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	Commentaires sur : Y a-t-il un gouvernement pour sauver l&#8217;Ecole ?	</title>
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	<description>Pour une école démocratique</description>
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		Par : Marcel LEURIN, Inspecteur honoraire de l’enseignement		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marcel LEURIN, Inspecteur honoraire de l’enseignement]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2004 16:48:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;&gt; Y a-t-il un gouvernement pour sauver l&#039;Ecole ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sus à l’inégalité sociale !

1. Cordiales félicitations pour l’esthétique du nouveau site de l’APED et pour sa facilité d’utilisation !

2. Tout le monde – de l’APED aux ministres en passant par divers représentants de nos principaux partis – s’accorde à stigmatiser l’immense écart séparant « les meilleurs » des « moins bons » (pour recourir à l’euphémisme habituel). De Landsheere prônait un enseignement visant à substituer la “courbe en J” à la cloche gaussienne ; on en est à la “courbe en U” !

3. Nico Hirtt a pleinement raison d’affirmer : « En Belgique, cette ségrégation sociale institutionnelle se fait à partir de 12 ans. A 14 ans elle est totale. ». Même si les conséquences néfastes de la liberté d’enseignement qu’ont voulue nos Constituants se manifestent avant cet âge. À quand un seul réseau pluraliste, aboutissement logique d’une démarche  interculturelle (= humaniste) ?

4. Mais je ne cesse de m’interroger, après avoir enregistré l’unanimité quant aux analyses et la pertinence des conclusions tirées, sur la timidité des solutions proposées pour mettre fin aux carences relevées. 

5. Des voix de plus en plus nombreuses se rejoignent sur la nécessité d’un tronc commun d’études générales et sur l’indispensable retardement de toute spécialisation. On ne peut que s’en réjouir.

6. Faut-il, comme le fait “radicalement” Nico Hirtt, placer la barre à 16 ans, voire à 18 ? Je crains que ce ne soit pas qu’une erreur tactique : il me parait de l’intérêt même des élèves de disposer d’options leur permettant d’accéder sans trop attendre à des voies personnelles d’épanouissement.

7. Lorsqu’on a introduit le “rénové”, on a commis la sottise de ne pas faire du “cycle d’observation” une entité indépendante – géographiquement et structurellement – des établissements secondaires chargés d’accueillir les élèves après leur passage par l’aiguillage. Il aurait dû être évident pour tous, et pour feu Pierre Vanbergen en particulier, que « être observé » à Catteau ou à St-Pierre, ce n’était pas tout à fait la même chose qu’à l’athénée Horta ou à l’institut de la Providence ; et que ça ne débouchait pas sur les mêmes promesses…

8. Un tronc commun chevauchant l’enseignement fondamental et l’enseignement secondaire ressortit, à mes yeux, au même type d’aberrations. Pour moi, la réduction – j’aimerais pouvoir écrire “la fin” ; hélas… – des filières de relégation par la succession de déprimantes cascades requiert le regroupement du tronc commun et la postposition à 15 ans de la charnière fondamental-secondaire.

9. Je n’ignore évidemment pas qu’une telle transformation implique des bouleversements majeurs. Mais une catastrophe de l’ampleur de celle que tout le monde s’accorde à déplorer ne se résout pas avec des “bouts de ficelle” ; et n’est pas compatible avec le maintien des traditions ou la sauvegarde d’intérêts individuels.

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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>> Y a-t-il un gouvernement pour sauver l&rsquo;Ecole ?</strong><br />Sus à l’inégalité sociale !</p>
<p>1. Cordiales félicitations pour l’esthétique du nouveau site de l’APED et pour sa facilité d’utilisation !</p>
<p>2. Tout le monde – de l’APED aux ministres en passant par divers représentants de nos principaux partis – s’accorde à stigmatiser l’immense écart séparant « les meilleurs » des « moins bons » (pour recourir à l’euphémisme habituel). De Landsheere prônait un enseignement visant à substituer la “courbe en J” à la cloche gaussienne ; on en est à la “courbe en U” !</p>
<p>3. Nico Hirtt a pleinement raison d’affirmer : « En Belgique, cette ségrégation sociale institutionnelle se fait à partir de 12 ans. A 14 ans elle est totale. ». Même si les conséquences néfastes de la liberté d’enseignement qu’ont voulue nos Constituants se manifestent avant cet âge. À quand un seul réseau pluraliste, aboutissement logique d’une démarche  interculturelle (= humaniste) ?</p>
<p>4. Mais je ne cesse de m’interroger, après avoir enregistré l’unanimité quant aux analyses et la pertinence des conclusions tirées, sur la timidité des solutions proposées pour mettre fin aux carences relevées. </p>
<p>5. Des voix de plus en plus nombreuses se rejoignent sur la nécessité d’un tronc commun d’études générales et sur l’indispensable retardement de toute spécialisation. On ne peut que s’en réjouir.</p>
<p>6. Faut-il, comme le fait “radicalement” Nico Hirtt, placer la barre à 16 ans, voire à 18 ? Je crains que ce ne soit pas qu’une erreur tactique : il me parait de l’intérêt même des élèves de disposer d’options leur permettant d’accéder sans trop attendre à des voies personnelles d’épanouissement.</p>
<p>7. Lorsqu’on a introduit le “rénové”, on a commis la sottise de ne pas faire du “cycle d’observation” une entité indépendante – géographiquement et structurellement – des établissements secondaires chargés d’accueillir les élèves après leur passage par l’aiguillage. Il aurait dû être évident pour tous, et pour feu Pierre Vanbergen en particulier, que « être observé » à Catteau ou à St-Pierre, ce n’était pas tout à fait la même chose qu’à l’athénée Horta ou à l’institut de la Providence ; et que ça ne débouchait pas sur les mêmes promesses…</p>
<p>8. Un tronc commun chevauchant l’enseignement fondamental et l’enseignement secondaire ressortit, à mes yeux, au même type d’aberrations. Pour moi, la réduction – j’aimerais pouvoir écrire “la fin” ; hélas… – des filières de relégation par la succession de déprimantes cascades requiert le regroupement du tronc commun et la postposition à 15 ans de la charnière fondamental-secondaire.</p>
<p>9. Je n’ignore évidemment pas qu’une telle transformation implique des bouleversements majeurs. Mais une catastrophe de l’ampleur de celle que tout le monde s’accorde à déplorer ne se résout pas avec des “bouts de ficelle” ; et n’est pas compatible avec le maintien des traditions ou la sauvegarde d’intérêts individuels.</p>
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