la qualité du produit ! : ainsi, un inspecteur s&rsquo;est présenté à la maison pour enquêter sur mon couple ! Il a noté tous nos gestes, nos petits mots, nos délicates attentions, la distribution des tâches au sein du ménage, les heures consacrées à l&rsquo;enfant, à la tv, à l&rsquo;extérieur. Le tout pour faire un magnifique rapport pour améliorer notre engagement !<br />
Alors les bricolages, les directives ministérielles, ce déluge d&rsquo;attention et de prévenance pour ces chers petits, ça me gonfle !<br />
Foutez-la paix aux gens et retravaillons sur des Valeurs ! L&rsquo;école est malade de la société et pas la société malade de l&rsquo;école. L&rsquo;école est un alibi pour masquer les inégalités. Si on supprimait l&rsquo;école, on verrait le gouffre entre les nantis et les plus démunis, des difficultés relationnelles qui se posent tous les jours aux enseignants qui ont besoin d&rsquo;écoute, de réconfort, d&rsquo;encouragement, d&#8217;empathie. Un établissement scolaire n&rsquo;est pas uniquement une rencontre entre personnes, c&rsquo;est un creuset pour les civilisations futures.<br />
Changeons la société et l&rsquo;école se transformera.<br />
Pour l&rsquo;instant, on semble plutôt privilégier l&rsquo;hypocrisie, le laissez-aller, les complaisances, les petites magouilles des chuchotements de fond de couloir, l&rsquo;orgueil des établissements qui peuvent afficher complet en mai, &#8230;<br />
Un véritable arsenal de mauvaise foi, d&rsquo;élucubrations pédagogiques, de démagogie, de mensonges, de mépris,&#8230;<br />
Je poursuivrai ma prose à un autre moment car il se fait tard !</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Marcel LEURIN, inspecteur honoraire		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2012/07/12/marie-do-en-professionnelle/#comment-1641</link>

		<dc:creator><![CDATA[Marcel LEURIN, inspecteur honoraire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2012 15:17:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=1985#comment-1641</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;On nous trompe : que Mme Simonet cesse de procrastiner !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je pense que Mme Simonet connait très bien les carences de notre enseignement ; elle sait très bien aussi que c’est abusivement que nos décrets évoquent un « tronc commun » en Communauté française. Elle n’ignore pas que les &lt;strong&gt;structures médiévales&lt;/strong&gt; de notre école convenaient à une époque où ne s’instruisait qu’une minorité de la population. Elle n’a jamais cru qu’un CEB passé à 12 ans permettait de mesurer la &lt;strong&gt;maitrise des compétences de base&lt;/strong&gt;. Elle sait que les multiples rustines qu’elle et ses prédécesseurs ont collées sur le premier degré pour lui permettre de compléter ce que les instituteurs n’ont pu mener à leur terme ne donnent que l’illusion d’une amélioration.

En un mot comme en cent, elle est pleinement consciente que notre école, pour fournir à nos enfants une éducation qui leur apporte le savoir et la formation citoyenne dont se gargarise l’article 6 du &lt;em&gt;décret Missions&lt;/em&gt;, a besoin d’une authentique &lt;strong&gt;révolution&lt;/strong&gt;, et non des mesurettes qu’évoque l’article du Soir. Et cette révolution requiert un engagement auquel elle n’est pas prête à souscrire.

On pourrait interpréter ceci comme un procès d’intention à l’égard de la ministre. Il n’en est rien : plus le temps passe et plus les causes de l’échec de nos élèves sont connues. La qualité des conseillers dont s’entoure la ministre ne permet pas de douter de sa pleine information.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On nous trompe : que Mme Simonet cesse de procrastiner !</strong><br />Je pense que Mme Simonet connait très bien les carences de notre enseignement ; elle sait très bien aussi que c’est abusivement que nos décrets évoquent un « tronc commun » en Communauté française. Elle n’ignore pas que les <strong>structures médiévales</strong> de notre école convenaient à une époque où ne s’instruisait qu’une minorité de la population. Elle n’a jamais cru qu’un CEB passé à 12 ans permettait de mesurer la <strong>maitrise des compétences de base</strong>. Elle sait que les multiples rustines qu’elle et ses prédécesseurs ont collées sur le premier degré pour lui permettre de compléter ce que les instituteurs n’ont pu mener à leur terme ne donnent que l’illusion d’une amélioration.</p>
<p>En un mot comme en cent, elle est pleinement consciente que notre école, pour fournir à nos enfants une éducation qui leur apporte le savoir et la formation citoyenne dont se gargarise l’article 6 du <em>décret Missions</em>, a besoin d’une authentique <strong>révolution</strong>, et non des mesurettes qu’évoque l’article du Soir. Et cette révolution requiert un engagement auquel elle n’est pas prête à souscrire.</p>
<p>On pourrait interpréter ceci comme un procès d’intention à l’égard de la ministre. Il n’en est rien : plus le temps passe et plus les causes de l’échec de nos élèves sont connues. La qualité des conseillers dont s’entoure la ministre ne permet pas de douter de sa pleine information.</p>
]]></content:encoded>
		
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