Autonomie (idéologie de l’…)

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Le néo-libéralisme a une conception totalement économique de la connaissance :

connaissance = capital humain = ressources à investir.

Compte tenu des connaissances comme capital humain, le neo liberisme fait usage des apprentissages formels, des apprentissages informels et des apprentissages “autonomes” (autants de formes de ”l’apprentissage continu”), voir Informel (apprentissage…) sur ce même lexique).

A) L’économie (?) – le point d’interrogation est obligé vu l’énorme gaspillage d’énergie et de ressources humaines et matérielles que le capitalisme entraîne – l’économie néo-libérale de la connaissance a développé le concept d’autonomie, parmi les institutions, comme un moyen de concurrence et de productivité.

B) Sur l’élan de ses succès (façon de parler) sociaux et économiques, le néo-libéralisme favorise l’expansion de l’utilisation conceptuelle (hégémonique) sociale et individuelle de l’autonomie dans l’apprentissage, et dans la croissance des étudiants. En effet, le concept d’autonomie, dans la société capitaliste, est le cheval de Troie, la pointe de diamant, de la pénétration du néo-libéralisme à l’école.

Sur le plan pédagogique (istitutionnel) l’autonomie instaure l’dée que les rythmes individuels sont l’essence du respect de l’élève et de son capital cognitif … (quoi de mieux que de poursuivre l’autonomie des élèves?).
 
L’autonomie se réalisé sur le plan didactique avec la création de fichiers, modules, parcours organisés, pré-formattés… c’est à dire avec un dispositif de travail.
Cette autonomie n’est en verité que dépendence; dépendance du champ, comme la psychologie de la Gestalt nous l’indique, dépendance du matériel fourni à l’étudiant, élève, qui travaille, “fonctionne” en toute “automie” dans le dispositif, mais qui, en dehors du dispositf souvent ne sait plus quoi faire et dérange.

En vérité elle sous-entend une formation à vélocités et contenus classistes, le neo-libérisme instaure une école à deux (et même plus de) vitesses.

(Je ne traite pas ici de l’autonomie du professeur, qui est un autre sujet).