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	Commentaires sur : Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&#8217;école y fait-elle difficilement face ?	</title>
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	<description>Pour une école démocratique</description>
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		<title>
		Par : Caroline Quaden		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-936</link>

		<dc:creator><![CDATA[Caroline Quaden]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 12:58:31 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=703#comment-936</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-933&quot;&gt;Philippe Schmetz&lt;/a&gt;.

&lt;strong&gt;Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&#039;école y fait-elle difficilement face ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cher Philippe,
je trouve ta remarque tout à fait justifiée! Je ne pensais pas du tout à une mission de surveillance au sens &quot;disciplinaire&quot;(c&#039;est pour cela que je traduisais le terme en &quot;veiller sur&quot;, ce qui est plus proche de la notion de &quot;prendre soin de&quot;...), mais tu as raison de mettre en évidence ces dérives possibles et parfois avérées... 
D&#039;ailleurs, la plupart du temps, je pense que les enfants se débrouillent très bien pour &quot;réguler&quot; leurs échanges, y compris &quot;conflictuels&quot; (je le vérifie tous les jours, entre autres dans l&#039;espace ludique et coopératif des &quot;gavroches&quot;! voir lien...). 
Ils et elles ne sont pas moins aptes dans ce domaine que les adultes...(bien au contraire?)
Je ne suis donc pas pour un &quot;interventionnisme&quot; (disciplinaire, ou autre...) constant et ou &quot;couvant&quot; de l&#039;adulte, qui mettrait ainsi de facto &quot;en doute&quot; les compétences relationnelles propres aux enfants, et les empêcheraient de les pratiquer...et donc de les améliorer! 
Mais c&#039;est lorsque celles-ci ont atteint leurs limites &quot;pacifistes&quot;(au moins chez l&#039;un-e des protagonistes...) qu&#039;il me semble opportun que l&#039;adulte, en tant que tiers, vienne gérer &quot;l&#039;impasse&quot;. 
C&#039;est pourquoi la comparaison avec le juge me semblait &quot;éclairante&quot; pour la compréhension: quand on a, par exemple, un conflit avec un-e voisin-e, on n&#039;apprécierait pas forcément qu&#039;un juge débarque dans l&#039;immédiat (dans le jardin, en hélico, avec la cpae et tout et tout, ;-)) pour régler le problème... mais lorsqu&#039;on est arrivé au bout de tentatives de conciliation par le dialogue, on se tourne alors vers un arbitre, donc une tierce personne se trouvant hors ET au-dessus du conflit, pour sortir d&#039;un &quot;face à face&quot; qui n&#039;a pas permis de dégager de solution &quot;pacifique&quot;, et pour éviter l&#039;escalade et l&#039;apparition éventuelle d&#039;expressions de violence interindividuelle (entre autres de vengeance personnelle) qui pourraient en découler.

Voilà, une précision que ta remarque me permet de formuler...donc, merci! 
Et je voudrais aussi préciser que je ne met pas en doute la bonne volonté (d&#039;autant plus admirable qu&#039;elle est bien peu valorisée, d&#039;ailleurs) ou les compétences des &quot;profs&quot; et/ou surveillant-e-s d&#039;école en général. Et puis, je comprends aussi très bien les &quot;sautes d&#039;humeur&quot;: on n&#039;est pas toujours ni tous les jours à la &quot;hauteur &quot;de ses idéaux, en tant qu&#039;enseignant-e, surveillant-e et/ou parent-e...l&#039;erreur est humaine...et c&#039;est très bien ainsi! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-933">Philippe Schmetz</a>.</p>
<p><strong>Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&rsquo;école y fait-elle difficilement face ?</strong><br />Cher Philippe,<br />
je trouve ta remarque tout à fait justifiée! Je ne pensais pas du tout à une mission de surveillance au sens « disciplinaire »(c&rsquo;est pour cela que je traduisais le terme en « veiller sur », ce qui est plus proche de la notion de « prendre soin de »&#8230;), mais tu as raison de mettre en évidence ces dérives possibles et parfois avérées&#8230;<br />
D&rsquo;ailleurs, la plupart du temps, je pense que les enfants se débrouillent très bien pour « réguler » leurs échanges, y compris « conflictuels » (je le vérifie tous les jours, entre autres dans l&rsquo;espace ludique et coopératif des « gavroches »! voir lien&#8230;).<br />
Ils et elles ne sont pas moins aptes dans ce domaine que les adultes&#8230;(bien au contraire?)<br />
Je ne suis donc pas pour un « interventionnisme » (disciplinaire, ou autre&#8230;) constant et ou « couvant » de l&rsquo;adulte, qui mettrait ainsi de facto « en doute » les compétences relationnelles propres aux enfants, et les empêcheraient de les pratiquer&#8230;et donc de les améliorer!<br />
Mais c&rsquo;est lorsque celles-ci ont atteint leurs limites « pacifistes »(au moins chez l&rsquo;un-e des protagonistes&#8230;) qu&rsquo;il me semble opportun que l&rsquo;adulte, en tant que tiers, vienne gérer « l&rsquo;impasse ».<br />
C&rsquo;est pourquoi la comparaison avec le juge me semblait « éclairante » pour la compréhension: quand on a, par exemple, un conflit avec un-e voisin-e, on n&rsquo;apprécierait pas forcément qu&rsquo;un juge débarque dans l&rsquo;immédiat (dans le jardin, en hélico, avec la cpae et tout et tout, ;-)) pour régler le problème&#8230; mais lorsqu&rsquo;on est arrivé au bout de tentatives de conciliation par le dialogue, on se tourne alors vers un arbitre, donc une tierce personne se trouvant hors ET au-dessus du conflit, pour sortir d&rsquo;un « face à face » qui n&rsquo;a pas permis de dégager de solution « pacifique », et pour éviter l&rsquo;escalade et l&rsquo;apparition éventuelle d&rsquo;expressions de violence interindividuelle (entre autres de vengeance personnelle) qui pourraient en découler.</p>
<p>Voilà, une précision que ta remarque me permet de formuler&#8230;donc, merci!<br />
Et je voudrais aussi préciser que je ne met pas en doute la bonne volonté (d&rsquo;autant plus admirable qu&rsquo;elle est bien peu valorisée, d&rsquo;ailleurs) ou les compétences des « profs » et/ou surveillant-e-s d&rsquo;école en général. Et puis, je comprends aussi très bien les « sautes d&rsquo;humeur »: on n&rsquo;est pas toujours ni tous les jours à la « hauteur « de ses idéaux, en tant qu&rsquo;enseignant-e, surveillant-e et/ou parent-e&#8230;l&rsquo;erreur est humaine&#8230;et c&rsquo;est très bien ainsi! </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Philippe Schmetz		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-933</link>

		<dc:creator><![CDATA[Philippe Schmetz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Nov 2007 19:22:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=703#comment-933</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-932&quot;&gt;Caroline Quaden&lt;/a&gt;.

&lt;strong&gt;Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&#039;école y fait-elle difficilement face ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Caroline,

Un grand merci pour ton témoignage.

Il est révélateur des contradictions et impasses de l&#039;éducation dans une société bâtie sur la loi de la prédation, du profit, de la compétition et de l&#039;individualisme.

Comme toi, je trouve particulièrement inquiétante la proportion croissante dans l&#039;enseignement de personnels engagés en sous-statuts et sous-qualifiés. Même si ces personnes font souvent preuve de beaucoup de bonne volonté, elles n&#039;ont pas toujours les compétences requises pour leur mission pourtant essentielle, comme tu le soulignes justement.

Permets-moi juste un bémol (mais je sais que tu partageras mon point de vue) : s&#039;il faut que les adultes soient attentifs à ce qui se passe dans les cours de récré et y jouent un rôle d&#039;arbitres, nous devons résister à la tentation - très forte dans certaines écoles - de monter dans la surenchère et de transformer les établissements en systèmes concentrationnaires, avec les effets contre-productifs qui en découleraient.

Une équation vraiment pas simple à résoudre ... tant que le système reste ce qu&#039;il est (et là, je renvois au programme de l&#039;APED &quot;Vers l&#039;école commune&quot;.

Amitiés,
Philippe
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-932">Caroline Quaden</a>.</p>
<p><strong>Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&rsquo;école y fait-elle difficilement face ?</strong><br />Bonjour Caroline,</p>
<p>Un grand merci pour ton témoignage.</p>
<p>Il est révélateur des contradictions et impasses de l&rsquo;éducation dans une société bâtie sur la loi de la prédation, du profit, de la compétition et de l&rsquo;individualisme.</p>
<p>Comme toi, je trouve particulièrement inquiétante la proportion croissante dans l&rsquo;enseignement de personnels engagés en sous-statuts et sous-qualifiés. Même si ces personnes font souvent preuve de beaucoup de bonne volonté, elles n&rsquo;ont pas toujours les compétences requises pour leur mission pourtant essentielle, comme tu le soulignes justement.</p>
<p>Permets-moi juste un bémol (mais je sais que tu partageras mon point de vue) : s&rsquo;il faut que les adultes soient attentifs à ce qui se passe dans les cours de récré et y jouent un rôle d&rsquo;arbitres, nous devons résister à la tentation &#8211; très forte dans certaines écoles &#8211; de monter dans la surenchère et de transformer les établissements en systèmes concentrationnaires, avec les effets contre-productifs qui en découleraient.</p>
<p>Une équation vraiment pas simple à résoudre &#8230; tant que le système reste ce qu&rsquo;il est (et là, je renvois au programme de l&rsquo;APED « Vers l&rsquo;école commune ».</p>
<p>Amitiés,<br />
Philippe</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Caroline Quaden		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-932</link>

		<dc:creator><![CDATA[Caroline Quaden]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Nov 2007 13:17:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=703#comment-932</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&#039;école y fait-elle difficilement face ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;cher Philippe, &quot;cher Aped&quot;

Je voudrais juste 
ajouter un élément de réflexion à ton/votre article ô combien pertinent et 
bien résumé (c&#039;est souvent le plus difficile!) concernant les expressions de 
violence dans l&#039;enceinte scolaire.

Dans le cadre de ta/votre réflexion, je voudrais apporter mon expérience de 
mère, de citoyenne, de parente d&#039;élève, et les réflexions que cette 
expérience m&#039;inspirent depuis l&#039;entrée de mon fils à l&#039;école maternelle:

En tant que mère/citoyenne/militante, en tant qu&#039;être humain, (tout 
simplement!) sensible à des valeurs comme la résolution pacifique des 
conflits (la démocratie, quoi...), j&#039;ai toujours appris et rappelé à mon fils 
Théo, aujourd&#039;hui âgé de 7 ans que la violence n&#039;était pas acceptable, et que 
si chacun-e l&#039;utilisait comme méthode pour imposer sa volonté aux autres, 
nous aurions sans doute tou-te-s des yeux au beurre noir en permanence!
(l&#039;image l&#039;a fait rire!)

Déjà à l&#039;école maternelle, je me suis rendu compte que cela me/le mettait dans 
une position difficile: d&#039;abord, parce que n&#039;étant pas du tout accoutumé à la 
violence, les actes d&#039;agression provoquaient chez lui une grande 
incompréhension et donc une grande détresse. Surtout quand la &quot;gardienne&quot; 
(pourtant très agréable et motivée par sa tâche, ce qui n&#039;est pas toujours le 
cas, pour diverses raisons sur lesquelles je reviendrai plus loin) lui 
assénait un &quot;mais il faut apprendre à te défendre TOUT SEUL&quot;. 

Cette déclaration très courante dans les cours de récréation mais pas du 
tout &quot;anodine&quot; constitue selon moi une violence supplémentaire et bien plus 
perturbante que les conflits eux-mêmes, car elle est la négation de tout 
notre discours de parents-éducateurs et de citoyen-ne-s, concernant la 
position d&#039;arbitrage des conflits que devrait, à mon sens, assumer l&#039;adulte 
surveillant la cour de récréation...comme peut l&#039;être un juge dans notre 
société! Nous avons donc dû, un peu la mort dans l&#039;&quot;âme&quot;, adapter notre 
discours en lui expliquant que lorsqu&#039;il avait signifié son désaccord à 
son &quot;agresseur&quot; (c&#039;est parfois bénin, mais pas toujours...) par la parole (en 
gros, dit &quot;non, tu ne peux pas me frapper&quot;), il avait le droit de répliquer 
par les mêmes &quot;méthodes&quot; que celui-ci. C&#039;était le seul moyen de ne pas le 
retrouver en position de &quot;souffre-douleur&quot; d&#039;enfants manifestement 
plus &quot;habitués&quot; que lui à vivre dans un climat violent...Ce ne fut pas 
une &quot;concession&quot; facile à faire entre nos idéaux et le monde &quot;réel&quot; auquel il 
était confronté sans notre protection, et parfois...sans protection du tout, 
manifestement!

Plus récemment, cet enfant à qui nous avons essayé de transmettre nos valeurs 
solidaires et &quot;pacifistes&quot; (avec les questionnements que cela suppose: ne 
l&#039;avons-nous pas éduqué comme un doux agneau pour l&#039;envoyer dans un monde où 
rôdent pas mal de loups féroces? Lui jouant ainsi un &quot;mauvais tour&quot;?) est 
revenu de son école primaire avec un sentiment d&#039;angoisse palpable: un petit 
copain de sa classe le frappait, certes sans gravité, mais avec insistance, 
malgré ses protestations...Il est donc allé se &quot;plaindre&quot; à la surveillante: 
celle-ci lui a répondu qu&#039;il devrait être puni pour avoir &quot;racuspoté&quot;, et 
que, de toute façon, il &quot;pleurait tout le temps&quot;! Je l&#039;ai aidé à exprimer le 
sentiment angoissant d&#039;insécurité et la culpabilité (je suis un &quot;faible&quot;, me 
disait-il!...) que cet épisode avait provoqué, en lui expliquant qu&#039;il 
n&#039;était pas en tort, que la surveillante n&#039;avait pas fait son travail, et que 
je voulais bien en parler avec elle, voire avec le directeur si cela le 
rassurait: oui, m&#039;a-t-il avoué dans un gros sanglot, qui manifestait le 
désarroi et la crainte qu&#039;il éprouvait. Et pourtant, ce n&#039;est pas dans son 
habitude...

Mon constat est le suivant: la tâche de surveillance des cours de récréation 
est à mon avis, et peut-être davantage encore que la &quot;classe&quot; (où les 
énergies sont canalisées par les tâches et travaux), LE moment où 
s&#039;expérimente et s&#039;apprend la vie en société, le mode de relation à l&#039;autre, 
la gestion des conflits... Il ne s&#039;agit pas uniquement de s&#039;assurer que les 
enfants ne &quot;tombent pas du module&quot;...La sécurité ne se mesure pas qu&#039;en bleus 
au corps, les bleus à l&#039;âme (ou à l&#039;esprit) sont bien plus longs à 
cicatriser!

Or, il se fait que cette responsabilité de surveillance (veiller sur...) est 
confiée à des personnes qui, au mieux sont motivées (malgré des conditions 
salariales et d&#039;horaire de travail infâmes!) mais sans formation 
psycho-pédagogique à laquelle n&#039;ont droit que les enseignant-e-s. Ou qui, au 
pire, sont, des femmes (eh oui, principalement...) souvent chômeuses de 
longue durée, qui ont accepté cet &quot;emploi&quot; faute de mieux. Ou, plus récemment 
encore, et c&#039;est fort inquiétant, ont dû l&#039;accepter tout simplement pour ne 
pas se retrouver exclues de l&#039;assurance-chômage!
En bref, notre société confie donc cette responsabilité à mes yeux essentielle 
dans la construction des citoyen-ne-s de demain, et donc de la société de 
demain...dans ces conditions totalement insuffisantes et inquiétantes 

Je doute que cela change avant la fin de la scolarité obligatoire de mon fils, 
mais je suis sûre que les effets stressants et le sentiment d&#039;injustice 
auquel cela l&#039;expose quotidiennement s&#039;en feront sentir de façon de plus en 
plus évidente au fur et à mesure de celle-ci: je dois à présent décider de 
défendre devant lui les valeurs auxquelles je crois, au risque qu&#039;il me 
regarde comme une menteuse, même si je l&#039;assure que c&#039;est bien la 
surveillante qui est en défaut, et pas lui, et qu&#039;il ne devra jamais hésiter 
à nous prévenir de toute violence qui lui serait faite et dont les adultes 
chargé-e-s de sa surveillance ne le protégeraient pas, comme la loi et 
leur &quot;statut&quot; les y oblige: car même si le soi-disant &quot;statut&quot; est un des 
pires du marché du travail, cela &quot;explique&quot; sans doute certains 
comportements, mais ne les excuse pas! 

Comme je l&#039;expliquais au chef d&#039;établissement (dont le projet pédagogique est 
basé sur le charitable message chrétien!...eh oui, ce n&#039;est pas par 
choix &quot;confessionnel&quot;, mais par nécessité géographique!): si les enfants 
doivent se défendre seuls dans une cour d&#039;école, pourquoi ne pas soulager le 
budget de l&#039;Enseignement en n&#039;y mettant plus aucun adulte? Il suffirait alors 
d&#039;attendre passivement pour voir qui est le plus fort, selon la loi de la 
sélection &quot;naturelle&quot;...Un peu comme dans ce film &quot;Highlander&quot;, dont le 
message récurrent, résume, à mon sens, très bien le message permanent auquel 
nous sommes exposés dans ce monde concurrentiel: &quot;Il ne peut en rester 
qu&#039;un&quot;...

Voilà en quoi je rejoins le propos de votre article, avec mon expérience de 
mère (et... de salariée de l&#039;Education permanente, ce qui consiste 
à &quot;fabriquer&quot; des Citoyen-ne-s Responsables, Actifs et Critiques, 
des &quot;CRAC&quot;!): il ne faut pas s&#039;étonner de vivre dans la violence quand on 
l&#039;admet comme mode de vie en société (?!) dès le plus jeune âge. Tout ne se 
joue pas avant 6 ans, mais beaucoup de dégâts ne sont plus &quot;rattrapables&quot; par 
des parents, des enseignant-e-s et des travailleur-euse-s sociaux quelque 
soit leur volonté et leur motivation, lorsqu&#039;on a &quot;fermé les yeux&quot; pendant 
des années...

J&#039;ai peur de demain, et encore plus pour mon fils que pour moi, mais je 
continuerai à dire et à vivre mes valeurs &quot;pacifistes&quot; que je considère 
légitimes, même si, je dois le reconnaître, je commence à douter de plus en 
plus de leur utilité dans le futur...Devrons-nous un jour inscrire nos 
enfants dans des stages de vacances qui leur apprendraient la &quot;survie&quot; 
(plutôt que la vie) en société? Ce serait un aveu d&#039;échec terrible, mais qui 
sait?

En vous remerciant pour votre réflexion, et en espérant que, comme la vôtre,  
la mienne contribuera à d&#039;autres... 

Bien à toi/vous,
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&rsquo;école y fait-elle difficilement face ?</strong><br />cher Philippe, « cher Aped »</p>
<p>Je voudrais juste<br />
ajouter un élément de réflexion à ton/votre article ô combien pertinent et<br />
bien résumé (c&rsquo;est souvent le plus difficile!) concernant les expressions de<br />
violence dans l&rsquo;enceinte scolaire.</p>
<p>Dans le cadre de ta/votre réflexion, je voudrais apporter mon expérience de<br />
mère, de citoyenne, de parente d&rsquo;élève, et les réflexions que cette<br />
expérience m&rsquo;inspirent depuis l&rsquo;entrée de mon fils à l&rsquo;école maternelle:</p>
<p>En tant que mère/citoyenne/militante, en tant qu&rsquo;être humain, (tout<br />
simplement!) sensible à des valeurs comme la résolution pacifique des<br />
conflits (la démocratie, quoi&#8230;), j&rsquo;ai toujours appris et rappelé à mon fils<br />
Théo, aujourd&rsquo;hui âgé de 7 ans que la violence n&rsquo;était pas acceptable, et que<br />
si chacun-e l&rsquo;utilisait comme méthode pour imposer sa volonté aux autres,<br />
nous aurions sans doute tou-te-s des yeux au beurre noir en permanence!<br />
(l&rsquo;image l&rsquo;a fait rire!)</p>
<p>Déjà à l&rsquo;école maternelle, je me suis rendu compte que cela me/le mettait dans<br />
une position difficile: d&rsquo;abord, parce que n&rsquo;étant pas du tout accoutumé à la<br />
violence, les actes d&rsquo;agression provoquaient chez lui une grande<br />
incompréhension et donc une grande détresse. Surtout quand la « gardienne »<br />
(pourtant très agréable et motivée par sa tâche, ce qui n&rsquo;est pas toujours le<br />
cas, pour diverses raisons sur lesquelles je reviendrai plus loin) lui<br />
assénait un « mais il faut apprendre à te défendre TOUT SEUL ». </p>
<p>Cette déclaration très courante dans les cours de récréation mais pas du<br />
tout « anodine » constitue selon moi une violence supplémentaire et bien plus<br />
perturbante que les conflits eux-mêmes, car elle est la négation de tout<br />
notre discours de parents-éducateurs et de citoyen-ne-s, concernant la<br />
position d&rsquo;arbitrage des conflits que devrait, à mon sens, assumer l&rsquo;adulte<br />
surveillant la cour de récréation&#8230;comme peut l&rsquo;être un juge dans notre<br />
société! Nous avons donc dû, un peu la mort dans l' »âme », adapter notre<br />
discours en lui expliquant que lorsqu&rsquo;il avait signifié son désaccord à<br />
son « agresseur » (c&rsquo;est parfois bénin, mais pas toujours&#8230;) par la parole (en<br />
gros, dit « non, tu ne peux pas me frapper »), il avait le droit de répliquer<br />
par les mêmes « méthodes » que celui-ci. C&rsquo;était le seul moyen de ne pas le<br />
retrouver en position de « souffre-douleur » d&rsquo;enfants manifestement<br />
plus « habitués » que lui à vivre dans un climat violent&#8230;Ce ne fut pas<br />
une « concession » facile à faire entre nos idéaux et le monde « réel » auquel il<br />
était confronté sans notre protection, et parfois&#8230;sans protection du tout,<br />
manifestement!</p>
<p>Plus récemment, cet enfant à qui nous avons essayé de transmettre nos valeurs<br />
solidaires et « pacifistes » (avec les questionnements que cela suppose: ne<br />
l&rsquo;avons-nous pas éduqué comme un doux agneau pour l&rsquo;envoyer dans un monde où<br />
rôdent pas mal de loups féroces? Lui jouant ainsi un « mauvais tour »?) est<br />
revenu de son école primaire avec un sentiment d&rsquo;angoisse palpable: un petit<br />
copain de sa classe le frappait, certes sans gravité, mais avec insistance,<br />
malgré ses protestations&#8230;Il est donc allé se « plaindre » à la surveillante:<br />
celle-ci lui a répondu qu&rsquo;il devrait être puni pour avoir « racuspoté », et<br />
que, de toute façon, il « pleurait tout le temps »! Je l&rsquo;ai aidé à exprimer le<br />
sentiment angoissant d&rsquo;insécurité et la culpabilité (je suis un « faible », me<br />
disait-il!&#8230;) que cet épisode avait provoqué, en lui expliquant qu&rsquo;il<br />
n&rsquo;était pas en tort, que la surveillante n&rsquo;avait pas fait son travail, et que<br />
je voulais bien en parler avec elle, voire avec le directeur si cela le<br />
rassurait: oui, m&rsquo;a-t-il avoué dans un gros sanglot, qui manifestait le<br />
désarroi et la crainte qu&rsquo;il éprouvait. Et pourtant, ce n&rsquo;est pas dans son<br />
habitude&#8230;</p>
<p>Mon constat est le suivant: la tâche de surveillance des cours de récréation<br />
est à mon avis, et peut-être davantage encore que la « classe » (où les<br />
énergies sont canalisées par les tâches et travaux), LE moment où<br />
s&rsquo;expérimente et s&rsquo;apprend la vie en société, le mode de relation à l&rsquo;autre,<br />
la gestion des conflits&#8230; Il ne s&rsquo;agit pas uniquement de s&rsquo;assurer que les<br />
enfants ne « tombent pas du module »&#8230;La sécurité ne se mesure pas qu&rsquo;en bleus<br />
au corps, les bleus à l&rsquo;âme (ou à l&rsquo;esprit) sont bien plus longs à<br />
cicatriser!</p>
<p>Or, il se fait que cette responsabilité de surveillance (veiller sur&#8230;) est<br />
confiée à des personnes qui, au mieux sont motivées (malgré des conditions<br />
salariales et d&rsquo;horaire de travail infâmes!) mais sans formation<br />
psycho-pédagogique à laquelle n&rsquo;ont droit que les enseignant-e-s. Ou qui, au<br />
pire, sont, des femmes (eh oui, principalement&#8230;) souvent chômeuses de<br />
longue durée, qui ont accepté cet « emploi » faute de mieux. Ou, plus récemment<br />
encore, et c&rsquo;est fort inquiétant, ont dû l&rsquo;accepter tout simplement pour ne<br />
pas se retrouver exclues de l&rsquo;assurance-chômage!<br />
En bref, notre société confie donc cette responsabilité à mes yeux essentielle<br />
dans la construction des citoyen-ne-s de demain, et donc de la société de<br />
demain&#8230;dans ces conditions totalement insuffisantes et inquiétantes </p>
<p>Je doute que cela change avant la fin de la scolarité obligatoire de mon fils,<br />
mais je suis sûre que les effets stressants et le sentiment d&rsquo;injustice<br />
auquel cela l&rsquo;expose quotidiennement s&rsquo;en feront sentir de façon de plus en<br />
plus évidente au fur et à mesure de celle-ci: je dois à présent décider de<br />
défendre devant lui les valeurs auxquelles je crois, au risque qu&rsquo;il me<br />
regarde comme une menteuse, même si je l&rsquo;assure que c&rsquo;est bien la<br />
surveillante qui est en défaut, et pas lui, et qu&rsquo;il ne devra jamais hésiter<br />
à nous prévenir de toute violence qui lui serait faite et dont les adultes<br />
chargé-e-s de sa surveillance ne le protégeraient pas, comme la loi et<br />
leur « statut » les y oblige: car même si le soi-disant « statut » est un des<br />
pires du marché du travail, cela « explique » sans doute certains<br />
comportements, mais ne les excuse pas! </p>
<p>Comme je l&rsquo;expliquais au chef d&rsquo;établissement (dont le projet pédagogique est<br />
basé sur le charitable message chrétien!&#8230;eh oui, ce n&rsquo;est pas par<br />
choix « confessionnel », mais par nécessité géographique!): si les enfants<br />
doivent se défendre seuls dans une cour d&rsquo;école, pourquoi ne pas soulager le<br />
budget de l&rsquo;Enseignement en n&rsquo;y mettant plus aucun adulte? Il suffirait alors<br />
d&rsquo;attendre passivement pour voir qui est le plus fort, selon la loi de la<br />
sélection « naturelle »&#8230;Un peu comme dans ce film « Highlander », dont le<br />
message récurrent, résume, à mon sens, très bien le message permanent auquel<br />
nous sommes exposés dans ce monde concurrentiel: « Il ne peut en rester<br />
qu&rsquo;un »&#8230;</p>
<p>Voilà en quoi je rejoins le propos de votre article, avec mon expérience de<br />
mère (et&#8230; de salariée de l&rsquo;Education permanente, ce qui consiste<br />
à « fabriquer » des Citoyen-ne-s Responsables, Actifs et Critiques,<br />
des « CRAC »!): il ne faut pas s&rsquo;étonner de vivre dans la violence quand on<br />
l&rsquo;admet comme mode de vie en société (?!) dès le plus jeune âge. Tout ne se<br />
joue pas avant 6 ans, mais beaucoup de dégâts ne sont plus « rattrapables » par<br />
des parents, des enseignant-e-s et des travailleur-euse-s sociaux quelque<br />
soit leur volonté et leur motivation, lorsqu&rsquo;on a « fermé les yeux » pendant<br />
des années&#8230;</p>
<p>J&rsquo;ai peur de demain, et encore plus pour mon fils que pour moi, mais je<br />
continuerai à dire et à vivre mes valeurs « pacifistes » que je considère<br />
légitimes, même si, je dois le reconnaître, je commence à douter de plus en<br />
plus de leur utilité dans le futur&#8230;Devrons-nous un jour inscrire nos<br />
enfants dans des stages de vacances qui leur apprendraient la « survie »<br />
(plutôt que la vie) en société? Ce serait un aveu d&rsquo;échec terrible, mais qui<br />
sait?</p>
<p>En vous remerciant pour votre réflexion, et en espérant que, comme la vôtre,<br />
la mienne contribuera à d&rsquo;autres&#8230; </p>
<p>Bien à toi/vous,</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : unepinuteamerdre		</title>
		<link>https://www.skolo.org/2007/11/09/quelle-violence-pourquoi-et-pourquoi-lecole-y-fait-elle-difficilement-face/#comment-926</link>

		<dc:creator><![CDATA[unepinuteamerdre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 16:36:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.asblonweb.be/APED/CM/?p=703#comment-926</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;&gt; Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&#039;école y fait-elle difficilement face ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;l&#039;école n&#039;est plus un modèle &quot;compétitif&quot; face à la &quot;popculture&quot; bling-bling facile, chansonnettes et paillettes, véhiculée par les médias dominants, TV, internet. 
Allez comparer un prof à une vedette de foot , TV, ou cinéma ?
L&#039;école en est encore au stade industriel dominant des 30 glorieuses si ce n&#039;est pas au stade agricole d&#039;avant 1914.
L&#039;école est vécue par bcp d&#039;enseignants comme une &quot;place forte&quot; assiégée, une ligne Maginot contre l&#039;invasion des barbares. Mais elle n&#039;attaque pas.
Au contraire étant  &quot;obligatoire&quot; , elle est vécue par les élèves comme une prison. Et elle est assez stupide pour accueillir même ses ennemis en son sein.
L&#039;école devrait faire envie, être désirée, ou alors réellement crainte,et que les profs soient des caïds à leur tour.

  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>> Quelle violence ? Pourquoi ? Et pourquoi l&rsquo;école y fait-elle difficilement face ?</strong><br />l&rsquo;école n&rsquo;est plus un modèle « compétitif » face à la « popculture » bling-bling facile, chansonnettes et paillettes, véhiculée par les médias dominants, TV, internet.<br />
Allez comparer un prof à une vedette de foot , TV, ou cinéma ?<br />
L&rsquo;école en est encore au stade industriel dominant des 30 glorieuses si ce n&rsquo;est pas au stade agricole d&rsquo;avant 1914.<br />
L&rsquo;école est vécue par bcp d&rsquo;enseignants comme une « place forte » assiégée, une ligne Maginot contre l&rsquo;invasion des barbares. Mais elle n&rsquo;attaque pas.<br />
Au contraire étant  « obligatoire » , elle est vécue par les élèves comme une prison. Et elle est assez stupide pour accueillir même ses ennemis en son sein.<br />
L&rsquo;école devrait faire envie, être désirée, ou alors réellement crainte,et que les profs soient des caïds à leur tour.</p>
]]></content:encoded>
		
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